« 2008-04 | Page d'accueil | 2008-06 »

18.05.2008

Reportage de Hir TV sur l'aggression de Laszlo Toroczkai à Szabadka (Voïvodine)

16.05.2008

Le parti nationaliste hongrois Jobbik à 7% d’intentions de vote dans les derniers sondages

1526953310.jpg

Un nouvel élan électoral semble se dessiner en Hongrie en faveur du nationalisme, puissant et rassembleur lors des manifestations mais jusqu’à présent électoralement insignifiant.

1913281338.jpgEn effet, selon les derniers sondages où un panel d’une dizaine de partis politiques étaient proposés aux sondés, le mouvement Jobbik (Mouvement pour une Hongrie meilleure) recueillerait 7% d’adhésion, ce qui constitue une progression considérable par rapport aux élections législatives d’avril 2006, où, en alliance avec le MIÉP (l’autre parti nationaliste, aujourd’hui en totale déshérence), il avait à peine dépassé les 2% des voix.

Le MIÉP, dirigé par le désormais très vieillissant István Csurka (74 ans), avait réussi une percée électorale en 1998, dépassant les 5% des voix aux législatives et faisant ainsi son entrée au Parlement hongrois.

Mais de grossières erreurs de gestion, des mises à l’écart de cadres et la confiscation personnalisée du pouvoir au sein du parti par Csurka et sa concubine dont il est de 20 ans l’aîné avaient fait chuter le MIÉP en dessous des 5% aux législatives de 2002.

Le Jobbik, initialement mouvement de jeunesse, s’était alors constitué en parti politique concurrent du MIÉP. A l’époque, Csurka déclarait d’ailleurs que le Jobbik était au service du Mossad, ce qui ne l’avait toutefois pas empêché de conclure un accord avec pour les législatives de 2006.

L’échec de 2006 a définitivement écarté le MIÉP de la scène politique, tandis que le Jobbik a progressivement pris son envol et est parvenu à rencontrer une forte adhésion populaire avec la controversée Garde Hongroise, milice créée en août 2007 et qui compte désormais près de 1500 membres.

1124275800.jpgCet envol doit aussi beaucoup à la personnalité du nouveau président du Jobbik, Gábor Vona, qui a pris ses fonctions en novembre 2006 et semble être en mesure de transformer en voix la colère populaire qui se manifeste en Hongrie depuis septembre 2006 contre le Premier Ministre socialiste et ses mensonges électoraux.

Les élections européennes de juin 2009 seront donc l’occasion pour le Jobbik d’obtenir ses premiers mandats importants, d’autant plus que ces élections ne changeront pas la vie politique intérieure de la Hongrie et que la porosité de l’électorat conservateur du FIDESZ vers le Jobbik pourrait être importante.

Selon ces mêmes sondages, le parti d’opposition de droite FIDESZ recueillerait près de 36% d’adhésion, tandis que les socialistes (MSZP) actuellement au pouvoir arrivent péniblement à 13% ! Les libéraux (SZDSZ), faisant partie jusqu’à il y a peu de la coalition gouvernementale, sont à 5%.

 

En savoir plus : www.jobbik.com

12.05.2008

Laszlo Toroczkai agressé en Serbie… et banni du territoire serbe !

Une nouvelle fois, la Serbie s’est tristement illustrée dans sa répression brutale et délirante des minorités hongroises.

Alors que se tenaient des élections législatives cruciales ce dimanche 11 mai, un concert hongrois (du groupe Magozott Cseresznye) était organisé le vendredi 9 mai à Szabadka/Subotica par le HVIM.

1657501357.jpg

Les autorités serbes sont parvenues à empêcher ce concert, puisqu’elles ont bloqué le bus du groupe Magozott Cseresznye à la frontière, sans en donner la raison.

698553035.jpgLászló Toroczkai, fondateur du HVIM, a lui aussi été bloqué à la frontières hungaro-serbe, sans motifs. Il est alors parti en Roumanie pour rentrer légalement dans le territoire serbe puis se rendre à Szabadka, où il a tenu un discours devant près de 150 personnes qui s’étaient déplacées malgré le blocage du concert. De nombreux policiers serbes étaient présents lors de ce rassemblement.

Vers 4 heures du matin, László Toroczkai, accompagné de quelques amis dont László Varga (Président du HVIM de Szeged), a voulu prendre le chemin du retour. Au moment de monter dans son véhicule, 5 serbes ont agressé Toroczkai et ses amis : l'un des agresseurs hurlait « et maintenant on va niquer vos mères ».

Les lâches sont parvenus à tabasser Toroczkai, avant d’être mis en déroute avec l’aide de la population locale et de prendre la fuite. Leur plaque d’immatriculation a été relevée.

Souffrant de graves blessures au thorax et ayant perdu une dent dans l’affrontement, László Toroczkai a été hospitalisé sur le territoire serbe.

Quelques heures après, des policiers sont venus à l’hôpital pour interroger Toroczkai, et l’ont emmené au commissariat. Entre-temps, les agresseurs serbes avaient été interpellés mais rapidement relâchés, avec une complicité étonnante : les agressés hongrois ont pu voir leurs agresseurs bavarder très amicalement avec les policiers serbes…

Puis les policiers serbes ont reconduit à la frontière serbe Toroczkai et ses amis, frappés de deux ans d’interdiction de territoire !

 

On nage en plein délire : c’est l’homme pris en chasse et agressé, hospitalisé pour blessures graves, qui se retrouve interdit de territoire ! Tandis que les agresseurs, très certainement incités et protégés par la Police pour provoquer cet événement et l’interdiction de territoire de Toroczkai, ont été remis en liberté…

460912883.jpgCe n’est d’ailleurs pas la première fois que des membres du HVIM sont agressés en Serbie, avec la complicité des autorités : on se souvient des multiples agressions dont a été l’objet Lavró Tihamér, de même que Toroczkai lors d'un festival hongrois l’été dernier. Des menaces de mort avaient également été taguées à Temerin contre Toroczkai en décembre dernier, et des tags anti-hongrois inscrits à Bečej en février dernier, en marge des manifestations contre l’indépendance du Kosovo.

C’est par ailleurs la deuxième fois que Toroczkai est banni du territoire serbe (la dernière fois, c’était pour une durée d’un an). Cette première interdiction du territoire serbe avait vu un développement très important du HVIM en Voïvodine, en réaction à cet événement.

Gageons que malgré la répression et les menaces qui se sont de plus en plus oppressantes, et auxquelles les très bien-pensantes autorités européennes qui se mêlent habituellement de tout ne trouvent rien à redire, la résistance hongroise ne s’en verra pas brisée mais renforcée : « Ce qui ne nous tue pas nous renforce ».

10.05.2008

Reportage de Echo TV sur László Toroczkai

09.05.2008

Journée des Jeunesses Européennes à Anvers et venue d’une délégation du HVIM : une grande réussite

A l’initiative du Vlaams Belang Jongeren s’est tenu le dimanche 4 mai un grand rassemblement à Anvers des jeunesses identitaires européennes, auquel le HVIM était convié et s’est rendu avec une délégation d’une dizaine de membres venus de Hongrie, de Transylvanie, de France et du HVIM de Londres.

La rencontre a débuté dès le samedi 3 mai avec une soirée de chants européens et de camaraderie, qui a été l’occasion de se présenter pour chacune des nombreuses délégations venues de toute l’Europe (Alsace, Bretagne, Flandre, Hollande, Italie, Espagne, Allemagne, Autriche, Angleterre, Hongrie ; et même des amis venus des Etats-Unis !).

1617570959.jpg
685694373.jpg

La présentation du HVIM par Ferenc Lokodi, vice-président du HVIM et coordinateur du mouvement en Transylvanie, a particulièrement attiré l’attention, et a été accompagnée d’une vidéo sur les émeutes nationalistes en Hongrie depuis 2006 contre le Premier Ministre socialiste Ferenc Gyurcsány.

La journée du dimanche a permis aux groupes de travail d’élaborer une déclaration commune présentée à la presse et au public, avec pour axes principaux le rejet de l’immigration massive extra-européenne, la volonté de défendre et promouvoir les identités nationales et régionales, et le respect du principe de subsidiarité et des libertés locales.

478016000.jpg

585924993.jpgLe stand du HVIM, particulièrement visité, nous a permis de retrouver de nombreux amis européens qui étaient venus au festival Magyar Sziget en 2007, et souhaitent revenir plus nombreux cette année. Des tracts édités dans plusieurs langues ont été distribués et devraient permettre d’élargir considérablement le nombre de délégations étrangères se déplaçant au plus grand festival nationaliste d’Europe, ce qui en fera à terme un rendez-vous incontournable non plus seulement pour les patriotes hongrois, mais pour tous les patriotes européens.

De nouveaux contacts ont été noués, en particulier avec les voisins Autrichiens du FPOE, ou avec le député européen du FN Carl Lang, sensible à la force de la conscience nationale hongroise et désireux d’entamer de nouvelles coopérations avec les identitaires hongrois.

955892216.jpg
Carl Lang et László Toroczkai

Le HVIM a également reçu une invitation officielle à participer à la commémoration annuelle en novembre dans la vallée de Los Caidos de la mort du Général Franco. Ce qui nous a permis de rappeler à nos amis espagnols qu’en 1956, lors de l’insurrection de Budapest, le seul pays désireux d’envoyer une aide militaire à la Hongrie était l’Espagne franquiste, et que cette aide n’a pu être acheminée qu’en raison de l’interdiction formelle d’intervenir des Etats-Unis.

Bref, cette journée fut une véritable réussite, un grand moment de fraternité européenne mais aussi de l’élaboration concrète de projets identitaires trans-européens dans lesquels les Hongrois, restés trop longtemps à l’écart de ces initiatives en raison du travail de sape par des groupements de pays voisins désireux d’isoler les patriotes hongrois sur la scène européenne, ont trouvé toute leur place.

www.hvim.fr

Toutes les notes