14.02.2012

Ma vie pour la Patrie! - le récit exceptionnel de la vie de Lajos Marton

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06.10.2011

Budaházy remis en liberté!

Source : Novopress

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En détention préventive depuis juillet 2009, l’activiste nationaliste hongrois György Budaházy a été remis en liberté surveillée (assignation à domicile) le 30 septembre 2011, après près de 800 jours de prison.

Sur la base de soupçons de l’existence d’un groupe terroriste dirigé par Budaházy, la police hongroise avait effectué un grand coup de filet le 17 juillet 2009 en arrêtant 16 personnes. Parmi eux, seuls György Budaházy et Endre Szász étaient encore en détention provisoire (Endre Szász avait été une semaine durant remis en liberté avec assignation à résidence, avant que la justice hongroise ne change d’avis et ne décide de le remettre en détention !).

Le procureur a toutefois fait appel de cette décision de remise en liberté des deux derniers prisonniers politiques, mais la décision est tout de même applicable de suite.

Bien que le procès ait démarré depuis plusieurs mois, la justice hongroise n’a pour le moment toujours pas été en mesure de présenter de preuves probantes d’activités terroristes de Budaházy et de ses amis.

Les conditions de détention de Budaházy étaient particulièrement dures et avaient fait l’objet de nombreuses réclamations de ses avocats : mal nourri, privé de la lumière du jour car enfermé dans une cellule sans fenêtre et n’ayant qu’une promenade quotidienne d’une heure le soir tombé, Budaházy ne pouvait voir qu’une partie de famille une fois par mois (son épouse, accompagnée de seulement deux de ses trois enfants). Par ailleurs, il ne disposait que d’informations extrêmement parcellaires sur son dossier (étant notamment parfois exclu de son propre procès lors de témoignages à son encontre).

Ces dernières semaines, plusieurs « témoins » capitaux ayant initialement accusé Budaházy d’activités terroristes étaient revenus sur les aveux et avaient admis que ceux-ci avaient été obtenus sous la contrainte.

 

Infatigable dans la défense des nationalistes persécutés par les autorités – et particulièrement dans le cas de Budaházy – la député européenne Krisztina Morvai (sans étiquette, élue sur la liste du parti nationaliste Jobbik) avait encore effectué une interpellation au Parlement Européen deux jours avant la libération du prisonnier politique le plus célèbre de Hongrie, et préparait la visite en prison de Budaházy de plusieurs députés européens non-hongrois.

Le Jobbik s’est officiellement réjoui des libérations de György Budaházy et d’Endre Szász, et a suggéré que l’ancien Premier Ministre socialiste hongrois Ferenc Gyurcsány prenne leur place pour les mensonges électoraux avoués de la campagne de 2006 et la répression extrêmement violente des manifestations nationalistes qui avaient suivi la révélation de ses mensonges.

En attendant, pour peu qu’il reste libre, les nationalistes hongrois semblent avoir décidé de changer le slogan Szabadságot Budaházynak ! (Liberté pour Budaházy) en Amnesztiát Budaházynak ! (Amnistie pour Budaházy).

 

La vidéo de la libération :

24.07.2011

Le Jobbik remporte l’élection municipale partielle de Gyöngyöspata

Source : Novopress

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Petite ville de 2500 habitants située au nord-est de Budapest, Gyöngyöspata a été évoquée dans les médias du monde entier ces derniers mois : après plusieurs assassinats commis par des personnes issues de l’importante communauté Rom, des milices civiles liées pour certaines d’entre elles au parti Jobbik étaient venues défiler à Gyöngyöspata et y assurer l’ordre et la sécurité.

La communauté rom avait même été un temps déplacée du village, en raison de la tenue d’un camp d’entraînement paramilitaire d’une autre milice, Véderő, non liée au Jobbik (en Hongrie, les milices civiles municipales sont autorisées ; elles n’existent toutefois que là où elles ont leur utilité… en particulier dans le nord-est du pays).
Ces événements avaient provoqué des réactions politiques et une campagne médiatique extraordinaire autour de ce village, les médias ne cessant d’évoquer d’effroyables milices d’extrême droite venues terroriser les Roms, mais se gardant bien de mentionner l’épouvantable insécurité régnant à Gyöngyöspata.

La succession d’événements a ainsi amené le maire à démissionner, provoquant ainsi une élection municipale anticipée, qui a eu lieu ce dimanche 17 juillet 2011.
À la surprise générale des médias, c’est Oszkár Juhász, le candidat du Jobbik qui l’a assez largement emporté, avec 33% des votes, devançant le maire-adjoint sortant soutenu par le Fidesz (actuellement au pouvoir) qui a receuilli 26% des voix. Le leader de la milice nationaliste Véderő a quant à lui reçu plus de 10% des voix.

Cette nette victoire du Jobbik a montré le décalage conséquent qui peut exister entre une présentation médiatique extrêmement partiale des événements, et la réalité du vécu quotidien de la population. C’est aussi une grande avancée au niveau national pour le Jobbik, tandis que certains observateurs politiques prédisaient que l’exercice du pouvoir par les conservateurs du Fidesz amoindrirait le poids politique des nationalistes.
Juste après sa victoire, Oszkár Juhász, qui n’a cessé de recevoir applaudissements et accolades tout au long de la soirée, a déclaré à la presse qu’il s’emploierait “à débarrasser sa commune de l’insécurité et à rétablir la concorde civile entre tous les habitants de Gyöngyöspata (sous-entendu entre Hongrois et Roms), et que tous ceux désireux de s’insérer et de travailler auraient leur chance.”

07.06.2011

Le Magyar Sziget 2011 aura lieu du 1 au 8 août

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20.01.2011

Quelques réflexions autour de la présidence hongroise de l’Union Européenne

L’accession de la Hongrie à la présidence de l’Union Européenne pour les six premiers mois de l’année 2011 met le zoom sur le pays.

 

Outre le parti nationaliste Jobbik, c’est aussi le parti de gouvernement de centre-droit Fidesz qui est le centre des excitations médiatiques. Viktor Orban, qui est un démocrate chrétien qui profère un patriotisme de bon aloi dans ses discours afin de ne pas se laisser trop fortement concurrencer par le Jobbik mais sans pour autant opérer de changements majeurs, est désormais présenté tantôt comme un « populiste », tantôt comme un « eurosceptique », tantôt comme un « nationaliste ». Si éventuellement le terme populiste (dès lors que cela s’attache au style et à la mise en scène) peut convenir, en revanche « eurosceptique » ou « nationaliste » laisse franchement sourire (pour qui connait et comprendre un peu la vie politique hongroise).

 

Depuis plusieurs jours, la presse internationale se déchaine sur la loi restreignant la liberté des medias, particulièrement liberticide il est vrai, en oubliant de préciser que le ministre des affaires étrangères János Martonyi a clairement expliqué qu’elle avait d’abord et avant tout pour objectif de museler les publications et les sites de tendance nationaliste.

Elle se montre également critique à l’égard de la double-citoyenneté accordée (ou plutôt rendue) pour les minorités hongroises des ex-territoires hongrois d’avant 1920, oubliant que les pays voisins ont pratiqué la même politique (que ce soit notamment la Serbie, la Croatie ou la Roumanie).

 

Et pourtant, cette même presse internationale s’était montrée plutôt discrète dans ses critiques à l’égard du gouvernement socialiste hongrois lorsque celui-ci en 2006 a reconnu avoir sciemment menti sur son bilan pour se maintenir au pouvoir et a réprimé avec une extrême violence. De même, lorsque le Président de la République hongroise a été banni du territoire de Slovaquie en 2009, peu de réactions ont vu le jour.

 

 

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L’autre sujet évoqué de façon récurrente est la question des Roms. Le schéma est assez simple : ils sont depuis la nuit des temps discriminés, mis à l’écart, et tout cela c’est de la faute des méchants Hongrois (on peut remplacer les Hongrois par Slovaques ou Roumains pour parler des communautés Roms des pays voisins). C’est sans doute oublier que tous les efforts d’assimilation et de sédentarisation forcée opérés par les régimes communistes pendant un demi-siècle ont parfaitement échoué, peut-être d’ailleurs tout simplement parce que le mode de vie des tziganes n’est pas celui des autochtones européens ?

En attendant de se disperser en conjectures intellectuelles sur l’identité et le mode de vie des tziganes et la meilleure façon d’assurer la coexistence pacifique des communautés, le phénomène dit de la « criminalité tzigane » est extrêmement important en Hongrie, et incite beaucoup de Hongrois à quitter les villages du nord-est de la Hongrie où les tziganes sont parfois majoritaires. Tout cela n’empêche évidemment pas les medias internationaux de fournir des analyses extrêmement partiales sur ce problème. On ne saurait évidemment que trop recommander ceux qui pourfendent le manque de mixité sociale ou ethnique d’inviter une famille à séjourner dans leur salon ou leur jardin !

 

 

03.01.2011

Entrevue avec un député du Jobbik, sur Novopress

Source : Novopress

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Márton Gyöngyösi, député hongrois : « Le radicalisme du Jobbik est contagieux »

Depuis hier, la Hongrie assure pour six mois la présidence de l’Union européenne. Le poids que pèse dans ce pays le Jobbik, parti « national radical », inquiète en Europe. Créé en 2003, le Jobbik a obtenu 16,67 % des voix aux élections législatives d’avril. Márton Gyöngyösi, député Jobbik au Parlement hongrois, vice-président de la section des affaires étrangères du parti, répond aux questions de Novopress. Et explique pourquoi le Jobbik voit dans la Turquie « un pays cousin ». Le Jobbik est décidément un étrange mouvement…

 

Novopress : Avant toute chose, pourriez-vous présenter pour nos lecteurs le parti Jobbik ?

Márton Gyöngyösi : Le Jobbik est un parti national radical. En détaillant ces deux adjectifs, on peut comprendre l’essence même de Jobbik. Tout d’abord national, car il tient pour prioritaire la représentation du point de vue national face à tout autre point de vue. Bien que durant les deux dernières décennies tous les membres de l’élite politique régnante en disaient autant, c’est un fait difficilement discutable que le pouvoir, sous contrôle moscovite pendant les années communistes, s’est maintenant soumis, avec le même asservissement de la souveraineté nationale, à l’atlantisme, ou plutôt à l’axe Bruxelles-Washington-Tel Aviv. C’est également un fait que chaque parti du changement de régime – dans des proportions et à des degrés différents – a pris part à cette nouvelle soumission. Le Jobbik rejette cette politique et met l’accent sur l’intérêt national. Logiquement, nous n’appuyons que ce qui mène vers l’autodétermination.

Quant au radicalisme du Jobbik, il vient de notre diagnostic plus pessimiste que celui des autres partis à la vue des dernières années. Nous ne croyons pas qu’un traitement en apparence puisse soigner les blessures profondes et gangréneuses qui se sont développées depuis le changement de régime. Un changement de paradigme, de point de vue, est nécessaire dans tous les domaines. Et il semblerait que les temps nous donnent raison, car cette idée commence aussi à faire son chemin – après qu’elle l’a fait dans les pays occidentaux à la direction économique néolibérale. Si l’on considère la révélation des intentions du gouvernement Orbán concernant la monnaie, les banques, les multinationales et les fonds de pension, il nous faut le dire : le radicalisme du Jobbik est contagieux.

Comment expliquez-vous votre très forte progression électorale pour un parti si jeune ?

Le but du changement de paradigme évoqué plus haut est d’aborder les questions concernant au plus près les électeurs devant eux, et non de façon bâclée, en allant au fond du problème. Il n’existe pas de thème tabou pour le Jobbik. Même si cela est désagréable, nous ne pouvons nous permettre de ne dire mot sur des sujets tels que le régime social, le régime des retraites, la démographie, la politique économique et les abus de la politique étrangère. Le Jobbik ne fait pas que mentionner ces problèmes, il propose aussi des solutions. C’est ce que nous avons présenté le 15 janvier 2010 dans notre programme de campagne des législatives.

L’énorme succès de Jobbik réside également dans son aptitude à communiquer directement avec les électeurs. Nos candidats et représentants n’ont rien à cacher, et nous menons campagne dans chaque commune, de façon directe et authentique, afin de faire passer le message du parti. Et les gens voient cela d’un bon œil, d’autant plus que l’élite politique a rompu tout contact avec le peuple, alors que mandatée pour comprendre et résoudre ses problèmes. L’humilité est le principe essentiel de la politique.

Certains en France s’inquiètent de la « montée des nationalismes » à travers l’Europe, et pointent du doigt le Jobbik. Quelle est votre vision de ce phénomène ?

 

Les médias sont ce qu’ils sont. « Une certaine partie » des médias voit les choses ainsi, une autre partie autrement. Je ne crois pas que nous devrions nous en préoccuper. Les médias français jugent évidemment en se basant sur leur point de vue et d’après la conjoncture locale, alors que nous devons décider à notre niveau de la politique à suivre dans l’intérêt national hongrois. Pour ma part, je suis prêt à chaque instant à expliquer à un journaliste étranger la politique du Jobbik, et les réponses spécifiques que nous apportons aux problèmes actuels de la Hongrie. Et les médias français ne font pas exception.

 

Début novembre, Gábor Vóna, le président du Jobbik, donnait une interview où il disait que le Jobbik optait pour une politique étrangère différente, privilégiant des partenariats avec des pays comme la Russie, la République populaire de Chine ou encore la Turquie. Jobbik n’a pas, malgré des débats internes à ce sujet, donné, sa position officielle sur la question de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Est-il prévu de vous prononcer à ce sujet prochainement ?

Le Jobbik est le seul parti de la droite européenne, parmi les radicaux nationaux, à se rapprocher de la Turquie et des autres pays musulmans. Nous voyons dans la Turquie et dans d’autres pays cousins (Kazakhstan, Azerbaïdjan, Ouzbékistan, Kirghizstan, Turkménistan), non pas un peuple d’une autre croyance, mais un cousin, une ancienne civilisation issue du même arbre, partageant l’héritage des Huns.

Nous comprenons les problèmes de l’Europe de l’Ouest liés aux immigrés, et je comprends leur réaction, mais pour nous le danger est autre. Le renforcement des relations avec la Turquie ne signifie pas pour nous un danger, mais de nouvelles possibilités. C’est la raison pour laquelle le Jobbik ne prend pas part à la propagande antimusulmane et antiturque que mènent les partis de droite radicale en Europe de l’Ouest ou en particulier l’Ataka bulgare.

 

Le Jobbik rejette-t-il l’Occident dans l’optique d’une politique étrangère alternative pour la Hongrie ?

 

Le Jobbik a prôné un changement de paradigme également en matière de politique étrangère. La considération centrale déterminant notre stratégie en matière d’affaires étrangère, est qu’une dépendance monodirectionnelle vers Moscou a été remplacée par une dépendance similaire en faveur de l’atlantisme lors du changement de régime. Cette posture occidento-atlantiste est le crédo incontesté des partis et gouvernements régnants. La Hongrie changeant de régime a évidemment opté pour orienter sa diplomatie vers l’intégration de l’UE et de l’Otan pour plus tard se mettre à servir sans critique ces institutions. Et en partie contre nos intérêts nationaux. Le Jobbik considère cela comme une erreur.

 

Au lieu de l’orientation exclusive vers l’Occident, le Jobbik propose une politique étrangère équilibrée, avec une forte ouverture sur l’Est. Ceci ne vient pas seulement du fait que le monde fut considéré à tort comme unipolaire, alors qu’il est évidemment devenu multipolaire, avec  des poids lourds à l’Est, mais est également motivé par l’emplacement géographique de la Hongrie et son histoire et sa culture. Ce n’est pas seulement le fait que nous soyons situés sur la frontière entre l’Est et l’Ouest, qui nous pousse vers cet équilibre diplomatique, mais également que le peuple hongrois est un peuple occidental aux racines orientales, avec une forte identité orientale, qui se retrouve dans notre histoire, nos légendes, nos chants folkloriques, nos coutumes et notre langue. Ce n’est pas un fait négligeable qu’à l’Est on considère les Hongrois comme des frères. Ainsi, au-delà de la pression de la realpolitik, c’est une motivation profonde et intérieure qui pousse vers l’ouverture à l’Est. Le Jobbik a pour but de mettre en œuvre cette idée. Pas pour ruiner notre attachement à l’Ouest, mais pour le compléter.

 

Propos recueillis par Ferenc Almássy

28.12.2010

Hongrie : le prisonnier politique György Budaházy a passé son deuxième Noël en détention préventive

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Les mois se suivent et se ressemblent pour György Budaházy, le prisonnier politique le plus célèbre de Hongrie : arrêté en juin 2009 pour soupçons d’activités terroristes et de préparation d’assassinats politiques ayant pour objet de renverser l’ordre constitutionnel de la République de Hongrie (rien que cela…), Budaházy est toujours depuis lors en détention préventive (tandis que la quasi-totalité des autres personnes interpellées comme complices du « groupe terroriste » prétendument dirigé par Budaházy ont depuis été relâchées).

György Budaházy s’est fait connaître par son activisme dans son opposition aux gouvernements socialistes en Hongrie de 2002 à 2010. En 2002, en raison de possibles fraudes électorales ayant permis la victoire des socialistes sur les conservateurs aux élections législatives, Budaházy avait organisé le blocage du pont Elisabeth de Budapest, le plus grand pont traversant le Danube pour relier Buda et Pest.

En automne 2006, il avait participé aux émeutes nationalistes ayant secoué la Hongrie à la suite de la révélation des mensonges électoraux ayant permis la réélection du gouvernement socialiste, en participant notamment à la dégradation d’un monument dédiée à l’Armée Rouge. Il avait par la suite été recherché par les autorités et fait plus de six mois de cavale, tout en continuant d’écrire des articles pour des sites nationalistes, ridiculisant les autorités hongroises qui avaient supplié à son avocat qu’il se rende (il a finalement été arrêté en mars 2007, puis rapidement relâché).

 

Depuis son arrestation de juin 2009, mis à l’isolement absolu, dans une cellule sans fenêtre, Budaházy n’a droit qu’à une heure de promenade quotidienne, lorsque la nuit est tombée. Ainsi, à part lorsqu’il sort de prison pour ses différents procès (il a actuellement une douzaine de procès en cours), il ne voit jamais la lumière du jour.

Père de trois enfants, les « mesures de sécurité » poussent jusqu’à empêcher sa femme d’être accompagnée des trois enfants lorsqu’elle rend visite une fois par mois à son mari en prison : la limite du nombre d’enfants étant fixée à deux, il y a toujours un de trois enfants qui ne peut aller voir son père en prison.

 

Depuis son arrestation, le procès de Budaházy n’a toujours pas commencé, et aucune preuve concrète d’activités de nature terroriste n’a été fournie. Les seules vidéos diffusées par la police ont d’ailleurs ridiculisé les autorités hongroises, notamment une « preuve » vidéo de tests de bombes du groupe terroriste… avant que l’on ne se rende compte que cette vidéo était récupérée de Youtube, et concernait la guerre en Irak !

 

La véritable raison des persécutions à l’encontre de György Budaházy sont à rechercher ailleurs que dans des activités terroristes qui n’ont sans doute jamais existé que dans la fantaisie de quelques procureurs agissant sur ordre.

En effet, peu avant son arrestation, Budaházy a dénoncé des investissements illégaux effectués par des investisseurs étrangers, en vue de l’acquisition d’un immense terrain au lac Velencei (près de Budapest) en vue de la construction d’un casino gigantesque. La découverte et la dénonciation médiatique par Budaházy de ces investissements a fait perdre leur mise à des dizaines de milliers d’investisseurs. On comprend tout de suite mieux la haine que peuvent porter un certain nombre de personnes à son encontre depuis cet événement, nettement plus gênant pour les ploutocrates que de simples manifestations encadrées par la police.

 

Il est intéressant de noter que durant la première année de sa détention, chaque sortie de prison de Budaházy pour aller au tribunal se faisait accompagnée de policiers d’intervention spéciale, cagoulés et armés de fusils mitrailleurs. Depuis plusieurs mois déjà, ce ne sont plus que quelques policiers plus légèrement armés qui l’accompagnent au tribunal, preuve s’il en est que le caractère « dangereux » du prisonnier a été exagéré.

Nombreux d’ailleurs étaient ceux qui espéraient que le changement de gouvernement en avril 2010 (où les conservateurs ont très largement remporté les élections) faciliterait la remise en liberté conditionnelle de Budaházy. Il n’en a rien été.

Tous les deux mois, la détention préventive doit être prolongée par un juge. La dernière prolongation date du 23 décembre, veille de Noël. Décision cruelle, notamment pour ses trois enfants.

 

Suite à cette nouvelle prolongation de détention préventive, divers mouvements et personnalités nationalistes ont annoncé une énième manifestation pour demander la libération de Budaházy (la dernière grande mobilisation date du 23 octobre 2010, et avait consisté en une grève de la faim de trois jours menée par une soixantaine de personnes, dont deux députés du parti nationaliste Jobbik).

 

Sachant qu’une détention provisoire peut durer jusqu’à 4 ans en Hongrie, et qu’aucune signe ne laisse présager d’une libération prochaine, il n’est pas acquis que Budaházy (qui risque de surcroit de recevoir d’autres condamnations pour ses autres procès en cours) retrouve l’air frais avant plusieurs années… Celui-ci reste néanmoins insensible à la pression et à l'emprisonnement, et garde une détermination sans faille dans son engagement pour la Hongrie, sa seule souffrance étant l'éloignement de ses proches.

22.10.2010

Hongrie : plusieurs députés lancent une grève de la faim pour demander la libération des prisonniers politiques hongrois

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Arrestation musculée de Budahazy le 15 mars 2009, à 30 policiers contre 1

Les commémorations de la révolution hongroise du 23 octobre 1956 contre le régime soviétique seront marquées par une grève de la faim de 3 jours, menée par plusieurs députés hongrois.

 Cette grève de la faim aura pour objet la demander de la libération et l’amnistie de plusieurs prisonniers politiques arrêtés sous l’ancien gouvernement socialiste (le parti socialiste hongrois a gouverné la Hongrie de 2002 à 2010 ; les révélations de graves mensonges électoraux avaient entraîné de violentes émeutes en 2006).

Parmi ces prisonniers figure l’activiste nationaliste György Budaházy, arrêté depuis juin 2009 pour être soupçonné d’être à la tête d’un groupe terroriste visant à renverser l’Etat. Depuis son arrestation il y a 15 mois, aucune date de procès n’a encore été fixée, tandis que des preuves tangibles d’« activités terroristes » n’ont toujours pas été présentées.

Les soutiens de Budaházy affirment que la raison réelle de sa détention tient au fait qu’il a dénoncé en 2009 une lourde affaire de corruption dans le projet de construction d’un casino près du lac Velencei (à environ 30km de Budapest), ce qui a fait perdre des sommes gigantesques à des milliers d’investisseurs. 

Toroczkai.jpgParmi les initiateurs de cette grève de la faim figurent Tamás Gaudi, député du parti nationaliste Jobbik au Parlement Hongrois et avocat de György Budaházy, László Toroczkai, leader des émeutes nationalistes de 2006, président de l’important mouvement de jeunesse HVIM et député du Jobbik au parlement de la région Csongrád, et Gyula Zagyva, député du Jobbik au Parlement Hongrois et président d’honneur du HVIM.

 

 

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 Tamás Gaudi, brillant avocat, fondateur de l'association des juristes nationalistes hongrois, député au parlement hongrois, avocat de Budaházy, est également un talentueux musicien. Il participera lui aussi à la grève de la faim.

 

György Budaházy et ses deux autres compagnons emprisonnés feront également cette grève de la faim.

Une dizaine de membres de la section de Londres du HVIM (composée essentiellement d’émigrés hongrois) fera aussi cette grève de la faim devant l’Ambassade de Hongrie à Londres.

Pour que l’événement ne passe pas inaperçu en dehors de la Hongrie, les grévistes de la faim ont relayé leur message auprès des ambassades de Budapest et à la presse internationale.

13.10.2010

A lire cette semaine dans Minute

Kepli Lajos.jpgCette semaine, dans l’hebdomadaire Minute, retrouvez un entretien avec Lajos Kepli, député du Jobbik au Parlement Hongrois et membre de la commission du Parlement aux affaires environnementales.

 

Il s’exprime notamment sur la catastrophe des boues rouges, ainsi que sur les résultats du Jobbik aux dernières élections municipales

05.10.2010

Bilan des élections municipales en Hongrie

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Les élections municipales et régionales avaient lieu ce dimanche 3 octobre 2010 en Hongrie, 6 mois après les élections législatives qui avaient vu le retour au pouvoir des conservateurs du Fidesz et la percée des nationalistes du Jobbik.

En Hongrie, les élections ont lieu tous les 4 ans : au printemps pour les élections législatives, à l’autonome pour les élections municipales et régionales.

Les élections locales de 2006 avaient été très favorables aux conservateurs, dans un climat politique extrêmement tendu (des émeutes nationalistes avaient démarré deux semaines plus tôt suite à la révélation des mensonges électoraux des socialistes fraîchement réelus).

 

Concernant les élections régionales, le Fidesz a remporté la totalité des 19 régions (comme en 2006). Dans trois régions du nord-est, le Jobbik est de nouveau la deuxième force politique du pays devant les socialistes. Les nationalistes sont d’ailleurs parvenus à obtenir au moins un élu dans chaque région. 

Les élections municipales ont également été très favorables aux conservateurs, qui sont parvenus pour la première fois depuis le changement de régime en 1990 à conquérir la ville de Budapest, en remportant au passage 19 des 23 mairies d’arrondissement. Budapest reste le point faible du Jobbik, qui n’a obtenu que 7,5% des suffrages, ce qui reste honorable pour une première candidature dans la capitale hongroise (les sondages donnaient le Jobbik à seulement 4%).

L’ancien maire de Budapest, le libéral Gábor Demszky, qui a gouverné la capitale de 1990 à 2010, ne s’était pas représenté. Les lourdes affaires de malversation auxquelles il devra désormais répondre devant la justice l’auraient probablement empêché de conquérir un 6ème mandat.

 

Le Fidesz a par ailleurs remporté 22 des 23 plus grandes villes en Hongrie, seul Szeged lui échappant (où le maire socialiste réélu devra toutefois composer avec un conseil municipal majoritairement conservateur, situation inédite qui n devrait pas être sans difficultés).

 

Le Jobbik a par ailleurs emporté quelques municipalités, en particulier la ville de Tiszavasvári (13.000 habitants), à l’est de la Hongrie. Dans cette ville, la criminalité tzigane y est très forte. A la surprise des media libéraux, des tziganes de Tiszavasvári ont également apporté leur suffrage au candidat du Jobbik : en effet, les nationalistes ont toujours (bien que cela soit souvent occulté) distingué les tziganes qui gagnent leur vie honnêtement en travaillant, de ceux qui vivent d’activités criminelles ou des aides de l’Etat.

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Toroczkai.jpgLe Président du HVIM László Toroczkai a par ailleurs été élu conseiller régional de la région Csongrád. Un autre candidat très en vue du HVIM, Roland Dervalics, n’est pas parvenu à entrer au conseil régional de la région Vas, mais il a en revanche été réelu à la mairie de son village Hegyháthodász (il en est maire depuis 2006).

 

 

Les élections municipales ont achevé un cycle politique entamé en 2006

Tout d’abord, il n’y aura plus d’élections (sauf éventuel referendum) en Hongrie avant 2014, ce qui laisse désormais quatre années pour les conservateurs à gouverner, et autant pour les nationalistes du Jobbik à développer leur enracinement local, affuter leurs propositions politiques, et apparaitre comme une force de gouvernement à l’horizon des élections de 2014.

Par ailleurs, le cycle politique 2006-2010, entamé avec les émeutes nationalistes de 2006, s’est définitivement clôturé avec les élections municipales. Il a permis le développement d’un nationalisme électoral et activiste très puissant en Hongrie, qui va désormais devoir composer avec des concurrents conservateurs plus redoutables que les socialistes, haïs du pays tout entier.

Nul ne doute qu’avec leur courage, leur ingéniosité et le soutien actif dont ils bénéficient d’une part de la population, les nationalistes de toutes tendances parviendront à poursuivre la diffusion de leurs idées, dans le but qu’elles aboutissent un jour à la prise du pouvoir politique.

09.09.2010

La campagne des élections locales en Hongrie bat son plein

 

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Stand de campagne du Jobbik à Budapest

Depuis lundi dernier, l’ensemble des candidatures individuelles et des listes pour les élections municipales et régionales ont été déposées.

Le tour unique de des élections aura lieu le dimanche 3 octobre.

 

Pour se présenter aux élections en Hongrie, il est nécessaire de collecter des parrainages d’électeurs. Dans le but de rendre plus difficile la candidature et l’accès aux assemblées locales des autres partis, le parti au pouvoir (le Fidesz, qui dispose de la majorité des 2/3 au Parlement et peut ainsi modifier les lois électorales à sa guise) a radicalement diminué (de moitié !) le nombre des élus locaux, tout en augmentant drastiquement le nombre de parrainages à collecter (et en réduisant le temps de collecte, puisque les feuillets de signatures ont été envoyés plus tardivement aux électeurs).

 

C’est ainsi qu’à Budapest, il est nécessaire de collecter quasiment 30.000 parrainages, ce qui représente près de 2% de la masse électorale inscrite, ce qui est considérable.

Il semblerait d’ailleurs que le Fidesz ait aidé de façon illégale le petit parti libéral de gauche LMP (nouvellement entré au Parlement en avril, mais qui n’est en réalité qu’une reconstitution déguisée du parti libéral SZDSZ, complètement discrédité ces dernières années). Le Jobbik a porté plusieurs réclamations auprès du Comité Electoral à ce sujet.

 

Malgré ces obstacles, le Jobbik est parvenu à rassembler les signatures nécessaires pour présenter Gábor Staudt à la mairie de Budapest, qui devrait pour la première fois tomber aux mains des conservateurs du Fidesz, après 20 ans de règne du libéral Gábor Demszky, qui aura à répondre devant la justice de lourdes affaires de corruption à la fin de sa mandature (en particulier la gestion catastrophique de la construction de la ligne 4 de métro de Budapest, retardée depuis des années).

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Gábor Staudt, candidat du Jobbik à la mairie de Budapest, et Gábor Vona, président du Jobbik

 

dervalics.jpgLe HVIM aura lui aussi de nombreux candidats qui iront aux élections sous les couleurs du Jobbik. Outre son président László Toroczkai qui conduira la liste du Jobbik dans la région de Csongrád, le HVIM est assuré d’avoir un deuxième élu régional dans la région de Vas, avec la candidature de Roland Dervalics en 2ème position. Roland Dervalics est également maire de son village (Hegyháthodász) depuis 2006.

 

De nombreux candidats du HVIM seront présents aux élections municipales. Plusieurs d’entre eux sont assurés d’être élus conseillers municipaux, tandis que d’autres tenteront d’être élus maires de leur village.

 

Bien que le Fidesz dispose encore d’une période de grâce post-électorale (ce dont il compte se servir pour emporter toutes les grandes villes), ces élections municipales devraient permettre aux nationalistes de s’implanter solidement dans la vie politique locale, et ainsi achever le processus de « décollage » entamé lors du succès des élections européennes de juin 2009.

Il n’y aura plus (sauf éventuel referendum) d’élections en Hongrie avant 2014. Ces quatre années seront décisives pour le Jobbik  – qui reste un parti jeune ayant connu une progression fulgurante en un temps très court – pour se consolider en interne, et affirmer sa position sur la scène politique hongroise et offrir une alternative au Fidesz, dont l’habile communication politique pourrait ne pas suffire à relever la situation catastrophique de l’économie hongroise, et régler les problèmes de criminalité ou de dénatalité.

 

Concernant le HVIM, l’élection de plusieurs de ses membres consolidera sa position et lui permettra après les élections de poursuivre mieux encore ses activités culturelles et politiques extra-électorales entamées depuis dix ans, et qui ont considérablement joué dans l’éclosion du Jobbik ces deux dernières années.

23.08.2010

Le HVIM en deuil

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Le vendredi 20 août 2010 peu avant minuit – jour de la Saint Etienne, fête nationale hongroise – deux militants du HVIM ont eu un terrible accident de voiture près de Székesfehérvár (60km au sud-ouest de Budapest).

L’un des passagers, militant du HVIM de longue date, est décédé sur le coup, tandis que Domonkos Kónyi-Kiss – président du HVIM de Székesfehérvár et membre de la présidence du mouvement – est décédé après avoir été plusieurs jours dans le coma.

Domonkos Kónyi-Kiss aurait dû être candidat aux élections municipales du 3 octobre dans sa ville, Székesfehérvár, qui a été durant plusieurs siècles la ville de couronnement et des enterrements royaux du Royaume de Hongrie.

 

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« Domi » devant la statue de Szent László (Saint Ladislas 1er), la figure du HVIM

22.08.2010

Interview de la mère et de la femme de György Budaházy, le prisonnier politique le plus célèbre de Hongrie.

Lionel Baland est un journaliste et écrivain belge francophone, qui s'intéresse aux mouvements nationalistes et identitaires européens.

budahazy.jpgPrésent lors du festival Magyar Sziget 2010, il a interviewé la mère et l'épouse de György Budaházy, le célèbre activiste nationaliste hongrois qui est en détention provisoire depuis plus d'un an, sans que son procès pour de fantasmées "activités terroristes" n'ait encore commencé...

A lire sur le blog de Lionel Baland (cliquer pour accéder à l'interview)

12.08.2010

László Toroczkai – président du HVIM – conduira la liste du Jobbik aux élections régionales d’octobre 2010 dans la région de Csongrád

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Redevenu président du HVIM en juin 2010 (suite à l’élection au Parlement Hongrois de Gyula Zagyva, président du HVIM de 2006 à 2010), László Toroczkai vient d’annoncer qu’il conduira la liste du Jobbik lors des élections régionales, dans le comté de Csongrád (dont Szeged est la capitale).Csongrad.png

Les élections régionales et municipales auront lieu le 3 octobre 2010 en Hongrie. Elles permettront – malgré la récente réforme du scrutin imposée par le Fidesz à peine arrivé au pouvoir – aux nationalistes hongrois d’intégrer les assemblées régionales et municipales.

Notons qu’une règle interne du Jobbik interdit le cumul des mandats : ainsi, les 47 députés du Jobbik élus au Parlement Hongrois (de même que les 3 députés européens) ne pourront concourir à aucun mandat régional ou municipal, afin de rester pleinement investis dans leur mandat national, et de laisser à d’autres la possibilité de travailler sans relâchement l’enracinement local du parti.

Comme pour les élections législatives d’avril, le Jobbik sera activement soutenu par le HVIM, qui présentera en plus de son président d’autres candidatures dans de nombreuses municipalités du pays.

11.08.2010

Nouvelle extension de la détention provisoire de György Budaházy

lead-20100801-gyuri.JPGUne nouvelle fois, la détention provisoire de György Budaházy a été prolongée de deux mois. Cela fait désormais 14 mois que Budaházy est en détention provisoire pour "activités terroristes"... sans que son procès n'ait commencé, ni qu'une date d'audience n'ait été fixée, ni qu'aucune preuve sérieuse n'ait été présentée par la "justice" pour ettayer les accusations farfelues.

En réalité, la découverte et la dénonciation de plusieurs scandales de corruption par György Budaházy semble être la véritable raison de l'acharnement judiciaire contre Budaházy, qui détient désormais le triste record de la plus longue détention provisoire sans qu'un procès n'ait commencé...

La prochaine décision de la justice de prolonger la détention provisoire de Budaházy aura lieu dans deux mois, en octobre.

En attendant, la justice vient d'accorder le droit à Budaházy de s'exprimer aux médias, ce qui lui a permis pour la première fois depuis plus d'un an de s'exprimer dans une interview pour la télévision, qu'il a accordé à la chaîne HirTV :