12.11.2009
La renaissance de l’Armée des Brigands
Les célèbres « Robin des bois hongrois », les Betyárs (que l’on pourrait traduire par « bandits ») avaient mené la vie dure à l’occupant autrichien durant les 18ème et 19ème Siècles. Vivant dans la forêt, ils menaient des attaques contre les diligences autrichiennes à travers le pays, ou organisaient des actions de sabotage. Durant la guerre d’indépendance de 1848-49, leur cruauté n’avait eu d’égal que leur indomptable courage.
Considérés comme des « terroristes » ou des « bandits » par les autorités, des ballades et autres chansons avaient glorifié leur courage et leur engagement dans l’esprit populaire.
Le plus célèbre des Betyárs était Sándor Rózsa (1813-1878), qui eut une longue vie de brigand, participa à la guerre de 1848 et mourut dans les geôles autrichiennes. De nombreux écrivains hongrois ont été inspirés par sa vie.
Depuis quelques années en Hongrie, l’esprit des Betyárs est en pleine renaissance. Désormais, c’est de façon officielle qu’une nouvelle Betyársereg (Armée des Brigands) a été lancée, sous le patronage de László Toroczkai (fondateur du HVIM, leader des émeutes nationalistes de l’automne 2006), György Budaházy (patriote actuellement en prison), et Zsolt Tyirityán (leader de la Betyársereg).
L’une des premières actions des Betyárs est d’être venu au secours d’un homme de 61 ans, membre de la Garde Hongroise (la fameuse « milice » liée au parti Jobbik), qui avait été obligé de fuir son domicile devant les menaces des gitans de son village. Sous l’escorte des Betyárs, cet homme a pu réintégrer sa maison en toute sécurité, et s’assurer qu’après cette démonstration de force il pourra vivre en tranquillité.
Les objectifs et moyens d’action de la Betyársereg restent encore relativement flous. La qualité de leur premier clip vidéo laisse supposer de leur détermination et de leur volontarisme, il est probable que l’on entendre encore parler d’eux à l’avenir…

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27.10.2009
Commémorations du 23 octobre 2009

Les commémorations du 23 octobre marquaient le 20ème anniversaire du « changement de régime » en Hongrie. Alors que le pays est dans une situation économique qui plonge les Hongrois dans une misère parfois plus éprouvante que durant les années communistes, la répression politique s’intensifie lourdement à l’égard des opposants au pouvoir (qui sont les héritiers directs des dirigeants communistes des années 80 ayant réussi leur reconversion dans le libéralisme débridé).
En effet, il y a quelques jours avait lieu de nouvelles arrestations de la fantasmée organisation terroriste Magyarok Nyilai, dont György Budaházy serait le soi-disant leader (depuis son arrestation en juin, aucune preuve probante n’a été fournie à ce sujet, en dehors d’une vidéo bidon dont le caractère fallacieux a été rapidement démontré et a ridiculisé les autorités).
Parmi les arrestations – qui portent à 16 le nombre de personnes actuellement incarcérées et en attente de jugement – une jeune fille qui collabore à la Szent Korona Radio.
C’est dans ce contexte particulier qu’avaient donc lieu les commémorations de la révolution de 1956. Cette fois-ci, il n’y a pas eu de violences policières commises à l’encontre des manifestants. Il est fort probable que le travail préventif d’un certain nombre d’associations et de personnalités – dont Krisztina Morvai, député européenne du parti nationaliste Jobbik – ait incité les autorités hongroises à ne pas ordonner les habituelles violences qui ont eu lieu lors de nombreuses manifestations les trois dernières années.

Le rassemblement du HVIM avait pour thème principal la libération des prisonniers politiques, ainsi que le « retour aux années 50 », décennie de la terreur rouge en Hongrie. Parmi les intervenants, on retiendra notamment Edda Budaházy – la sœur de György – ainsi que Rafael Gimenez, qui représentait l’Espagne (seul pays à avoir voulu aider militairement la Hongrie brièvement indépendante en octobre 1956 et en a été formellement empêché par les Etats-Unis).
Le rassemblement du Jobbik avait une tonalité plus politique. Gabor Vona a évoqué la légitime fureur qui habite les Hongrois, et enverra de nombreux député du Jobbik au Parlement lors des prochaines élections législatives au printemps 2010. On notera également la présence de Bruno Gollnisch – vice-président du Front National Français – et l’annonce de la constitution d’un parti politique européen regroupant plusieurs mouvements nationaux. Le député européen autrichien Andreas Mölzer (FPÖ), initialement annoncé, n’a pu venir pour des raisons de santé. L’annonce de la constitution de cette formation politique européenne à Budapest montre que la Hongrie est redevenue – après de nombreuses années d’isolement – un centre de gravité majeur dans le concert des patriotismes européens.
Les mois qui viennent seront particulièrement pour l’évolution politique de la Hongrie. Il faudra suivre de près les élections législatives du printemps et devraient aboutir au retour au pouvoir des conservateurs du Fidesz, qui seront suivies en automne par les élections locales où le Jobbik pourrait emporter des communes et peut-être même des régions.
Il faudra également suivre de très près l’évolution de la répression politique à l’encontre des opposants. Il sera d’ailleurs intéressants de voir comment l’arrivée au pouvoir du Fidesz l’année prochaine infléchira la politique de terreur qui s’est installée en Hongrie depuis plusieurs mois.
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19.09.2009
Attaque de MTV et insurrection nationale à Budapest : 3 ans déjà!

Le 19 septembre 2006, à la suite de la révélation éhontée des mensonges du Premier Ministre socialiste pour assurer sa réelection, la fureur hongroise s'était brutalement reveillée et avait mis à mal pendant plus d'un mois le régime hongrois dirigé par une nomenklatura de néo-communistes qui se sont reconvertis dans le capitalisme en 1989.
Alors qu'une foule importante et pacifique manifestait devant le Parlement et réclamait de nouvelles élections, la télévision publique hongroise (MTV) faisait savoir aux manifestants qu'elle ne diffuserait pas leur communiqué réclamant ces nouvelles élections. Bien mal leur en a pris : sous la conduite de László Toroczkai, la foule a pris d'assaut et occupé pendant plusieurs heures le bâtiment, ce qui a d'ailleurs provoqué la coupure de la chaîne pendant plusieurs heures (de peur que les manifestants ne s'invitent sur le plateau télé!). Finalement tout le monde avait été évacué avec force par la Police.
Les crapules qui dirigent la Hongrie et tâchent de la faire crever jour après jour ont-elles prié pour leur survie, tels les Européens qui au 10ème siècle récitaient inlassablement "De sagittis Hungarorum libera nos Domine" (« De la fureur des Hongrois, délivrez-nous Seigneur »)?
Possible, après tout. Mais ils ont aussi tôt fait d'en appeler à d'autres cieux embauchant divers mercenaires pour gonfler les rangs de la police et réprimer dans le sang les manifestations, voire en faisant discrètement venir des contingents d'armées étrangères qui pourraient - sait-on jamais - agir en cas de danger.
Même si les Hongrois n'ont pu gagner cette bataille en 2006, ils ont une chance de gagner la guerre.
Ils ont écrit l'Histoire et crée une césure : rien ne sera plus comme avant 2006.
Le réveil des Hongrois s'est encore manifesté en juin dernier lorsque près de 15% des Hongrois ont accordé leurs suffrages aux nationalistes radicaux du Jobbik, alors que ce parti avait péniblement receuilli 1% des voix trois ans auparavant.
Bref, l'avenir est en marche. Le séisme est pereceptible : on sait qu'il viendra, même si il est évidemment impossible de prédire quand exactement. Une chose est certaine : l'avenir sera passionant!
Vidéos de l'attaque de MTV du 19 septembre 2006 :
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10.09.2009
Vidéo de la table-ronde européenne qui s'est tenue au festival Magyar Sziget 2009
2009.MSZ-Nemzetközi kerekasztal from szkr on Vimeo.
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16.08.2009
Bilan du Magyar Sziget 2009

C’est du 4 au 11 août que s’est tenue la 9ème édition du festival Magyar Sziget, rassemblement traditionnel des nationalistes hongrois de tout le Bassin des Carpathes.
Celui-ci avait été précédé de la première édition du Székely Festival en Transylvanie, également organisé par le HVIM.
Le Magyar Sziget a commencé de façon très perturbée, des heurts avec les tziganes ayant provoqué la fermeture de l’axe principal d’accès du festival dans la ville de Veröce.
Contrairement à ce qu’on reporté certains médias, il n’y a pas eu d’attaque de « skinheads » dans les rues de la ville contre une femme rom enceinte, mais des participants du festival attaqués lorsqu’ils faisaient leurs courses dans la ville à quelques kilomètres du festival.
Photo à l’appui d’un des jeunes hommes agressés :
En dehors de ce regrettable incident qui n’a finalement pas eu de conséquences sur la bonne tenue du festival, le reste s’est bien déroulé : plus d’une dizaine de milliers de visiteurs sur la semaine, des dizaines de conférences et plus de quarante concerts dans la semaine.
De nombreuses délégations étrangères avaient fait le déplacement, d’Espagne, de Flandre, de Hollande, de Croatie, de Pologne. Il y avait également des visiteurs venus d’Angleterre, de Suède ou d’Autriche.

La conférence européenne du vendredi 7 août a attiré l’une des affluences les plus importantes de la semaine.
La venue de Gabor Vona, Président du Jobbik dont le parti vient de réaliser un carton aux élections européennes de juin 2009 (14.77% des voix et 3 élus au parlement Européen) a été particulièrement remarquée. Elle a démontré une nouvelle fois l’amitié qui lie le HVIM et le Jobbik, et la bonne coopération entre les différentes composantes du mouvement national en Hongrie.
Dores et déjà, Gyula Zagyva – président du HVIM et organisateur du festival – et toute son équipe se sont mis au travail pour le festival 2010, qui constituera le premier jubilée du Magyar Sziget.
D’ici là, de nouveaux projets en Hongrie et en Europe verront le jour. Nous vous en informerons prochainement…
10:33 Publié dans Actualités hongroises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : magyar sziget, 2009, hongrie, veröce, festival, musique, identitaire, nationaliste, trianon, toroczkai
24.07.2009
Revue de presse : La Slovaquie provoque les Hongrois en interdisant les langues minoritaires
Source : Le Monde du 24 juillet 2009
Nem értem ("je ne comprends pas" en hongrois) sera désormais banni des conversations dans les administrations en Slovaquie. Il faudra dorénavant utiliser le slovaque et dire nerozumiem.
La nouvelle version de la loi sur la langue d'Etat, adoptée début juillet par le Parlement de Bratislava, interdit l'utilisation orale et écrite des langues minoritaires dans les administrations et oblige à l'utilisation prioritaire du slovaque partout dans les espaces publics. Sont aussi exclus les termes anglais ayant des équivalents slovaques. Les contrevenants seront passibles d'amendes de 100 à 5 000 euros.
Cette nouvelle mouture reprend et durcit certains traits de la loi adoptée une première fois en 1995 aux heures sombres de la Slovaquie alors dirigée par le populiste Vladimir Meciar, partenaire de l'actuel premier ministre, Robert Fico. Elle a, comme à l'époque, provoqué un tollé dans la forte minorité hongroise de Slovaquie (10 % des 5,6 millions d'habitants) et une vive réaction de la classe politique en Hongrie. Les relations entre la Hongrie et la Slovaquie, difficiles depuis la chute du communisme en 1989, sont exécrables depuis 2006 et l'arrivée au gouvernement d'une coalition de populistes et de nationalistes. Elles se sont encore dégradées récemment.
DISCRIMINATION
Les formations politiques du Parlement de Budapest ont appelé le Conseil national slovaque (Parlement) à abroger cette loi jugée "discriminatoire" envers la minorité hongroise de Slovaquie. M. Fico a rétorqué que "le temps du royaume de Hongrie (qui incluait les territoires slovaques) était terminé et que la Slovaquie ne se laisserait pas dicter sa conduite par Budapest".
Ces propos peu amènes entre deux voisins membres de l'Union européenne (UE) embarrassent la Commission qui n'a fait aucun commentaire. Des députés européens veulent la saisir pour qu'elle se prononce sur le caractère "discriminatoire" de la loi envers les citoyens d'un pays de l'UE. Le président tout juste élu du Parlement européen, le Polonais Jerzy Buzek, a estimé que "cette loi nuit non seulement aux Hongrois, mais aussi à l'esprit de l'intégration européenne et aux idéaux de démocratie".
Seule institution européenne à s'être mêlée au différend magyaro-slovaque, l'Organisation pour la sécurité et le développement en Europe (OSCE) a entrepris une médiation entre les deux pays. Son haut commissaire aux minorités nationales, Knut Vollebaek, a reçu séparément, mardi 21 et mercredi 22 juillet, les délégations slovaque et hongroise, et exprimé des recommandations, a indiqué l'OSCE, basée à Vienne, dans un communiqué. Le ministère hongrois des affaires étrangères "regrette profondément l'adoption de cette loi". Le chef de la diplomatie slovaque, Miroslav Lajcak, a déclaré que "l'OSCE n'avait pas condamné la loi sur la langue slovaque".
Selon le politologue slovaque Grigorij Meseznikov, "cette loi ne résout rien et sera difficile à appliquer, sinon de manière sélective pour punir ceux qui ne plaisent pas au régime". Il met en garde : "Son adoption relève de la provocation et crée un climat de surenchère nationaliste. Elle alimente le discours des extrémistes de droite du parti Jobbik en Hongrie et du SNS (Parti national slovaque, au pouvoir) en Slovaquie."
Martin Plichta
16:14 Publié dans Persécutions antihongroises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hongrie, slovaquie, minorités hongroises, bratislava, trianon
15.07.2009
Un député européen du Jobbik (Csanad Szegedi) en uniforme de la Garde Hongroise dans l'enceinte du Parlement de Strasbourg

13:29 Publié dans Actualités hongroises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.07.2009
Slovaquie : loi anti-hongroise de "défense linguistique"
Le Parlement slovaque a adopté une loi linguistique obligeant toute personne physique, morale ou organisme à utiliser exclusivement le slovaque dans les communications n'étant pas d'ordre privé.
Cela signifie que dans le sud du pays, à très forte majorité hongroise, deux personnes ayant pour langue maternelle le hongrois devront utiliser le slovaque lors d'une conversation ayant lieu dans une administration par exemple.
Pour faire appliquer cette loi un nouveau ministère sera créé, et le montant maximum de l'amende visant un contrevenant pourrait s'élever à 5000 euros.
Le Jobbik, qui se veut le parti qui défend TOUS les Hongrois du bassin des Carpates, se dit choqué par une telle démarche.
Avec ce nouveau pas franchi par la Slovaquie, dit le Jobbik, les conditions de vie déjà difficiles des Hongrois de la région vont encore se détériorer. Cette loi pour "la défense de la langue slovaque" nuit gravement aux droits linguistiques des minorités; elle est une nouvelle étape dans l'intégration forcée des Hongrois, une intégration qui dure depuis la seconde guerre mondiale. Cette nouvelle législation est manifestement anti-hongroise puisque le tchèque n'est pas concerné.
Cela fait des années que nos voisins commettent des actes qui nuisent à la population magyare; une population étant établie sur place depuis plus d'un millénaire, et qui a des droits historiques. Le gouvernement hongrois aurait dû agir en conséquence depuis longtemps mais il n'a rien fait. Nos compatriotes sont laissés à leur triste sort.
Communiqué du Jobbik (traduit par Hongrie Info)
13:16 Publié dans Persécutions antihongroises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hongrie, slovaquie, trianon, minorités hongroises, budapest, bratislava, europe
08.07.2009
Intensification de la répression contre les patriotes en Hongrie et extrême violence policière

Depuis le succès du parti nationaliste Jobbik aux dernières élections européennes (14,77% des suffrages), la repression d’Etat contre les patriotes hongrois ne cesse de grandir :
- arrestation pour motifs fallacieux (« activités terroristes ») de György Budaházy (en réalité, celui-ci avait crée un comité de soutien financier pour le groupe terroriste Magyarok Nyilai dont les membres avaient été appréhendés quelques semaines plus tôt)
- interdiction de la Garde Hongroise en Cour d’Appel (le jugement sera toutefois contesté devant l’équivalent hongrois de la Cour de Cassation, devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg), avec interdiction de tout rassemblement en uniforme
Face à ces tentatives d’intimidation de plus en plus prononcées, les Hongrois n’étaient pas décidés à se laisser faire :
- ce samedi 4 juillet, le HVIM (soutenu par diverses organisations, dont le Jobbik ou la Garde Hongroise dissoute) organisait une manifestation de soutien à Budaházy
- le même jour, la Garde Hongroise organisait un rassemblement sur la place Déak Ferenc à Budapest : d’abord venus en civil, les membres de la Garde ont ensuite enfilé leur uniforme, ce qui a provoqué l’attaque brutale de la Police alors que les membres de la garde s’étaient pacifiquement assis sur la place
Les violentes attaques de la Police ont abouti à plus de 200 arrestations, ainsi qu’à l’incarcération du Président du Jobbik, Gabor Vona, qui a tenu à se montrer solidaires de la Garde malgré les risques encourus.

Les charges de la police ont également fait plusieurs blessés graves, qui ont du être réanimés après être tombés dans les pommes (notamment en recevant des attaques de gaz en plein visage).
Krisztina Morvai – députée européenne du Jobbik – est venue dans la nuit rendre visite aux prisonniers et faire pression sur les autorités.
La Garde et le Jobbik ne renoncent pas : ils organiseront un nouveau rassemblement ce samedi 11 juillet à 17h, sur la Place de la Liberté.
Quelques vidéos et photos :
16:51 Publié dans Actualités hongroises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hongrie, politique, hvim, jobbik, garde hongroise, toroczkai, gabor vona
21.06.2009
Arrestation de György Budaházy pour « activités terroristes » !

Depuis le succès du Jobbik aux élections européennes (15% des voix), le régime hongrois aux mains des socialistes (qui étaient aux commandes du régime communiste et ont habilement tourné leur veste de 1989) semble pris de panique et veulent « frapper fort ».
La Police vient d’arrêter György Budaházy, célèbre activiste patriote hongrois, et de le mettre en prison pour une durée d’un mois en attendant que l’enquête pour « activités terroristes » avance. Ils soupçonnent en effet Budaházy de faire partie du groupe terroriste « Magyarok Nyilai » dont les membres ont récemment été arrêtés (ce groupe avait notamment lancé des cocktails Molotov sur des bureaux du parti socialiste hongrois).
György Budaházy s’est rendu célèbre par diverses actions : il avait crée en 2001 le mouvement révisionniste hongrois, qui avait durant plusieurs mois mené de bruyantes campagnes contre le Traité de Trianon ; il a en avril 2002 organisé le blocage du pont Elisabeth à Budapest pour contester le résultat des élections législatives remportées par les socialistes mais entachées de très nombreuses irrégularités ; il avait participé en 2006 à l’attaque du monument à l’honneur de l’Armée Rouge et avait été en cavale pendant plus de 6 mois (humiliant la police hongroise incapable de le retrouver) ; en 2007 il a fondé avec László Toroczkai le mouvement Hunnia.
La maison de Budaházy (qui habite dans un petit village à côté de Budapest) a dores et déjà été perquisitionnée, pour rechercher des éléments matériels pouvant l’accuser. Cette affaire ressemble très fortement à l’affaire de Tomcat, un autre activiste célèbre, qui avait été désigné en 2007 comme « terroriste numéro 1 » et soupçonné de fabriquer des bombes (la police lui avait reproché d’avoir divers produits ménagers que chacun a chez soi, pour étayer l’accusation de fabrication d’explosifs…). L’affaire de Tomcat avait finalement été classée sans suites.
Il est encore difficile de savoir sur quoi aboutira l’affaire Budaházy. Celui-ci dirigeant une association de tir à l’arc, peut-être la justice tentera de l’accuser de préparer des attentats et un coup d’Etat avec ses flèches et ses arcs…
La mobilisation en faveur de Budaházy a été immédiate, l’ensemble des mouvements et personnalités du nationalisme hongrois (Jobbik, Garde Hongroise, HVIM) s’étant prononcé en sa faveur et ayant organisé une première manifestation de soutien vendredi matin, et en préparant de nouvelles. Le Dr. Tamás Gaudi sera l’avocat de Budaházy.
Cette nouvelle affaire, loin d’affaiblir le camp national hongrois, donnera assurément une opportunité supplémentaire aux nationalistes de se faire entendre et de dénoncer un pouvoir socialiste dont les heures sont comptées (les législatives d’avril 2010 devraient donner un raz-de-marée des conservateurs, tandis que les socialistes au pouvoir pourraient même n’être plus que la 3ème force politique du pays si le Jobbik poursuit sa lancée sur son extraordinaire dynamique).
Affaire à suivre, donc…
Quelques photos de Budaházy :





01:40 Publié dans Actualités hongroises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : budahazy, hongrie, politique, terrorisme, budapest, jobbik, hvim
16.06.2009
Pétition de la Fédération Mondiale des Hongrois aux Nations Unies contre le Diktat de Trianon
La Fédération Mondiale des Hongrois (MVSZ : Magyarok Világszövetsége) vient de lancer une pétition qui sera adressée aux Nations Unies et aux Etats signataires des Traités de Trianon (1920) et de Paris (1947) pour demander officiellement la révocation et la renégociation de ces Traités, qui avaient injustement abouti après la Première Guerre Mondiale à l’amputation de plus de deux tiers des territoires du Royaume de Hongrie, et séparés plusieurs millions de Hongrois de leur patrie, devenus citoyens de seconde zone dans les pays ayant annexé diverses régions de la Hongrie (principalement la Roumanie, la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie).
Cliquez ici pour lire la pétition en anglais
Par ailleurs, une pétition en ligne a été lancée pour l'ouverture d'un nom de domaine .sic pour les Sicules (Székely en hongrois, ethnie hongroise de Transylvanie). Des pétitions similaires avaient existé pour que des domaines .vl soient ouverts pour la Flandre (Vlaanderen)
14:04 Publié dans Actualités hongroises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : trianon, 1920, hongrie, mvsz, fédération mondiale des hongrois, nations unies, patrubany miklos
14.06.2009
Forte mobilisation pour la traditionnelle marche anti-Trianon
La traditionnelle manifestation anti-Trianon du HVIM a connu un très grand succès en 2009, avec plus de 3.000 participants. Elle était initialement prévue pour le 6 juin, mais a été interdite par les autorités : pour éviter de rentrer dans le jeu de provocation des autorités et créer des troubles qui pourraient être dommageables au Jobbik la veille de l’élection, la direction du HVIM a préféré décaler la manifestation d’une semaine.

La manifestation – qui a fait le tour des Ambassades de Roumanie, Serbie et Slovaquie – a réuni de nombreux manifestants, ainsi que 500 membres de la Garde Hongroise. Pour la première fois, un député européen participait à la manifestation : Csanad Szegedi, élu député européen le 7 juin dernier sur la liste du Jobbik, représentait son parti.
Csanad Szegedi a notamment annoncé que les députés européens du Jobbik mettraient tout en œuvre pour remettre en cause le Diktat de Trianon, qui a injustement amputé la Hongrie de 72% de son territoire au terme de la Première Guerre Mondiale et coupé plus de 3 millions de Hongrois de leur pays. L’un des premiers dossiers par rapport à Trianon et ses conséquences sera celui de la révocation des Décrets de Benes (toujours en vigueur actuellement), qui avaient abouti en 1945 à l’expulsion ou la déportation dans le pays des Sudètes de plus de 100.000 Hongrois de Tchécoslovaquie.
László Toroczkai, fondateur du HVIM, vient avec la marche anti-Trianon de terminer sa gigantesque tournée entreprise dans le Bassin des Carpathes depuis le mois de janvier, qui a permis un développement exceptionnel du nombre de sections et de militants au sein du HVIM.
Le développement a été particulièrement dynamique en Transylvanie, ce qui permettra au HVIM d’organiser son premier festival en Transylvanie : le « Székely Sziget » (« l’île sicule »).
Ce dimanche 14 juin se tient par ailleurs une importante réunion à Szeged entre les différents leaders nationalistes des partis, mouvements, revues etc. en vue d’établir et de présenter leur coordination future dans les prochaines échéances électorales (législatives et municipales) et les projets politiques et culturels entrepris par les uns et les autres.
12:08 Publié dans Actualités hongroises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : trianon, 4 juin 1920, diktat, hongrie, grande hongrie, minorités hongroises, transylvanie, voïvodine, banat
13.06.2009
Aidez les enfants Csangos!
Une lectrice du blog, Jacqueline, nous fait part de son engagement pour les Csangos, minorité hongroise de Moldavie roumaine menacée d'extinction ou d'assmilation très forcée (avec notamment la quasi-impossibilité de suivre normalement des enseignements en langue hongroise, ou d'assister à la Messe en hongrois!)
Nous retranscrivons ici son témoignage et son appel à soutenir les Csangos :
Il y a en Moldavie, un village dans les Carpates orientales. Ce village s'appelle KÜLSÕ REKECSIN et ses habitants sont des Csángos, une très ancienne communauté catholique d'origine hongroise qui a eu la singularité historique d'avoir vécu plusieurs siècles en dehors de la Grande Hongrie, en Moldavie.
Ils ont des traditions anciennes, des particularités linguistiques, une culture et un art populaire très riches à préserver de toute assimilation ou disparition.
Afin que les Csángos ne perdent pas leur langue d'origine et leur culture, des personnes privées parrainent des enfants à travers une association qui finance un programme d'enseignement coordonné par l'Association des Enseignants Hongrois de Roumanie.
A Külsõ Rekecsin, Il y a IRINA ma filleule de 8 ans, adorable petite fille aux yeux bleus qui m'envoie de jolis dessins.
J'ai vu sa maison, j'ai vu sa famille, j'ai vu son petit village au milieu des prés, des champs et des forêts.
J'ai vu les fillettes et les garçons chanter et danser dans leurs costumes traditionnels.
Une amie aixoise est marraine de SZIMONA copine de ma filleule, et une autre amie hongroise est marraine d'ALINA sœur de ma filleule.
Dans la classe de SZIMONA et d' IRINA VINGT ENFANTS n'ont pas encore de parrain ou de marraine. ILS VOUS ATTENDENT !!!
Venez à eux et vous vivrez une aventure humaine qu'aucune agence de voyage ne pourra jamais proposer:
Un pays lointain, un dépaysement. Un geste noble à un prix modique. Des découvertes humaines, et l'amitié au bout du chemin !
Pour en savoir plus : www.csango.ro
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08.06.2009
Elections européennes : incroyable carton du Jobbik!

Les élections européennes de ce dimanche 7 juin 2009 ont donné des résultats supérieurs à toutes les espérances du parti nationaliste Jobbik.
Alors que le franchissement de la barre des 5% - donnant droite à un élu au Parlement Européen - aurait déjà constitué une performance, le Jobbik a réalisé un score complètement inattendu : 14.77%!
Ce superbe score donne 3 députés européens au Jobbik, des perspectives très bonnes pour les prochaines élections législatives d'avril 2010 et l'espérance de prendre de nombreuses mairies de villes de taille moyenne aux municipales de l'automne 2010.
L'autre bonne nouvelle est l'échec cuisant du parti libéral SZDSZ, tandis que le parti centriste MDF s'est de façon surprenante maintenu de justesse au-dessus de la barre des 5%.
Résultats finaux officiels :
FIDSZ-KDNP (conservateurs), 56.37 : 14 élus
MSZP (socialistes), 17.37 : 4 élus
Jobbik (nationalistes), 14.77 : 3 élus
MDF (centristes), 5.30 : 1 élu
LMP-HP (parti humaniste), 2.60 : 0 élu
SZDSZ (libéraux), 2.16 : 0 élu
Munkáspárt (communistes), 0.96 : 0 élu
MCF (parti des tziganes), 0.47 : 0 élu
00:08 Publié dans Actualités hongroises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections européennes, jobbik, hongrie, budapest, 2009, fidesz, hvim
07.06.2009
Premières estimations : entrée du Jobbik au Parlement Européen!
Source : Le Figaro
La plus grande formation de l'opposition de droite, le parti Fidesz, arrive en tête des élections européennes en Hongrie avec 67% des voix, s'assurant une avance écrasante sur les socialistes du MSZP (19%) au pouvoir, alors que l'extrême droite fait une perçée avec 8%, selon les estimations à la clôture des bureaux de vote.Le taux de participation a atteint près de 35%, selon l'institut Szonda-Ipsos, contre 38,5% en 2004.
Vainqueur déjà lors du scrutin en 2004 avec 47,4% des suffrages, le Fidesz de l'ancien Premier ministre Viktor Orban (1998-2002) pourrait ainsi envoyer 16 députés au Parlement européen, selon cet institut. Les socialistes du MSZP n'enverrait que 4 eurodéputés à Strasbourg.
En troisième position se trouve le parti d'extrême droite Jobbik qui fera son entrée au parlement européen avec deux élus.GrandS perdants sont aussi les deux petits partis du parlement hongrois, le conservateur Forum démocratique (MDF) et les alliés libéraux des socialistes (SZDSZ), qui n'ont pas réussi à envoyer de députés à Bruxelles.
Plus de 8 millions d'électeurs hongrois ou citoyens de l'Union européenne vivant en Hongrie étaient appelés aux urnes pour élire leurs 22 députés européens.
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