21.06.2009

Arrestation de György Budaházy pour « activités terroristes » !

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Depuis le succès du Jobbik aux élections européennes (15% des voix), le régime hongrois aux mains des socialistes (qui étaient aux commandes du régime communiste et ont habilement tourné leur veste de 1989) semble pris de panique et veulent « frapper fort ».

 

La Police vient d’arrêter György Budaházy, célèbre activiste patriote hongrois, et de le mettre en prison pour une durée d’un mois en attendant que l’enquête pour « activités terroristes » avance. Ils soupçonnent en effet Budaházy de faire partie du groupe terroriste « Magyarok Nyilai » dont les membres ont récemment été arrêtés (ce groupe avait notamment lancé des cocktails Molotov sur des bureaux du parti socialiste hongrois).

 

György Budaházy s’est rendu célèbre par diverses actions : il avait crée en 2001 le mouvement révisionniste hongrois, qui avait durant plusieurs mois mené de bruyantes campagnes contre le Traité de Trianon ; il a en avril 2002 organisé le blocage du pont Elisabeth à Budapest pour contester le résultat des élections législatives remportées par les socialistes mais entachées de très nombreuses irrégularités ; il avait participé en 2006 à l’attaque du monument à l’honneur de l’Armée Rouge et avait été en cavale pendant plus de 6 mois (humiliant la police hongroise incapable de le retrouver) ; en 2007 il a fondé avec László Toroczkai le mouvement Hunnia.

 

La maison de Budaházy (qui habite dans un petit village à côté de Budapest) a dores et déjà été perquisitionnée, pour rechercher des éléments matériels pouvant l’accuser. Cette affaire ressemble très fortement à l’affaire de Tomcat, un autre activiste célèbre, qui avait été désigné en 2007 comme « terroriste numéro 1 » et soupçonné de fabriquer des bombes (la police lui avait reproché d’avoir divers produits ménagers que chacun a chez soi, pour étayer l’accusation de fabrication d’explosifs…). L’affaire de Tomcat avait finalement été classée sans suites.

 

Il est encore difficile de savoir sur quoi aboutira l’affaire Budaházy. Celui-ci dirigeant une association de tir à l’arc, peut-être la justice tentera de l’accuser de préparer des attentats et un coup d’Etat avec ses flèches et ses arcs…

 

La mobilisation en faveur de Budaházy a été immédiate, l’ensemble des mouvements et personnalités du nationalisme hongrois (Jobbik, Garde Hongroise, HVIM) s’étant prononcé en sa faveur et ayant organisé une première manifestation de soutien vendredi matin, et en préparant de nouvelles. Le Dr. Tamás Gaudi sera l’avocat de Budaházy.

 

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Tags dans Budapest : Liberté pour Budaházy!

Cette nouvelle affaire, loin d’affaiblir le camp national hongrois, donnera assurément une opportunité supplémentaire aux nationalistes de se faire entendre et de dénoncer un pouvoir socialiste dont les heures sont comptées (les législatives d’avril 2010 devraient donner un raz-de-marée des conservateurs, tandis que les socialistes au pouvoir pourraient même n’être plus que la 3ème force politique du pays si le Jobbik poursuit sa lancée sur son extraordinaire dynamique).

 

 

Affaire à suivre, donc…

 

Quelques photos de Budaházy :

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2001 : création du mouvement révisionniste hongrois
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Blocage du pont Elisabeth en avril 2002
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Empêché sans raisons de circuler le 23 octobre 2008
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Lors d'une arrestation "musclée"
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György Budaházy : un homme libre, farouchement ancré dans les traditions de son peuple

16.06.2009

Pétition de la Fédération Mondiale des Hongrois aux Nations Unies contre le Diktat de Trianon

MVSZ Cimér.pngLa Fédération Mondiale des Hongrois (MVSZ : Magyarok Világszövetsége) vient de lancer une pétition qui sera adressée aux Nations Unies et aux Etats signataires des Traités de Trianon (1920) et de Paris (1947) pour demander officiellement la révocation et la renégociation de ces Traités, qui avaient injustement abouti après la Première Guerre Mondiale à l’amputation de plus de deux tiers des territoires du Royaume de Hongrie, et séparés plusieurs millions de Hongrois de leur patrie, devenus citoyens de seconde zone dans les pays ayant annexé diverses régions de la Hongrie (principalement la Roumanie, la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie).

 

Cliquez ici pour lire la pétition en anglais

Par ailleurs, une pétition en ligne a été lancée pour l'ouverture d'un nom de domaine .sic pour les Sicules (Székely en hongrois, ethnie hongroise de Transylvanie). Des pétitions similaires avaient existé pour que des domaines .vl soient ouverts pour la Flandre (Vlaanderen)

14.06.2009

Forte mobilisation pour la traditionnelle marche anti-Trianon

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La traditionnelle manifestation anti-Trianon du HVIM a connu un très grand succès en 2009, avec plus de 3.000 participants. Elle était initialement prévue pour le 6 juin, mais a été interdite par les autorités : pour éviter de rentrer dans le jeu de provocation des autorités et créer des troubles qui pourraient être dommageables au Jobbik la veille de l’élection, la direction du HVIM a préféré décaler la manifestation d’une semaine.

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La manifestation – qui a fait le tour des Ambassades de Roumanie, Serbie et Slovaquie –  a réuni de nombreux manifestants, ainsi que 500 membres de la Garde Hongroise. Pour la première fois, un député européen participait à la manifestation : Csanad Szegedi, élu député européen le 7 juin dernier sur la liste du Jobbik, représentait son parti.

Szeged Csanad.jpgCsanad Szegedi a notamment annoncé que les députés européens du Jobbik mettraient tout en œuvre pour remettre en cause le Diktat de Trianon, qui a injustement amputé la Hongrie de 72% de son territoire au terme de la Première Guerre Mondiale et coupé plus de 3 millions de Hongrois de leur pays. L’un des premiers dossiers par rapport à Trianon et ses conséquences sera celui de la révocation des Décrets de Benes (toujours en vigueur actuellement), qui avaient abouti en 1945 à l’expulsion ou la déportation dans le pays des Sudètes de plus de 100.000 Hongrois de Tchécoslovaquie.

László Toroczkai, fondateur du HVIM, vient avec la marche anti-Trianon de terminer sa gigantesque tournée entreprise dans le Bassin des Carpathes depuis le mois de janvier, qui a permis un développement exceptionnel du nombre de sections et de militants au sein du HVIM.

Le développement a été particulièrement dynamique en Transylvanie, ce qui permettra au HVIM d’organiser son premier festival en Transylvanie : le « Székely Sziget » (« l’île sicule »).

Ce dimanche 14 juin se tient par ailleurs une importante réunion à Szeged entre les différents leaders nationalistes des partis, mouvements, revues etc. en vue d’établir et de présenter leur coordination future dans les prochaines échéances électorales (législatives et municipales) et les projets politiques et culturels entrepris par les uns et les autres.

13.06.2009

Aidez les enfants Csangos!

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Une lectrice du blog, Jacqueline, nous fait part de son engagement pour les Csangos, minorité hongroise de Moldavie roumaine menacée d'extinction ou d'assmilation très forcée (avec notamment la quasi-impossibilité de suivre normalement des enseignements en langue hongroise, ou d'assister à la Messe en hongrois!)

Nous retranscrivons ici son témoignage et son appel à soutenir les Csangos :

Il y a en Moldavie, un village dans les Carpates orientales. Ce village s'appelle KÜLSÕ REKECSIN et ses habitants sont des Csángos, une très ancienne communauté catholique d'origine hongroise qui a eu la singularité historique d'avoir vécu plusieurs siècles en dehors de la Grande Hongrie, en Moldavie.
Ils ont des traditions anciennes, des particularités linguistiques, une culture et un art populaire très riches à préserver de toute assimilation ou disparition.
Afin que les Csángos ne perdent pas leur langue d'origine et leur culture, des personnes privées parrainent des enfants à travers une association qui finance un programme d'enseignement coordonné par l'Association des Enseignants Hongrois de Roumanie.
A Külsõ Rekecsin, Il y a IRINA ma filleule de 8 ans, adorable petite fille aux yeux bleus qui m'envoie de jolis dessins.
J'ai vu sa maison, j'ai vu sa famille, j'ai vu son petit village au milieu des prés, des champs et des forêts.
J'ai vu les fillettes et les garçons chanter et danser dans leurs costumes traditionnels.
Une amie aixoise est marraine de SZIMONA copine de ma filleule, et une autre amie hongroise est marraine d'ALINA sœur de ma filleule.
Dans la classe de SZIMONA et d' IRINA VINGT ENFANTS n'ont pas encore de parrain ou de marraine. ILS VOUS ATTENDENT !!!
Venez à eux et vous vivrez une aventure humaine qu'aucune agence de voyage ne pourra jamais proposer:

Un pays lointain, un dépaysement. Un geste noble à un prix modique. Des découvertes humaines, et l'amitié au bout du chemin !

 

Pour en savoir plus : www.csango.ro

08.06.2009

Elections européennes : incroyable carton du Jobbik!

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Les élections européennes de ce dimanche 7 juin 2009 ont donné des résultats supérieurs à toutes les espérances du parti nationaliste Jobbik.

Alors que le franchissement de la barre des 5% - donnant droite à un élu au Parlement Européen - aurait déjà constitué une performance, le Jobbik a réalisé un score complètement inattendu : 14.77%!

Ce superbe score donne 3 députés européens au Jobbik, des perspectives très bonnes pour les prochaines élections législatives d'avril 2010 et l'espérance de prendre de nombreuses mairies de villes de taille moyenne aux municipales de l'automne 2010.

L'autre bonne nouvelle est l'échec cuisant du parti libéral SZDSZ, tandis que le parti centriste MDF s'est de façon surprenante maintenu de justesse au-dessus de la barre des 5%.

Résultats finaux officiels :

FIDSZ-KDNP (conservateurs), 56.37 : 14 élus
MSZP (socialistes), 17.37 : 4 élus
Jobbik (nationalistes), 14.77 : 3 élus
MDF (centristes), 5.30 : 1 élu
LMP-HP (parti humaniste), 2.60 : 0 élu
SZDSZ (libéraux), 2.16 : 0 élu
Munkáspárt (communistes), 0.96 : 0 élu
MCF (parti des tziganes), 0.47 : 0 élu

07.06.2009

Premières estimations : entrée du Jobbik au Parlement Européen!

Source : Le Figaro

La plus grande formation de l'opposition de droite, le parti Fidesz, arrive en tête des élections européennes en Hongrie avec 67% des voix, s'assurant une avance écrasante sur les socialistes du MSZP (19%) au pouvoir, alors que l'extrême droite fait une perçée avec 8%, selon les estimations à la clôture des bureaux de vote.Le taux de participation a atteint près de 35%, selon l'institut Szonda-Ipsos, contre 38,5% en 2004.

Vainqueur déjà lors du scrutin en 2004 avec 47,4% des suffrages, le Fidesz de l'ancien Premier ministre Viktor Orban (1998-2002) pourrait ainsi envoyer 16 députés au Parlement européen, selon cet institut. Les socialistes du MSZP n'enverrait que 4 eurodéputés à Strasbourg.

En troisième position se trouve le parti d'extrême droite Jobbik qui fera son entrée au parlement européen avec deux élus.GrandS perdants sont aussi les deux petits partis du parlement hongrois, le conservateur Forum démocratique (MDF) et les alliés libéraux des socialistes (SZDSZ), qui n'ont pas réussi à envoyer de députés à Bruxelles.

Plus de 8 millions d'électeurs hongrois ou citoyens de l'Union européenne vivant en Hongrie étaient appelés aux urnes pour élire leurs 22 députés européens.

04.06.2009

La plaisanterie du jour : le slogan du Jobbik est « anti-constitutionnel »

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La Commission électorale chargée de superviser les élections en Hongrie vient de déclarer que le slogan électoral du part nationaliste hongrois Jobbik « La Hongrie aux Hongrois » était contraire à la Constitution.

Le programme du Jobbik demande notamment que l’économie hongroise, qui après le changement de régime en 1989 s’est libéralisée de façon inconsidérée et a permis à des investisseurs étrangers de s’en emparer en grand partie, revienne dans des proportions raisonnables dans les mains des Hongrois.

La Commission a demandé au Jobbik de retirer le slogan de ses documents de campagnes : sachant que des dizaines de milliers d’affiches ont été collées dans tout le pays, et des millions de tracts distribués, cette demande sonne comme une plaisanterie (à quatre jours du scrutin).

Ceci ne devrait toutefois pas empêcher le Jobbik de connaître son premier grand succès électoral dimanche prochain : les sondages le donnent à 6% d’intentions de vote, ce qui permettrait à sa tête de liste Krisztina Morvai –grande juriste internationale- de faire son entrée au Parlement Européen.

Pour les autres partis, le scrutin de dimanche devrait donner une victoire écrasante aux conservateurs du Fidesz qui sont crédités jusqu’à 70% d’intentions de vote, tandis que le parti socialiste au pouvoir connaîtrait une déroute sans précédent (20% des voix environ) et que le parti libéral SZDSZ ne franchirait pas la barre des 5% (ce qui le ferait disparaître de la vie politique lors des élections législatives de l’année prochaine).

 

 

19.05.2009

Revue de presse : la récession hongroise s'aggrave

Source : Le petit journal de Budapest

Le FMI va autoriser le gouvernement hongrois à abaisser son objectif de déficit budgétaire à 3,9%, alors qu'il était initialement fixé à 2,9%, et aà augmenter sa prévision de récession du PIB de 5,5% à 6,7%.
C'est une fausse bonne nouvelle

Le FMI est très pessimiste sur les perspectives de reprise en Europe Centrale.
Si les perspectives d'une reprise graduelle ne sont désormais plus attendues en Europe avant le début 2010, le Fonds Monétaire International voit l'avenir encore plus sombre en Europe Centrale. Il estime à 30% les chances de sortie de crise avant la fin 2010. Et la Hongrie sera la dernière à bénéficier de la reprise.

Les économies émergentes européennes, catégorie où est classée la Hongrie, connaissaient la croissance la plus elevée avant la crise, si l'on excepte les croissances asiatiques .
Ce sont elles qui ont toutefois été les plus affectées par la crise. La croissance du PIB réel par tête se situait à plus de 6% entre 2004 et 2007, soit près du double de la croissance nord-américaine. Elle a chuté à 2% en 2008, soit en-dessous de la croissance américaine, et deviendra négative sur 2009, selon les prévisions du FMI, avec celle des économies d'Amérique Latine. Ces économies européennes émergentes, qui font face au gel du crédit, vont subir une période de pression financière plus longue que les autres régions.

La reprise pour 2013?
Malgré tout, les prévisionnistes s'attendent à une reprise solide à partir de 2013, si l'on considère que la période aura permis d'entreprendre les réformes structurelles nécessaires qui renforceront les perspectives de croissance à long terme dans la région. Cependant, les économies dont les fondamentaux et les cadres politiques sont les moins solides feront face à des difficultés plus pressantes pour sortir de la crise.
Et c'est le cas, selon le FMI, de la Hongrie.
Par exemple, toujours selon les travaux du FMI, les pays qui avaient les niveaux de dette extérieure les plus élevés connaîtront les sorties de crise les plus lentes. Et c'est le cas de la Hongrie.
D'autre part, et c'est un grand cheval de bataille de Dominique Strauss-Khan, le président du FMI, les pays qui mettront en place des réponses politiques fortes face à la crise en sortiront plus rapidement.
Encore faut-il faire face d'une part, aux limites imposéees par cette même crise pour pouvoir concrétiser les options envisagées, et d'autre part à l'opportunisme clanique permanent en politique, même en temps de crise.  Et c'est aussi le cas de la Hongrie.

13.05.2009

Commémoration traditionnelle du Diktat de Trianon

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La traditionnelle commémoration du Diktat de Trianon organisée par le HVIM aura lieu cette année le samedi 6 juin.

Comme les autres années, le défilé partira de la place Felvonulási tér à 16h32, heure exacte de la signature du Traité.

 

Cette manifestation aura lieu à un moment charnier :

 

- elle marquera la conclusion de l'énorme tournée dans l'ensemble du Bassin des Carpathes entreprise par László Toroczkai en janvier, avec plus d’une soixantaine de meetings ayant permis un développement exceptionnel du HVIM, aussi bien en terme de nombre d’adhérents recrutés que de sections nouvelles fondées

 

- cette manifestation a lieu la veille des élections européennes qui pourraient voir le parti nationaliste Jobbik faire une grande percée dans la vie politique hongroise ; un meeting réunissant les leaders du Jobbik et des différents mouvements politiques non-électoraux ou journaux patriotiques a dores et déjà été annoncé pour le dimanche 14 juin à Szeged, afin de définir une stratégie commune d’action lors des années à venir et des scrutins législatifs et locaux qui auront lieu en 2010 en Hongrie

 

04.05.2009

Incroyable campagne du parti libéral contre le Jobbik

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A un mois des élections européennes en Hongrie, dont le parti conservateur Fidesz sortira grand vainqueur et le parti socialiste (Mszp) fortement diminué, les enjeux sont de tailles pour trois autres formations politiques :

         _ pour le parti libéral (Szdsz) et le MDF (Forum Démocratique Hongrois), qui disposent de députés au Parlement Hongrois, l’enjeu sera tout simplement celui de leur survie : si ils ne passent pas la barre des 5%, ils disparaitront probablement de la vie politique hongroise en devenant des satellites de second ordre du parti socialiste ou du Fidesz ; le Szdsz et le MDF sont actuellement à 1 ou 2% dans les sondages

         _ pour le parti nationaliste Jobbik, l’enjeu est celui de sa percée politique et de son affirmation en tant que troisième force politique du pays ; le Jobbik est actuellement à 5% dans les sondages

 

Ces enjeux ont été bien compris par le parti libéral qui lance – pour des couts énormes dont on se demande bien avec quel argent cela est pris en charge – une campagne désespérée dont le slogan est : « Qui sera la troisième force ? ».

 

Ces affiches posent les questions suivantes : Qui décide de l’économie ? Qui décide de l’avenir du pays ? Qui décide de la loi ? Comme si les travailleurs hongrois, esclaves des multinationales qui ont racheté la Hongrie, décidaient encore de quelque chose par rapport à l’avenir de la Hongrie…

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17.04.2009

Justice pour l'hommage interdit à Budapest

SOURCE : EUROPAE GENTES

 

agissements.jpegLa manifestation organisée par Europae Gentes en hommage au souvenir de Budapest avait été interdite par la Préfecture de police de Paris le 27 octobre 2006. La raison invoquée était " un risque de contre-manifestations violentes de la part des groupes radicaux d'extrême gauche ainsi que des effectifs de police réquisitionnés pour la banlieue ne permettant pas d’assurer la sécurité des manifestants ".

 

Prétexte d'autant plus fallacieux que la Préfecture avait dépêché sur place pas moins de 17 cars ou fourgonnettes de police ! Les forces de l'ordre présentes sur place, déjà équipées, n'étaient manifestement pas là pour arrêter d'hypothétiques contre-manifestants mais pour empêcher la commémoration d'avoir lieu.

 

L'association, échaudée par cette interdiction inique, a donc engagé une action devant le Tribunal administratif par la voie de son avocat, Maître Dassa-Le Deist. Par une décision du 8 avril, le Tribunal administratif a annulé cette interdiction et condamné la Préfecture à payer 1 000 euros à l'association. Décision certes tardive mais qui répare une injustice et qui peut servir de précédent contre certains prétextes trop souvent avancés pour restreindre les libertés fondamentales. Pour notre part, c'est aux victimes de Budapest que nous dédions cette petite victoire, eux qui ont payé de leurs vies leur prix de la liberté.

15.04.2009

Vidéo des échauffourées du mardi 14 avril à Budapest (manifestations contre la nomination d'un nouveau Premier Ministre socialiste)

12.04.2009

László Toroczkai expulsé de Roumanie!

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Ça semble ne jamais vouloir s’arrêter… Les dernières semaines se répètent pour les militants du HVIM : untel expulsé de Serbie, un autre de tel pays, etc…

Alors qu’il est déjà banni de Slovaquie, de Serbie et du Canada, le fondateur du HVIM László Toroczkai vient d’être banni de Roumanie (il a été – comme les membres du HVIM en Serbie il y a deux semaines – empêché de passer la frontière et a immédiatement reçu une notification d’interdiction de territoire, sans justification particulière).

Toroczkai tente actuellement de faire contester cette décision devant la justice roumaine. Il a demandé l’appui du député européen transylvain László Tökés.

Il faut savoir que ces interdictions de territoire se font avec la complicité la plus directe de la police secrète hongroise (NBH) qui avait même fourni une liste des dirigeants du HVIM aux autorités serbes, pour les empêcher de passer la frontière hungaro-serbe et les bannir du territoire sur le champ le cas échéant.

Par ailleurs, le Premier Ministre slovaque Fico a lui-même déclaré qu’il ferait tout pour empêcher le HVIM de continuer ses activités politiques en Slovaquie en faveur de la jeunesse hongroise qui y vit.

Il est à noter que Fico dirige la Slovaquie en coalition avec le parti populiste et chauviniste SNS de Jan Slota – qui passe l’essentiel de son temps à vomir sur la minorité hongroise du sud de la Slovaquie mais ne souffle mot sur la criminalité tsigane en Slovaquie et a voté pour l’adoption du Traité de Lisbonne).

Toutes ces manœuvres visent à empêcher le bon déroulement de la tournée de recrutement de László Toroczkai entamée en janvier et qui se terminera en juin.

A défaut de pouvoir se réjouir de ce nouveau bannissement scandaleux (si ça continue László Toroczkai ne pourra plus sortir de la Hongrie qu’en avion…), c’est au moins une « marque de reconnaissance » des adversaires du HVIM de sa puissance et de la crainte qu’il inspire, d’où l’obligation d’employer des moyens immoraux et illégaux pour tenter de freiner son activité.

IMG_3274.jpgPas sûr toutefois que cela réussisse : lorsque Toroczkai avait été banni une première fois de Serbie en 2004, le nombre de sections du HVIM en Voïvodine était passé de 4 à 15. Concernant la Transylvanie (actuellement en Roumanie depuis le Diktat de Trianon), le nombre de sections et d’adhérents du HVIM a doublé depuis le mois de janvier (grâce notamment au remarquable travail du vice-président du HVIM et responsable de la Transylvanie, Ferenc Attila Lokodi).

Bref, quelles que soient les méthodes employées, les autorités hongroises, serbes, slovaques et roumaines auront encore du pain sur la planche pour faire céder le HVIM et son infatigable et courageux leader László Toroczkai !

11.04.2009

Manifestation mardi à Budapest contre la nomination d'un nouveau Premier Ministre

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Depuis la démission du renégat Gyurcsany il y a quelques semaines, une immense majorité de Hongrois espérait de nouvelles élections législatives permettant de choisir un nouveau gouvernement disposant de la légitimité et de la confiance nécessaires pour tâcher de surmonter la crise économique extrêmement violente en Hongrie.

 

Mais le parti socialiste aime le pouvoir et comme il sait qu’il va perdre les prochaines élections, le parti socialiste et le parti libéral se sont finalement arrangés pour désigner un nouveau Premier Ministre dans leur rang, un certain Gordon Bajnai (inutile de retenir son nom, il ne durera pas bien longtemps !).

En gros, rien ne change, si ce n’est la marionnette.

 

Ce n’est pas de l’avis de tout le monde : alors que les conservateurs du Fidesz iront bien sagement « protester » sur les bancs du Parlement – pendant que les Hongrois crèvent la faim – ceux qui ont décidé s’agir de façon plus proportionnée à la situation dramatique de la Hongrie manifesteront mardi 14 avril après-midi devant le Parlement.

 

szegedi_csanad.jpgCet appel est lancé par Szegedi Csanad, vice-président du Jobbik, et a été relayé par l’ensemble des organisations patriotiques.

 

Pour information dimanche 5 avril, plus de 200.000 personnes manifestaient pour demander de nouvelles élections immédiatement (voir Hongrie Info). Ces manifestations avaient été violement attaquées par les forces de l'ordre lorsque les manifestants s'étaient pacifiquement rendus devant le Parlement. Espérons que mardi de tels incidents ne se produiront pas (toutefois avec la police "hongroise" on sait à quoi s'attendre depuis 2006...).

09.04.2009

Le Jobbik continue de grimper

jobbik_plak-150_thumb.pngA moins de deux mois des élections européennes du 7 juin, il semble de plus en plus probable que le parti nationaliste Jobbik fera son entrée au Parlement Européen, et par conséquent une percée dans la vie politique hongroise.

Ainsi pour la première fois, un sondage Ipsos situe le Jobbik à 5% des voix, seuil pour entrer au Parlement Européen comme au Parlement National. La côte du Fidesz (conservateurs) serait largement supérieure à 50% des voix, tandis que celle du parti socialiste (MSZP) au pouvoir serait d’environ 25%.

L’autre bonne nouvelle de ce sondage est que le parti libéral (SZDSZ) serait largement en dessous de 5% des voix et serait donc hors du prochain parlement. A titre d’exemple, ce parti proposait notamment il y a quelques années d’abaisser l’âge légal pour permettre à des mineures de jouer dans des films pornographiques… Le SZDSZ, qui dirige Budapest depuis 20 ans avec son maire Gabor Demszky et a transformé cette ville en une véritable Sodome et Gomorrhe de la Hongrie, mène actuellement une gigantesque et très onéreuse campagne de publicité très visible dans tout le pays. Sachant que ce parti est relativement faible, on peut imaginer que les dizaines de millions d’euros nécessaires à cette gigantesque campagne ne sont pas venus que des seules subventions officielles du parti, mais de puissances politico-financières qui ont un intérêt vital à ce que le SZDSZ continue son œuvre de destruction (que l’on pourrait qualifier de satanique).

Par ailleurs, une élection municipale avait lieu le 5 avril à Ajka, une ville de 35.000 habitants à l’ouest de la Hongrie. Le Jobbik y a obtenu le résultat exceptionnel de 18,92% des voix, tandis que le Fidesz (conservateurs) remportait l’élection avec 52% des voix et que le MSZP (parti socialiste au gouvernement) obtenait 25% des voix.

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Ce résultat exceptionnel permet d’ailleurs d’espérer que dans les prochaines années, le Jobbik (qui est déjà devenu la troisième force politique du pays) soit en mesure de dépasser le parti socialiste qui semble se disloquer de lui-même et va s’effondrer aux prochaines élections législatives de 2010.