25.06.2010

Manifestation à Strasbourg pour la Garde Hongroise et la libération de György Budaházy

Ce jeudi 24 juin a eu lieu une manifestation à Strasbourg devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, organisée par Tamás Gaudi-Nagy (député au Parlement Hongrois), Krisztina Morvai (député hongrois au Parlement Européen), avec le soutien de sympathisants mobilisés par la section française du HVIM.

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Cette manifestation avait pour objet de protester contre la dissolution abusive de la Garde Hongroise par la justice hongroise, et la détention politique de l’activiste patriote György Budaházy, dont Tamás Gaudi-Nagy est l’avocat.

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IMG_2807.JPGJuste après la manifestation qui a rassemblé une vingtaine de personne, Tamás Gaudi-Nagy et Krisztina Morvai  ont déposé un recours à la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour faire condamner la Hongrie pour non-respect des droits de l’homme dans l’affaire de la dissolution de la Garde Hongroise, basée sur des arguments juridiques fallacieux et entravant la liberté d’association et de rassemblement.

06.06.2010

Commémorations des 90 ans du Diktat de Trianon

Diverses commémorations pour les 90 ans du Diktat de Trianon – qui amputa au terme de la Première Guerre mondiale le 4 juin 1920 le Royaume de Hongrie des deux tiers de son territoire et priva des millions de Hongrois de leur pays – se sont tenues en Hongrie, dans les territoires détachés de la Hongrie, mais aussi à Versailles (lieu de signature du Traité).

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Des militants du HVIM (venus de France, de Londres et de Sárvár) en compagnie du député Tamás Gaudi devant le palais du Grand Trianon

 

Le HVIM France était présent à la commémoration de Versailles, le vendredi 4 juin 2010. Cette commémoration était organisée par la Fédération Mondiale des Hongrois (Magyarok Világszövetsége), à laquelle étaient également présents Krisztina Morvai (député européenne du Jobbik) et Tamás Gaudi-Nagy (député au parlement hongrois). Près de 500 personnes sont venues de Hongrie, des pays limitrophes où vivent des minorités hongroises, mais aussi de la diaspora hongroise du monde entier. C’est la deuxième fois qu’une manifestation a lieu à Versailles, après celle de 2006 organisée par le HVIM.

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Krisztina Morvai devant le Parlement Européen à Bruxelles

 

La veille, le 3 juin, une délégation hongroise – qui était en route pour Versailles – a remis une pétition au Parlement Européen à Bruxelles, relative aux conséquences du Traité de Trianon et aux revendications politiques hongroises (notamment l’octroi d’une autonomie et la défense des droits linguistiques et culturels des minorités hongroises). Cette pétition a reçu le soutien de plusieurs députés européens, notamment du Vlaams Belang (parti indépendantiste flamand de Belgique).

Le samedi 5 juin, de très nombreuses manifestations ont eu lieu en Hongrie, et plus particulièrement à Budapest, où le HVIM a rassemblé plus de 5000 personnes. Toute la journée, jusqu’à 16h30 (heure de la signature du Traité), ont eu lieu des concerts, puis le traditionnel défilé qui s’est arrêté aux ambassades slovaque et roumaine (un événement organisé le même jour près de l’ambassade de Serbie n’a pas permis aux manifestants de s’y rendre). László Toroczkai – fondateur et président honoraire du HVIM – a rappelé que la manifestation du 4 juin qu’il organise depuis 10 ans a enfin porté ses fruits, puisqu’elle a obligé les responsables politiques hongrois à accorder la double-nationalité aux minorités hongroises.

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La soirée à Budapest s’est poursuivie avec l’inauguration du Klub64, un tout nouveau club patriotique lancé par le HVIM, dans lequel auront lieu des concerts et diverses activités.

27.05.2010

Le Parlement hongrois octroie la citoyenneté hongroise aux minorités hongroises

Source : Novopress

Le nouveau Parlement hongrois – élu il y a un mois – vient d’accorder à une écrasante majorité (344 pour, 3 contre, 5 abstentions) la possibilité pour les minorités hongroises vivant dans les pays limitrophes de la Hongrie de demander la nationalité hongroise. Cette citoyenneté n’est pas assortie d’un droit de vote pour les personnes qui ne résident pas en Hongrie. Un projet similaire avait été soumis par référendum en 2004. Il avait obtenu une majorité de oui mais avait été invalidé en raison d’une participation insuffisante.

Cette question – qui anime la vie politique hongroise depuis une décennie – découle directement des redécoupages de frontières consécutifs au premier conflit mondial, qui ont vu le Royaume de Hongrie être dépossédé par le traité de Trianon de près des deux tiers de ses territoires et 3 millions de Hongrois devenir citoyens d’un autre Etat.

 

Parmi les pays les plus concernés par cette mesure, les réactions sont très diverses : le vote du Parlement hongrois a été accueilli avec une relative indifférente en Roumanie et en Serbie où vivent respectivement près de 1,5 million et 300 000 Hongrois « ethniques », puisque ces pays accordent eux-mêmes la double-citoyenneté (aux Roumains de Moldavie, ou aux Serbes de Bosnie).

En revanche, en Slovaquie, cette mesure a déclenché la fureur du gouvernement (aussi bien du premier ministre socialiste Robert Fico, que de son allié gouvernemental très à droite Jan Slota) et du Parlement, qui s’est réuni en urgence pour lui-même amender le code de la nationalité slovaque et ainsi prévoir la déchéance de la nationalité slovaque de toute personne qui effectuerait une demande de citoyenneté auprès d’un autre pays (ceci tandis que la double-citoyenneté n’est pas interdite par le code de la nationalité slovaque).

En fond de toile, la campagne des élections législatives slovaques de juin, dans laquelle la minorité hongroise a « bon dos » pour faire oublier les affaires de corruption qui ont affecté le Premier Ministre slovaque sortant.

 

La loi votée par le Parlement hongrois doit entrer en application le 1er janvier 2011, date à laquelle la Hongrie doit prendre la direction de la présidence tournante de l’Union européenne.

17.05.2010

Inondations en Hongrie

De graves inondations frappent la Hongrie depuis plusieurs jours. Un homme a trouvé la mort dans la région de Miskolcs en raison de l'effondrement de sa maison.

Les militants du Jobbik, du HVIM et de la Garde Hongroise ont massivement pris part aux travaux d'aménagement et de barrage pour venir en aide à la population.

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04.05.2010

A lire dans Minute cette semaine

Cette semaine, l’hebdomadaire Minute consacre deux pages aux élections législatives en Hongrie, avec une interview exclusive de Krisztina Morvai, député européen du Jobbik.

Pour trouver Minute près de chez vous, consultez www.trouverlapresse.com

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25.04.2010

Bilan des élections législatives hongroises et perspectives pour les nationalistes hongrois

Fidesz-KDNP (conservateurs) : 263 députés sur 386 (68% des sièges)

MSZP (socialistes) : 59 députés

Jobbik (nationalistes) : 47 députés

LMP (Verts libéraux) : 16 députés

Indépendants : 1 député (soutenu par le Jobbik)

 

Comme cela avait été pressenti, le 2ème tour des élections législatives en Hongrie a vu les conservateurs du Fidesz conduits par Viktor Orbán obtenir la majorité des deux tiers des députés de l’Assemblée Nationale, unique chambre des représentants (il n’y a pas de Sénat en Hongrie).

Ce succès a notamment été rendu possible par le raz-de-marée dans les circonscriptions individuelles (le système électoral hongrois est un mélange de scrutin proportionnel de liste et de scrutin uninominal de circonscriptions), puisque le Fidesz a remporté 174 des 176 circonscriptions individuelles.

A noter la victoire dans une circonscription à l’est de la Hongrie d’un candidat indépendant, Oszkár Molnár, exclu du parti Fidesz pour propos « politiquement incorrects » et soutenu par le Jobbik. Dans une autre circonscription de Budapest, le parti socialiste (MSZP) a remporté une conscription individuelle.

 

Forts de leur majorité des deux tiers, les députés du Fidesz auront ainsi la possibilité de modifier l’ensemble des lois organiques et constitutionnelles de Hongrie sans requérir le soutien d’autres formations politiques.

Certains voient dans cette majorité des deux tiers la possibilité pour le Fidesz de reprendre en main un pays ruiné par 8 années de gouvernance socialiste, ayant subi une contraction très lourde de son économie en 2009 (plus de 6%), connaissant un chômage très élevé et une dette qui considérablement alourdie.

D’autres – y compris les nationalistes du Jobbik qui craignent de voir s’instaurer une « Orbanie » - craignent que cet exercice du pouvoir sans restrictions ne permette au Fidesz de modifier les lois électorales à son avantage en vue des élections à venir. En effet, le Fidesz a dores et déjà annoncé qu’il mettrait en place une réforme du système électoral : si le contenu de cette réforme est encore relativement vague – et prévoit surtout de diminuer le nombre total de députés – on peut aisément imaginer que cette réforme ne se fera pas au détriment du parti majoritaire.

 

Parmi les autres projets qui pourront être aisément être mis en œuvre avec la majorité des deux tiers, l’octroi par loi parlementaire de la double-citoyenneté aux minorités hongroises des pays voisins (Roumanie, Slovaquie, Serbie, Ukraine). Reste à voir quel sera le contenu de cette citoyenneté : s’il semble exclu d’accorder les droits sociaux accordés aux Hongrois, reste à savoir si cette « citoyenneté » donnera le droit de vote aux élections hongroises pour les « Hongrois de l’extérieur ».

Enfin, l’une des promesses fondamentales du Fidesz pour les 4 années à venir concerne la diminution des charges fiscales écrasantes qui pèsent sur les entreprises, et la création d’un million d’emplois en 4 ans.

 

En ce qui concerne le parti patriotique Jobbik, son entrée au Parlement avec 48 députés lui assure désormais des moyens et une visibilité considérables. Le Jobbik va désormais préparer les élections locales (en Hongrie les élections ont lieu tous les 4 ans : au printemps les législatives ; à l’automne les élections locales : départementales et municipales). Ses chances de percée se situent essentiellement à l’est du pays, où il a dépassé les 30% des suffrages dans plusieurs circonscriptions.

 

Outre l’évolution de la situation politique et économique de la Hongrie, l’avenir du Jobbik dépendra aussi de sa capacité à incarner une opposition constructive ayant la capacité de diriger le pays, et dans son implantation locale en participant à des exécutifs locaux. L’autre facteur crucial réside dans les relations entretenues par le Jobbik avec les autres composantes de la mouvance nationale (groupes militants comme le HVIM ; médias nationalistes indépendants ; scène musicale ; réseaux associatifs). Jusqu’à présent, les relations sont au beau fixe, et le Jobbik a su renvoyer l’ascenseur aux structures lui ayant apporté un soutien significatif.

 

La première séance du nouveau Parlement promet d’être animée, puisque le Président du Jobbik Gábor Vona a promis d’y entrer en uniforme de la Garde Hongroise, milice nationaliste proche du Jobbik dissoute par décision de justice.

Hongrie : participation en forte baisse pour le 2ème tour des législatives

Lors de la fermeture des bureaux de vote à 19h, la participation au 2ème tour des élections législatives en Hongrie s’élevait 43,23% des électeurs inscrits, contre 64,38% au 1er tour.

Cette faible participation s’explique notamment par l’absence de fort enjeu : dès le 1er tour, les conservateurs du Fidesz se sont assuré la majorité absolue de l’Assemblée Nationale. Le 2ème tour n’a pour but que de désigner les députés de 57 circonscriptions sur 176, toutes les autres ayant été pourvues dès le 1er tour (toutes en faveur du Fidesz).

Cette démobilisation électorale pourrait affecter plus fortement le Fidesz que les autres partis, et ainsi permettre aux socialo-communistes de remporter une ou deux circonscriptions dans Budapest, et aux nationalistes du Jobbik une circonscription dans l’est de la Hongrie.

12.04.2010

Elections législatives en Hongrie : raz-de-marée des conservateurs (Fidesz) et percée des nationalistes du Jobbik - le président du HVIM Gyula Zagyva est élu député!

Source : Novopress

Le premier tour des élections législatives très attendues en Hongrie a eu lieu ce dimanche. La victoire de l’opposition conservatrice du Fidesz étant acquise d’avance, les enjeux étaient de savoir qui, des socialistes ou des nationalistes, arriverait en deuxième position, et si le Fidesz obtiendrait les deux tiers des députés à l’Assemblée, seuil requis pour modifier sans limites les lois organiques et constitutionnelles de la Hongrie.

Comme prévu, le scrutin a vu un raz-de-marée des conservateurs du Fidesz, qui obtiennent plus de 52 % des suffrages exprimés et sont d’ores et déjà assurés de gouverner seuls le pays pour les quatre années à venir, avant même le second tour qui aura lieu le 25 avril. Les sortants du parti socialiste (MSZP) ont sauvé quelques meubles de leur déroute avec 19,29 % des voix mais enregistrent leur plus mauvais score depuis les premières élections libres de 1990.

Très attendue, la percée des nationalistes du Jobbik a bien eu lieu, puisqu’ils obtiennent près de 17 % des voix. Ils sont ainsi en progression de deux points par rapport aux élections européennes de juin 2009 et font leur grande entrée au Parlement (pour rappel, en 2006, le Jobbik avait obtenu 2 % des voix alors qu’il était en coalition avec un autre parti nationaliste, le MIÉP, qui a depuis lors disparu de la scène politique hongroise).

Bien que le Jobbik ne soit pas parvenu à être la deuxième force politique du pays, il devance les socialistes dans huit départements sur vingt, et enregistre ses meilleurs scores dans l’est de la Hongrie, région dans laquelle la communauté tzigane est très importante (27 % des suffrages dans le département de Borsod ; 25 % dans le département de Heves). La première séance du Parlement promet d’être mouvementée, puisque le président du Jobbik, Gábor Vona, a annoncé qu’il ferait son entrée au Parlement vêtu de l’uniforme de la Garde hongroise, formation paramilitaire créée par le Jobbik en 2007 mais interdite depuis.

Plus surprenant est le score d’un « nouveau » parti, Lehet Más a Politika (La politique peut être différente), qui a obtenu plus de 7 % des voix et entre lui aussi au Parlement. En réalité, LMP est une émanation du parti libéral SZDSZ qui faisait partie de la coalition gouvernementale avec les socialistes mais a totalement périclité aux européennes de juin 2009 où il avait péniblement obtenu 2 % des suffrages. Changeant de forme mais guère de fond (à l’époque, les libéraux avaient notamment proposé d’abaisser à 16 ans l’âge légal permettant de tourner dans des films pornographiques !), les libéraux teintés de Vert et d’alter-mondialisme bobo ont ainsi pu renouveler leur existence dans la vie politique hongroise.

Le système électoral hongrois est un mélange complexe mais équilibré de scrutin proportionnel de listes régionales à un tour, de scrutin uninominal de circonscription à deux tours, et de liste nationale compensatoire pour laquelle les électeurs ne votent pas mais qui se calcule sur la base des reliquats de voix des deux autres votes. Peu de monde s’y retrouve, y compris parmi les responsables politiques et les journalistes locaux, ce qui rend encore incertain la détermination exacte de la composition de la prochaine assemblée.

Sur les 176 circonscriptions uninominales, 119 ont d’ores et déjà été attribuées, toutes en faveur des conservateurs du Fidesz. Il n’y a d’ailleurs que deux circonscriptions dans tout le pays dans lesquelles le Fidesz n’est pas arrivé en tête. Le second tour aura donc pour objet d’élire les députés des 57 circonscriptions qui ne se sont pas joué dès le premier tour. Ce n’est qu’au soir du second tour qui aura lieu le 25 avril que l’on saura si les conservateurs du Fidesz sont parvenu à obtenir les deux tiers des élus de l’Assemblée hongroise, ce qui constitue le dernier enjeu réel de cette élection.

07.04.2010

Visage politique: Gábor Vona

 

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Ordre, bien-être, réveil. Ce n’est qu’une question de volonté”- tel est le slogan de Gábor Vona, fondateur et président du parti nationaliste Jobbik.


Originaire de Gyöngyös (ville à proximité d’Eger), Gábor Vona considère que deux éléments dans l’histoire de sa famille l’ont particulièrement marqué. Le premier est le fait d’être né dans une famille d’agriculteurs mise à mal par le régime communiste, ce qui explique son anti-communisme profond. L’autre particularité de son histoire familiale, selon lui, c’est que l’un de ses grand-pères est mort dans une bataille contre les Soviétiques durant la Seconde Guerre Mondiale, un événement qui l’a lui-même conduit à se vouer à son pays, comme dans une continuité de la “tradition” familiale. Il a suivi une formation en histoire à l’Université ELTE mais, après une courte carrière d’enseignant, s’est lancé dans les affaires et travaille actuellement en tant que manager.

En 1999, il est co-fondateur de la Société des jeunes de droite (Jobboldali Ifjúsági Közösség) et de son successeur, le parti politique Jobbik, en 2003. Il est fier d’avoir également participé à la fondation de la Garde hongroise et de l’École supérieure populaire du Roi Atilla (l'orthographe de ce nom – normalement Attila – est symbolique de la volonté de distinction de ces fidèles de la tradition hunnique). Cette dernière comprend une consultation par mois, lors de laquelle les “étudiants” peuvent par exemple suivre des cours sur l’histoire et la spiritualité de la sainte couronne hongroise.

Selon Gábor Vona, «les élections du mois d’avril seront un référendum sur les vingt dernières années». Il considère que, contrairement aux prévisions, le Jobbik sera le parti le plus performant lors de ce scrutin, parce que les électeurs ont hâte de se débarrasser des partis parlementaires actuels, qui ne sont que «les serviteurs de l’Union européenne et des capitaux internationaux». Pour arriver à ce résultat, le Jobbik promet de mettre fin à «la criminalité politique» et d’emprisonner tous les hommes politiques qui ont trahi le pays dans le passé. Leur slogan “20 ans pour 20 ans” vise à attirer dans leur camp tous ceux qui souhaitent se venger des graves erreurs que les députés ont commises depuis le changement de régime. Les scandales autour de la société de transports BKV ou les autres affaires de corruption sont probablement des facteurs qui contribuent à la popularité de leurs propos ces derniers temps.

Le Jobbik est probablement le seul parti à avoir élaboré un programme précis, cohérent et surtout concret. Afin de défendre les intérêts des Hongrois, il propose par exemple de taxer à 90% les bénéfices des banques étrangères, d’interdire l’achat de biens fonciers par les étrangers et de créer une gendarmerie pour mettre fin à “la criminalité tzigane” dans le pays. Ils justifient la nécessité d’une telle gendarmerie par le fait que les Tziganes menacent les honnêtes populations villageoises, ce qui est un obstacle au développement des régions en difficulté. Par ailleurs, ils résoudraient les problèmes du système des retraites à travers deux mesures. La première serait d’augmenter le npmbre d’emploi dans le pays à travers la création de nouveaux postes dans les branches qui utilisent beaucoup de main-d'œuvre (agriculture, construction, tourisme) et via une aide aux PME hongroises. L’autre mesure importante serait de supprimer les retraites des anciens fonctionnaires communistes et de les distribuer aux retraités les plus démunis. Ces derniers recevraient notamment des chèques avec lesquels ils pourraient acheter des produits alimentaires hongrois. Quant aux allocations sociales, elles seraient versées soit via une carte sociale qui définierait les produits que leurs détenteurs pourraient acheter, soit en contrepartie de travaux publics. Gábor Vona a également promis de libérer les “détenus politiques”, en particulier les activistes du Jobbik qui ont été arrêtés suite à l’attaque du siège de la télévision nationale à l’automne 2006.

Il occupe par ailleurs la première place sur la liste électorale du Jobbik (il est candidat du parti au poste de Premier Ministre) et a déjà fait savoir qu’il ferait son entrée au Parlement en portant son uniforme de la Magyar Gárda, même si cette formation a été dissoute et qu’il risque des poursuites judiciaires en s’affichant dans cette tenue.

 

Source : Journal Francophone de Budapest

02.04.2010

Reportage dans les rues de Paris

Un site internet d’information, Index, a fait un micro-trottoir dans Paris, interrogeant les gens sur leurs connaissances sur la vie politique hongroise, et présentant les photos de trois personnalités politiques hongroises (Krisztina Morvai, députée européenne du parti nationaliste Jobbik et candidate au poste de Chef de l’Etat ; Viktor Orban, ancien Premier Ministre conservateur de 1998 à 2002 et candidat au poste de Premier Ministre ; Ferenc Gyurcsany, ancien Premier Ministre socialiste de 2004 à 2009 ayant tenu des mensonges électoraux extrêmement controversés qui ont déclenché des émeutes à l’automne 2006 en Hongrie).

La quasi-totalité des personnes interrogées ne connait évidemment rien de la politique hongroise, et les personnes trouvent la dirigeante du Jobbik très sympathique !



01.02.2010

Marche commémorative du HVIM à Balassagyarmat

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Le week-end dernier, le HVIM a organisé une marche commémorative dans la ville de Balassagyarmat, au nord de la Hongrie. Cette ville – qui constitue aujourd’hui un point frontière entre la Hongrie et la Slovaquie – a manqué de peu d’être incorporée de force à la Tchécoslovaquie en 1919, en plus des deux tiers du Royaume de Hongrie déjà distribués à des puissances étrangères et hostiles par le Traité de Trianon.

 

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En décembre 1918, les forces militaires du nouvel Etat artificiel tchécoslovaque entreprirent d’occuper militairement le sud de la ligne de démarcation définie par les Alliés, et notamment Balassagyarmat.

Les armées tchécoslovaques ne furent chassées qu’au terme d’une guérilla sanglante menée par les populations civiles, au prix de nombreuses victimes. Au même titre que la ville de Sopron maintenue dans le Royaume de Hongrie grâce aux troupes insurgées de la Rongyos Gárda du capitaine Pál Prónay, Balassagyarmat n’a pu rester hongroise que grâce au courage de sa population.

 

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La ville est surnommée depuis « Civitas Fortissima » (la ville des braves). Le groupe Kárpátia en a fait une chanson :

 

 

20.01.2010

Présentation de la liste des candidats du Jobbik pour les élections législatives d’avril 2010

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Gyula Zagyva, président du HVIM, candidat du Jobbik aux élections législatives, sera probablement élu député en avril 2010

 

En avril 2010 auront (enfin !) lieu les élections législatives en Hongrie. Elles permettront sans aucun doute de balayer la racaille socialiste qui – de l’aveu même de son candidat de 2006 – n’avait pu remporter les élections qu’en mettant matin midi et soir des années durant. Les manifestations bruyantes n’avaient pas permis la dissolution de l’Assemblée et la tenue de nouvelles élections législatives, qui auraient forcément abouti à la défaite des socialistes.

Devant la dégradation de la situation politique et économie de la Hongrie – à un niveau de vie inférieur pour beaucoup de gens à celui qu’ils ont connu sous le communisme – mais aussi la mollesse du parti conservateur d’opposition Fidesz a lutter contre les socialistes, un nouveau parti patriotique – le Jobbik – a émergé sur la scène politique en obtenant 15% des voix aux élections européennes de juin 2009.

La défaite des socialistes étant certaine, ainsi que la victoire du Fidesz, l’un des enjeux principaux de l’élection sera de savoir qui des socialistes ou du Jobbik arrivera en seconde position.

La Hongrie a un système électoral assez complexe, mais qui à la différence de la France combine habilement scrutin de liste et scrutin uninominal, et assure une représentation à l’ensemble des forces politiques ayant reçu 5% des suffrages aux élections législatives.

Le Jobbik a présenté la liste de ses 176 candidats pour les circonscriptions. Parmi ces candidats, on retrouve Gyula Zagyva – président du HVIM – qui sera candidat dans la première circonscription de la région de Szeged. Il figurera également sur une liste proportionnelle, ce qui devrait lui assurer d’être élu député au Parlement National.

La campagne électorale du Jobbik a officiellement débuté en janvier, avec la présentation du programme politique. Le Congrès organisé à cette occasion donne la mesure de la force du Jobbik, qui souhaite obtenir le plus grand nombre d’élus au Parlement et renforcer son implantation locale. Si l’entrée au gouvernement n’est pas à l’échéance de 2010, la préparation de l’avenir est la préoccupation fondamentale du Gabor Vona, Président du Jobbik, qui pense que son mouvement fera partie du gouvernement en 2014.

25.12.2009

Noël... Karácsony...

Pris de mille obligations, l'auteur de ce blog est dans l'impossibilité de mettre à jour aussi souvent que cela serait souhaitable.

Nous vous souhaitons malgré tout un Joyeux Noël et une heureuse année 2010.

Vous pouvez continuer de vous informer sur les actualités identitaires de la Hongrie en consultant notamment le site francophone Hongrie Info, ou le site anglais Hungarian Ambiance.


En attendant, écoutez cette balade des Bétyar, les rebelles Hongrois épris de liberté, source d'inspiration pour les combats à venir!

 

12.11.2009

La renaissance de l’Armée des Brigands

 

Les célèbres « Robin des bois hongrois », les Betyárs (que l’on pourrait traduire par « bandits ») avaient mené la vie dure à l’occupant autrichien durant les 18ème et 19ème Siècles. Vivant dans la forêt, ils menaient des attaques contre les diligences autrichiennes à travers le pays, ou organisaient des actions de sabotage. Durant la guerre d’indépendance de 1848-49, leur cruauté n’avait eu d’égal que leur indomptable courage.

Considérés comme des « terroristes » ou des « bandits » par les autorités, des ballades et autres chansons avaient glorifié leur courage et leur engagement dans l’esprit populaire.

rozsasandor.JPGLe plus célèbre des Betyárs était Sándor Rózsa (1813-1878), qui eut une longue vie de brigand, participa à la guerre de 1848 et mourut dans les geôles autrichiennes. De nombreux écrivains hongrois ont été inspirés par sa vie.

Depuis quelques années en Hongrie, l’esprit des Betyárs est en pleine renaissance. Désormais, c’est de façon officielle qu’une nouvelle Betyársereg (Armée des Brigands) a été lancée, sous le patronage de László Toroczkai (fondateur du HVIM, leader des émeutes nationalistes de l’automne 2006), György Budaházy (patriote actuellement en prison), et Zsolt Tyirityán (leader de la Betyársereg).

L’une des premières actions des Betyárs est d’être venu au secours d’un homme de 61 ans, membre de la Garde Hongroise (la fameuse « milice » liée au parti Jobbik), qui avait été obligé de fuir son domicile devant les menaces des gitans de son village. Sous l’escorte des Betyárs, cet homme a pu réintégrer sa maison en toute sécurité, et s’assurer qu’après cette démonstration de force il pourra vivre en tranquillité.

Les objectifs et moyens d’action de la Betyársereg restent encore relativement flous. La qualité de leur premier clip vidéo laisse supposer de leur détermination et de leur volontarisme, il est probable que l’on entendre encore parler d’eux à l’avenir…

 

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27.10.2009

Commémorations du 23 octobre 2009

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Les commémorations du 23 octobre marquaient le 20ème anniversaire du « changement de régime » en Hongrie. Alors que le pays est dans une situation économique qui plonge les Hongrois dans une misère parfois plus éprouvante que durant les années communistes, la répression politique s’intensifie lourdement à l’égard des opposants au pouvoir (qui sont les héritiers directs des dirigeants communistes des années 80 ayant réussi leur reconversion dans le libéralisme débridé).

Budahazy.jpgEn effet, il y a quelques jours avait lieu de nouvelles arrestations de la fantasmée organisation terroriste Magyarok Nyilai, dont György Budaházy serait le soi-disant leader (depuis son arrestation en juin, aucune preuve probante n’a été fournie à ce sujet, en dehors d’une vidéo bidon dont le caractère fallacieux a été rapidement démontré et a ridiculisé les autorités).

Parmi les arrestations – qui portent à 16 le nombre de personnes actuellement incarcérées et en attente de jugement – une jeune fille qui collabore à la Szent Korona Radio.

 

C’est dans ce contexte particulier qu’avaient donc lieu les commémorations de la révolution de 1956. Cette fois-ci, il n’y a pas eu de violences policières commises à l’encontre des manifestants. Il est fort probable que le travail préventif d’un certain nombre d’associations et de personnalités – dont Krisztina Morvai, député européenne du parti nationaliste Jobbik – ait incité les autorités hongroises à ne pas ordonner les habituelles violences qui ont eu lieu lors de nombreuses manifestations les trois dernières années.

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Le rassemblement du HVIM avait pour thème principal la libération des prisonniers politiques, ainsi que le « retour aux années 50 », décennie de la terreur rouge en Hongrie. Parmi les intervenants, on retiendra notamment Edda Budaházy – la sœur de György – ainsi que Rafael Gimenez, qui représentait l’Espagne (seul pays à avoir voulu aider militairement la Hongrie brièvement indépendante en octobre 1956 et en a été formellement empêché par les Etats-Unis).

images-foto_stop_986379883.jpgLe rassemblement du Jobbik avait une tonalité plus politique. Gabor Vona a évoqué la légitime fureur qui habite les Hongrois, et enverra de nombreux député du Jobbik au Parlement lors des prochaines élections législatives au printemps 2010. On notera également la présence de Bruno Gollnisch – vice-président du Front National Français – et l’annonce de la constitution d’un parti politique européen regroupant plusieurs mouvements nationaux. Le député européen autrichien Andreas Mölzer (FPÖ), initialement annoncé, n’a pu venir pour des raisons de santé. L’annonce de la constitution de cette formation politique européenne à Budapest montre que la Hongrie est redevenue – après de nombreuses années d’isolement – un centre de gravité majeur dans le concert des patriotismes européens.

 

Les mois qui viennent seront particulièrement pour l’évolution politique de la Hongrie. Il faudra suivre de près les élections législatives du printemps et devraient aboutir au retour au pouvoir des conservateurs du Fidesz, qui seront suivies en automne par les élections locales où le Jobbik pourrait emporter des communes et peut-être même des régions.

Il faudra également suivre de très près l’évolution de la répression politique à l’encontre des opposants. Il sera d’ailleurs intéressants de voir comment l’arrivée au pouvoir du Fidesz l’année prochaine infléchira la politique de terreur qui s’est installée en Hongrie depuis plusieurs mois.