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30.11.2007

Malina Hedvig se bat toujours !

 

Hedvig continue sa lutte

f4581b6d95894ddc6407f742d4e342ed.jpgMalina Hedvig, jeune hongroise de Slovaquie sauvagement agressée par deux skinheads slovaques en août 2006 car elle parlait hongrois dans la rue, a introduit une plainte devant la cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg contre les autorités slovaques car celles-ci ont agit avec elle de façon inhumaine et dégradante selon la jeune femme. Hedvig qui se bat pour la vérité, persiste et signe en disant qu'elle a été sauvagement agressée (les autorités ont un temps tenté de l'accuser d'avoir inventé cette aggression).

L'étudiante se tourne désormais vers Strasbourg car son affaire s'éternise depuis de très longs mois, et la justice slovaque traîne des pieds...

Son avocat précise que sa cliente agit avant tout pour que la cour de Strasbourg lui donne satisfaction sur le plan moral.

Source : Hongrie Info

29.11.2007

Communiqué de László Tőkés, député européen hongrois de Transylvanie

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László Tőkés, pasteur calviniste d’origine hongroise, est à l’origine du soulèvement de Timisoara de décembre 1989 qui a mis fin à la dictature de Ceausescu. Président d’honneur durant de longues années du RMDSZ (l’Union Démocratique des Hongrois de Roumanie), il a pris ses distances avec ce parti en raison de désaccords politiques avec sa direction (selon lui, le RMDSZ ne défendait pas suffisamment les intérêts et les droits à l’autonomie des Hongrois de Transylvanie).

 

 

László Tőkés a annoncé au début de l’année 2007 sa candidature aux élections européennes de Roumanie, en dissidence du RMDSZ. Les tentatives de conciliation ont été repoussées par le RMDSZ. Alors que les listes doivent recueillir 5% des suffrages pour obtenir des élus, les candidatures indépendantes ne devaient recueillir que 1/35 des suffrages exprimés, puisqu’il y a 35 députés roumains au Parlement Européen, soit 2,86% des suffrages. Malgré ce seuil plus faible, d’aucun présidaient un échec du pasteur Tőkés.

 

 

László Tőkés a pourtant recueilli près de 3,5% des suffrages sur le plan national lors des élections européennes roumaines et a ainsi été élu député européen (le RMDZ a lui obtenu 5,5% des suffrages et obtenu 2 députés). Un grand nombre de mouvement et d’associations avaient soutenu la candidature de László Tőkés, parmi lesquels le Conseil National des Sicules, le mouvement de jeunesses hongroise de Transylvanie EMI  ou de nombreux militants du HVIM.

 

 

Voici le premier communiqué de presse de László Tőkés  depuis son élection :

 

Le 25 novembre 2007, au sein de la communauté hongroise de Roumanie, la démocratie a remporté une victoire. Notre communauté nationale a profité de l’opportunité démocratique qui lui était offerte au travers de sa participation plus élevée que le reste du pays et ainsi démontré sa volonté de faire entendre ses revendications politiques.

Les élections du 25 novembre – 18 ans après la chute de la dictature roumaine – ont mis fin au régime de parti unique incarné par le RMDSZ (l’Union Démocratique des Hongrois de Roumanie) auprès des Hongrois de Transylvanie. Cela réfute la prétention de M. Béla Markó selon laquelle la volonté de la communauté hongroise de Transylvanie serait égale à celle du RMDSZ.

Ayant gagné votre confiance, étant devenu député européen, ma principale tâche sera de promouvoir les points suivants :

1.- La convergence vers le niveau des pays de l’Europe de l’Ouest pour les pays de l’ancien bloc soviétique.

2.- La véritable intégration de la Roumanie à l’Europe.

3.- L’intégration européenne de la Transylvanie , l’autodétermination des Hongrois de Roumanie,  l’autonomie territoriale du Pays des Sicules (Székelyföld) selon les principes de la subsidiarité et des droits collectifs des minorités nationales.

4.- L’intégration à l’Europe de l’ensemble des Hongrois du Bassin des Carpates.

5.- L’Europe chrétienne ! Ses valeurs spirituelles, religieuses et morales.

En plus de la représentation européenne, nous avons besoin de réformer la classe politique des Hongrois de Transylvanie, d’y mener les changements structurels évoqués lors des négociations du mois d’août 2007. L’examen de conscience, l’épuration et le renouvellement doivent être effectués, ainsi que l’union en vue des élections législatives de 2008. C’est la seule voie à suivre afin de réaliser nos objectifs.

C’est pour cela que je propose de reprendre les négociations qui ont été interrompues le 6 septembre 2007, d’établir un forum de conciliation et de créer l’accord et l’unité au sein des Hongrois de Transylvanie.

Nagyvárad/Oradea, le 26 novembre 2007.

László Tőkés

28.11.2007

Article très instructif au sujet de Béla Kun

BELA KOHN, dit BELA KUN

f5e6684ed541ccaf128ca3ba7045b9a7.jpgIl naît en 1886 dans une famille d'origine juive de Transylvanie, alors partie de l’empire austro-hongrois, aujourd’hui roumaine. Il sera agent d’assurances, peu scrupuleux puisqu’il sera accusé de détournements de fonds, puis journaliste. Pendant la 1ère guerre mondiale, il est prisonnier en Russie et, de socialiste qu’il était, devient communiste convaincu. Sur ces entrefaites, éclate la révolution d'octobre et Kun rêve aussitôt d’introduire pareille merveille en Hongrie. En mars 1918, il fonde à Moscou le groupe hongrois du parti communiste russe. Après s’être battu aux côtés des bolcheviques – la guerre civile fait rage – il rentre en Hongrie en novembre 1918, accompagné de plusieurs centaines de militants et de suffisamment d’argent, procuré par les soviets, pour financer sa révolution.

La situation est très mauvaise là-bas, les conditions de vie désastreuses. C’est dans ce contexte que Bela Kun crée le parti communiste hongrois le 4 novembre 1918 et commence immédiatement sa propagande révolutionnaire. Il lui manque cependant le soutien populaire. Se produit alors un événement qui aura de lourdes conséquences : les frontières hongroises sont modifiées par les alliés en mars 1919, amputant le pays d’une partie de son territoire. Bien sûr, les Hongrois réagissent très vivement et devant le conflit qui se profile, contre les alliés cette fois, ils se cherchent de nouveaux soutiens. L’ogre bolchevique leur tend les bras, ils s’empressent de s’y jeter. Et Bela Kun, tout naturellement, va servir d’intermédiaire.

C’est l’occasion rêvée. Il réclame aussitôt à la coalition sociale-démocrate alors au pouvoir en Hongrie, la proclamation d’une république soviétique. C’est chose faite le 21 mars 1919.Au sein du nouveau conseil révolutionnaire, qui compte 33 commissaires du peuple, Bela Kun est commissaire aux affaires étrangères. Mais en réalité, c’est lui, en tant que chef du parti communiste, qui dirige l’ensemble. D’autant que les camarades socialistes, trop confiants de bout en bout,  vont être rapidement évincés.

Voilà donc à pied d’œuvre le second gouvernement communiste, après celui de la Russie, et la deuxième révolution achevée.

Pas pour bien longtemps, cependant. Kun commence très fort en nationalisant les propriétés privées mais en refusant de redistribuer les terres aux paysans, ce qui lui aliène d’office la majeure partie de la population. A la place, il a l’idée géniale de créer des fermes collectives sur tout le territoire.

71d9bdf9c24a158690505bac1c08a943.jpgComme il est par ailleurs incapable de résoudre les problèmes aigus de logement et de ravitaillement, les choses se gâtent très vite pour lui. En juin, une tentative pour renverser les communistes avorte. En réponse, Bela Kun va instaurer la terreur rouge, avec l’aide de sa police secrète. Quelques personnalités assez sympathiques, dont nous parlerons bientôt, se signalent à cette occasion.

A cela vont s’ajouter des conflits avec les pays voisins. Ce gouvernement communiste éphémère finit par tomber le 1er août 1919, après 133 jours d’existence. Kun s’enfuit à Vienne puis de là, sera échangé en juillet 1920 contre des prisonniers autrichiens retenus en URSS.

Sa carrière est cependant loin d’être achevée. A un sujet aussi méritant, une nouvelle chance est offerte. Les soviets l’envoient en Crimée pour y diriger le comité révolutionnaire. Il s’agit de « re-bolchéviser » ces régions qui étaient contrôlées par les blancs. C’est là qu’il va commettre ses plus grands crimes, bien qu’un délicat voile d’oubli soit pieusement retombé sur ses excès.

Que faire de lui à présent ? Rappelé à Moscou, comme il est un ami de Zinoviev qui le dirige depuis sa création en 1919, il devient membre du Komintern. A ce titre, il est envoyé en Allemagne en mars 1921 pour conseiller le parti communiste allemand. Il le conseillera si bien que la grande offensive révolutionnaire du 27 mars se soldera par un échec cuisant qui mettra Lénine en fureur. Il reste cependant au Komintern et sera envoyé au cours des années suivantes, ici et là,  en Autriche ou en Tchécoslovaquie.

Sa petite idée reste de fomenter une seconde révolution en Hongrie. Mais l’heure est passée. Il se fait arrêter à Vienne en 1928 pour une bêtise de faux passeport et renvoyé une nouvelle fois à Moscou. Là, ce personnage décidément très sympathique dénoncera à la Guépéou un certain nombre de ses anciens camarades, communistes hongrois réfugiés comme lui en URSS.

Cela ne le sauvera pourtant pas car, accusé de trotskisme – un des rares crimes qui ne pardonnaient pas dans ces années-là – il fait partie des grandes purges staliniennes de 1937-38. On ne sait pas précisément à quelle date il a été exécuté, ni si cet événement s’est produit au goulag ou à Moscou. Mais cette fois, sa carrière s’arrêtera là. Pour faire bonne mesure, sa femme, sa fille et son gendre prendront, eux aussi, le chemin du goulag.

Source : Blog d'Anne Kling

27.11.2007

Nomad Polo

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26.11.2007

Victoire de László Tőkés!

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Avec 3,7% des suffrages, le candidat indépendant László Tőkés est élu député européen. Il a donc été couronné de succès et ira désormais représenter les intérêts des Hongrois de Transylvanie au Parlement Européen.

Le Parti des Hongrois de Roumanie, le RMDSZ, qui a obtenu le score étonnant de 6,2% des suffrages, décroche deux élus.

Soit un total de 3 députés européens hongrois de Roumanie.

Ces scores exceptionnels sont le fait d’une faible participation des roumains à l’élection européenne tandis que les Hongrois de Transylvanie se sont davantage mobilisés. Preuve que leur esprit national s’est réveillé et qu’ils se donnent les moyens de prendre leur avenir en main !

25.11.2007

Tous avec Tőkés !

László Tőkés, l'évêque calviniste qui se présente aux élections   européennes en Roumanie pour gagner sa place à Bruxelles, est le seul candidat indépendant. Il est aussi le SEUL à pouvoir défendre efficacement les droits des Hongrois de Transylvanie, alors que d'autres se contentent de bla bla aussi creux qu'inutiles ! Tous avec László Tőkés ce 25 novembre !

http://www.tokeslaszlo.eu/

Kedves Erdélyi magyar testvérek. Adjatok lehetõséget Tőkés Lászlónak hogy védje Brüsszelben az érdekeiteket. Õ az egyetlen megbízható ember erre a feladatra ! Minden Erdélyi magyarnak a szentkötellesége támogatni õt !
Únió Erdéllyel, Únió Tőkés Lászlóval !

24.11.2007

Reportage d'Arte sur la Magyar Garda : un concentré de propagande et d'amalguames grossiers

22.11.2007

Légo : création sympathique :-)

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16.11.2007

16 novembre 1919 : les armées contre-révolutionnaires de l'Amiral Horthy entrent dans Budapest libérée après 133 jours de dictature bolchevique

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15.11.2007

Importante victoire juridique pour les Hongrois de Transylvanie !

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A Bucarest, la plus haute cour de justice s'est prononcée en faveur de l'évêque László Tőkés dans l'affaire du terrain de sport du lycée Zsuzsanna Lorántffy de la ville de Nagyvárad (Oradea en roumain).

La cour a donc rejeté la plainte déposée contre l’homme d’église hongrois.
Florin Puscas, pope orthodoxe, avait demandé des poursuites judiciaires pour dégradation et infraction contre l'évêque Tőkés, qui en compagnie d'autres calvinistes hongrois, était entré sur le terrain de sport clôturé.

Pour rappel, ce terrain de sport, qui faisait partie intégrante de l'école par le passé, avait été confisqué en faveur des orthodoxes roumains par les autorités de la ville de Nagyvárad aux orthodoxes, privant ainsi les élèves de Zsuzsanna Lorántffy du terrain. Confiscation d’autant moins innocente que les dispositions légales européennes prévoient qu’un établissement scolaire ne disposant pas de terrain de sport extérieur, et aurait pu permettre à terme de faire fermer le lycée hongrois de la ville.

D'après les autorités paroissiales calvinistes, toute cette affaire portée en justice n'avait d'autre but que d'empêcher László Tőkés, seul candidat indépendant, de participer aux élections européennes du 25 novembre prochain.

" La décision de justice est une excellente chose car elle a rétabli la vérité, mais je ne veux pas crier victoire trop vite, il existe encore un recours pour nos adversaires. Attendons donc la fin de l'affaire. " a déclaré László Tőkés.

Cette importante victoire remportée par le pasteur Tőkés, initiateur en 1989 de la révolution anti-communiste de Roumanie, renforce sa crédibilité politique dans sa volonté de rupture avec le parti des hongrois de Roumanie, le RMDSZ, pour défendre avec plus d’énergie le droit des Hongrois, sans espérer obtenir de strapontin ministériel ou autre avantage dérisoire en rapport aux enjeux de l’Histoire qui attendent les Hongrois de Transylvanie au XXIème Siècle.

Les Hongrois de Transylvanie sont désormais à la croisée des chemins : ou bien ils entérinent leur déclin en continuant de voter pour un parti, le RMDSZ, qui ne saura enrayer ce déclin ; ou bien ils soutiennent Tőkés, le candidat du sursaut, qui aura la lourde responsabilité s’il est élu de ne pas décevoir comme l’a fait le RMDSZ.

Les sondages laissent prévoir l’élection au Parlement Européen de Tőkés. Mais il faut rester prudent avec ces instruments. En attendant, le pasteur mène une campagne électorale très dynamique et remporte des victoires pour les siens.

Verdict final le 25 novembre.

HVIM France

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