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26.09.2007
Manifestations à Budapest contre la validation des décrets Bénès (1945) par le Parlement slovaque
14 organisations et mouvements, dont la Fédération Mondiale des Hongrois (MVSZ), le parti Jobbik ou le HVIM, ont manifesté le mardi 26 septembre 2007 devant l’Ambassade de Slovaquie.
L’objet de la manifestation concernait les décrets dits Benes de 1945, qui avaient abouti à l’expropriation et l’expulsion de la totalité des Allemands des Sudètes et de très nombreux Hongrois du sud de la Slovaquie. D ’autres avaient fui de façon préventive pour éviter d’être déportés dans des camps de travail en Tchéquie.

Depuis longtemps, de nombreuses familles allemandes et hongroises tentent d’obtenir réparation du préjudice qu’elles ont subi.
En réponse à ces légitimes demandes, le Parlement Slovaque, sous l’impulsion du Parti Nationaliste Slovaque (SNS) de Jan Slota, a déclaré que les décrets Benes avaient un caractère « inviolable » !
Les manifestants ont souhaité déposer une pétition à l’ambassade de Slovaquie, mais personne ne les a reçu.

D’autres manifestations auront lieu dans les jours qui viennent, notamment dans la ville de Békéscsaba, à 200 km au Sud-Est de Budapest.
13:55 Publié dans Actualités hongroises, Persécutions antihongroises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, hongrie, slovaquie, décrets benes, hvim, jobbik, budapest
20.09.2007
Magyar Sziget 2007 - Kárpátia - Hol vagytok Székelyek? / Où êtes-vous, Sicules?
22:36 Publié dans Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hongrie, karpatia, musique, identitaire, magyar sziget, hvim, trianon
19.09.2007
Querelles de drapeaux
Nous reprenons ici l'excellent article publié sur Hongrie Info, un blog que nous vous invitons à consulter régulièrement.

Géza Radics (à gauche) à la télé
Depuis de longs mois, une polémique a éclaté en Hongrie entre les socio-libéraux au pouvoir et l'opposition, au sens large du terme. Cette polémique s'articule autour de l'utilisation par les opposants au régime actuel du drapeau de la dynastie des Árpád (première famille régnante en Hongrie), lors des manifestations.
Les socio-liberaux estiment que ce drapeau est un symbole fasciste (le drapeau du mouvement nazi hongrois, installé par Hitler, avait des bandes blanches sur un fond rouge); argument qui est réfuté par la droite et l'Histoire !
A ce propos, l'éminent Géza Radics, qui a écrit de nombreux livres sur les origines des Magyars, était l'invité en compagnie de György Gergely Gyetvai, président de l'Organisation mondiale des Hongrois section de Budapest (MVSZ en hongrois), de la télévision Árpádhir.
Le MVSZ désire que le drapeau historique de la Hongrie soit reconnu comme deuxième drapeau officiel du pays.
Selon monsieur Radics, le pouvoir actuel attise la haine contre le drapeau Árpád, qui a au moins 1100 ans, pour créer un amalgame avec l'éphémère régime fasciste hongrois de 1944-45.
Il fait remarquer qu'en 1981, donc en plein communisme, des timbres et des cartes postales reprenant les drapeaux historiques de la Hongrie avaient été édités. Le drapeau Árpád y figurait, et il n'avait pas causé de soucis au pouvoir communiste de l'époque… Alors si dans le passé totalitaire du pays, il n'y avait pas d'amalgame entre le drapeau Árpád et celui des fascistes, pourquoi en faire aujourd'hui ?
Monsieur Gyetvai précise à ce sujet que le drapeau tricolore rouge, blanc, vert, est une schématisation du blason historique de la Hongrie ; blason qui comporte les bandes rouges et blanches comme le drapeau Árpád…
L'historien rebondit sur le sujet en affirmant que les socio-liberaux désirent couper le peuple hongrois de ses racines en lui enlevant tous les symboles du passé : le drapeau des Árpád, le Turul (il y a eu plein de problèmes avec les statues de cet oiseau mythique en Hongrie), la couronne royale…
Le drapeau historique n'est qu'un prétexte pour ôter tout sentiment national du cœur des Hongrois affirment les deux hommes.
"Dans un monde de mensonges et d'ignorance, on ne ressent plus l'envie de connaître son passé" dit l'historien.
Cette querelle peut sembler anodine pour ceux qui habitent en dehors de la Hongrie, mais elle symbolise bien le profond malaise du pays. Il y a d'un côté les socialistes et les libéraux qui imposent une vie à l'image de la globalisation mondiale, une vie où ne compte que le profit en oubliant l'individu, et de l'autre, les mouvements conservateurs désireux de ne rien céder des valeurs et des symboles du passé.
Comme le dit Géza Radics, "si nous ne tenons plus à notre passé, si nous le méprisons, il nous est impossible de nous unir autour de valeurs communes. Sans union, il est impossible d'aller de l'avant, et tout est perdu."

Le drapeau historique qui a plus de 1000 ans...

Le drapeau du parti nazi hongrois (44-45) ... Pas d'amalgame car si l'on souhaite faire des comparaisons stupides alors on peut continuer avec celui-ci aussi...

23:05 Publié dans Actualités hongroises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arpad, drapeau, hongrie, politique, histoire, budapest, croix flechées
18.09.2007
Le siège du parti libéral hongrois attaqué au cocktail Molotov dans le 11ème arrondissement de Budapest
Tandis que depuis samedi dernier les manifestations anti-gouvernementales ont repris à Budapest, avec le premier anniversaire des émeutes de la nuit du 17-18 septembre 2006, on apprend à l’instant par Kuruc Info que le siège du parti libéral hongrois SZDSZ (membre de la coalition gouvernementale) dans le 11ème arrondissement de Budapest a été attaqué au cocktail molotov. Le cocktail n’a toutefois pas explosé.
13:00 Publié dans Actualités hongroises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cocktail molotov, manifestations, émeutes, hongrie, politique, budapest, gyurcsany
17.09.2007
A lire dans Synthèse Nationale n°5 (automne 2007)
Retrouvez dans le cinquième numéro de Synthèse Nationale un article de Nicolas de Lamberterie, Président du HVIM France, consacré au Magyar Sziget, le plus grand festival nationaliste d’Europe.
Et n’oubliez pas non plus de consulter régulièrement www.synthesenationale.com
22:50 Publié dans Actualités du HVIM France, Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, hongrie, magyar sziget, synthese nationale, identitaire, hvim
16.09.2007
A lire dans War Raok

La revue trimestrielle War Raok, organe de qualité tout en couleurs du parti nationaliste breton ADSAV !, consacre un grand article sur la question des minorités hongroises, écrit par Nicolas de Lamberterie, Président du HVIM France.
19:20 Publié dans Actualités du HVIM France, Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, hongrie, bretagne, adsav, hvim, toroczkai, war raok
15.09.2007
Deux grands copains

23:13 Publié dans Actualités hongroises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, hongrie, sarkozy, ump, gyurcsany, hvim
13.09.2007
Des roumains prêts à tout ?
Il arrive parfois de faire des découvertes étonnantes. C’est le cas à la lecture du livre du maire d'Orange Jacques Bompard, „Le Pen contre le FN”, ancien membre important du Front National.
Quel rapport avec les questions hongroises traitées par ce blog? Voici l’extrait en question :
1984 : le Front National réussit sa première grande percée nationale. Il obtient 5 députés européens. L’un d’entre eux est Gustav Pordea. Il est choisi et imposé par Jean-Marie Le Pen contre l’avis de tous. Présenté comme une victime du communisme, ce Roumain d’origine est, en fait, soupçonné d’entretenir d’étroites accointances avec le régime de Ceausescu. Paradoxalement, il grenouille aussi dans les eaux anticommunistes de la secte Moon. Où est la vérité ? En tous cas, le personnage est trouble, sort de nulle part et, une fois élu au parlement européen, ne s’intéressera qu’à la défense de la Transylvanie roumaine en butte aux revendications identitaires hongroises. On chercherait en vain l’intérêt pour le Front National d’envoyer un tel représentant à Strasbourg. Pour le Front national… mais pour Le Pen ?
1984: A Front National eléri első nagy nemzeti sikerét. 5 képviselő az európai parlamentben. Egy közülük Gustav Pordea. A többiek véleménye ellenére Jean-Mari Le Pen választotta ki és támogatta. A kommunizmus áldozataként lett bemutatva, ezt a román származásút, valójában azzal gyanúsították, hogy szoros kapcsolatot folytat Ceaucescu rezsimével. Paradox módon, az antikommunista Moon szektában is intrikál. Hol az igazság? Mindenesetre a személye gyanús, semmilyen sors, egy alkalommal választották be az európai parlamentbe és csak a román érdek védelme érdekelte Erdély magyar érzelmű visszakövetelőivel szemben. Hiába keresnénk az FN érdekét, hogy egy olyan képviselőt küldenek Strasbourgba. Az FN számára… és Le Pen számára?
19:20 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gustav pordea, jacques bompard, roumanie, hongrie, transylvanie, identitaire, fn
10.09.2007
Comment Kassa (Kosice) a été arrachée à la Hongrie en 1920

La Cathédrale Sainte Elisabeth de Kassa
Lorsque les Tchèques, par la voix de Bénès, avaient réclamé, le 5 février 1919, comme étant de population purement tchèque, la ville en réalité purement hongroise de Kassa, Lord Balfour – averti par des amis magyars – avait alors émis des doutes. Ses arguments, ses chiffres avaient ému non seulement la masse des plénipotentiaires, mais Clemenceau lui-même. Il avait été décidé qu’une commission neutre se rendrait sur place pour vérifier si la situation ethnique, à Kassa, était réellement conforme aux documents que présentait Bénès.
Beau joueur, celui-ci s’était rallié avec empressement à cette décision.
Les « experts » furent désignés. Grâce à Tardieu, que soutint Wilson, une fois de plus roulé par le colonel House, on choisit deux Américains, Robert Kamev et Edouard Karmezin.
Arrivés à Kassa, alors occupée par les troupes tchèques, Kamev et Karmezin y furent reçus par le préfet, Sekac. Un policier tchèque, Hanzalik, fut chargé de les piloter.
Hanzalik s’entendit d’autant mieux avec les deux Américains que l’un et l’autre – ce qu’on avait omis de dire à Trianon – étaient en réalité des Tchèques, naturalisés Américains, l’un depuis deux ans, l’autre depuis huit mois… Tous deux, au surplus, étaient des camarades d’enfance de Bénès.
Le récit de leur « mission » fut fait par Hanzalik lui-même, en octobre 1929, au cours du procès en haute trahison intenté devant le tribunal de Bratislava au Dr Tuka, chef des autonomistes slovaques (1).
Devant les juges de Bratislava, Hanzalik, témoin à charge cependant, mais témoin trop bavard, exposa, au milieu des rires de l’auditoire, comment les deux experts étaient partis ostensiblement pour enquêter… et n’avaient pas dépassé la plus proche auberge où ils avaient passé une semaine à festoyer aux frais de la Conférence… Le procès-verbal où ils affirmaient que, toutes vérifications faites, les documents présentés par Edouard Bénès correspondaient exactement à la réalité, fut établi par eux, en collaboration avec Hanzalik, dans une chambre de l’Hotel Salk, à Kassa.
Sur le vu de ce procès-verbal, plus de cent mille Hongrois, d’un trait de plume, furent déclarés Tchèques.
Le plébiscite qu’ils réclamaient leur fut refusé (2).
(1) Le Dr Tuka « qui défend sa patrie et sa nation contre les Tchèques au prix de son honneur, de sa liberté et de sa vie » comme l’écrivait au lendemain de l’arrêt le chef du parti populaire, le Dr Hlinka, député au Parlement tchécoslovaque, fut condamné à quinze ans de travaux forcés.
(2) « Nous avions à choisir entre le referendum et la création de la Tchécoslovaquie » - (A. TARDIEU : La Paix ; Paris, 1921.)
Henri Pozzi, Les Coupables (pages 315-317), 1935
09:25 Publié dans Le Diktat de Trianon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, hongrie, slovaquie, tchecoslovaquie, kassa, kosice, histoire
03.09.2007
Le destin hongrois de la Transylvanie d’un point de vue français / Erdélyi magyar sors francia szemmel
Version hongroise / Magyar verzió
Le journal Reggeli Újság (Le Journal du Matin) est le plus grand quotidien de langue hongroise de la région de Nagyvárad (Oradea en roumain), peuplée par une grande minorités hongroise. Actuellement, la ville de Nagyvárad est peuplée de 28% de hongrois (contre plus de 90% en 1914).

Nagyvárad est la ville en rouge dans le cercle blanc
A l’occasion de la venue à Nagyvárad de Nicolas de Lamberterie, Président du HVIM France, Reggeli Újság a souhaité l’interviewer.
Nicolas de Lamberterie est étudiant à l’école de sciences politiques de Strasbourg, où l’accent est mis sur l’étude du droit et de l’histoire de l’Union Européenne. Il s’intéresse notamment à la défense des droits des minorités en Europe.
À vrai dire, il n’est pas très satisfait de la politique de défense des minorités par l’Union Européenne, car cette politique ne soutient pas les minorités nationales mais les minorités immigrées d’Asie et d’Afrique. Il prépare actuellement une étude sur le projet d’autonomie des Sicules hongrois de Transylvanie. C’est sur ce sujet que nous avons discuté avec ce jeune homme français, et de façon plus générale sur sa vision du combat des minorités hongroises pour leurs droits.
Comment avez-vous été amené à vous intéresser au problème des minorités hongroises?
Il y a trois ans, je suis venu pour la première fois en Hongrie en simple touriste. C’est au travers de mon guide de tourisme que j’ai appris l'existence des minorités hongroises vivant dans des parties arrachées de la Hongrie par le Traité de Trianon.
J’ai acheté un tee-shirt dans une librairie identitaire sur lequel il y avait le site Internet du HVIM (Mouvement de Jeunesse des 64 Comtés). C’est comme cela que j’ai pris contact avec eux et que j’ai été invité au festival Magyar Sziget, auquel je me suis rendu. J’y ai rencontré de nombreux hongrois vivant en dehors de la Hongrie, et ainsi pu avoir connaissance des nombreux problèmes des minorités hongroises, et des divers projets d’autonomie pour ces minorités.
Depuis que vous avez connaissance des problématiques des minorités hongroises, vous, français, avez décidé d’agir en leur faveur. Quelles ont été jusqu’à présent vos actions ?
L’an dernier, le 4 juin, j’ai organisé avec le HVIM une manifestation à Versailles, au Palais de Trianon, lieu de la signature du Diktat. Si le concert de Kárpátia a eu un grand succès parmi les nombreux manifestants, on ne peut pas en dire autant pour hôteliers à qui nous avions loué la salle où nous avons organisé le concert, et il est peu probable que nous y soyons de nouveau les bienvenus.
C’est à cette occasion que les nationalistes français ont pu découvrir le HVIM et des problématiques qui leur étaient jusqu’alors quasiment inconnues. Le HVIM a ce jour distribué des milliers de tracts en plusieurs langues à destination des touristes du château de Versailles, pour expliquer la raison de leur manifestation.
Hélas, l’événement n’a pas été très diffusé par les médias. En revanche, cette manifestation a crée une habitude, puisque cette année des hongrois vivant en France sont retournés à Versailles le 4 juin.
Le HVIM est devenu plus connu en France avec les émeutes de septembre 2006. Je m’occupe du site Internet www.hvim.fr où l’on peut trouver diverses informations concernant les actualités hongroises (notamment les émeutes de septembre et leurs suites, ou l’affaire du lycée hongrois Lorántffy Zsuzsanna de Nagyvárad).
J’organise également en France des conférences sur l’histoire et les actualités de la Hongrie, et la situation des minorités hongroises. J’ai notamment tenu une conférence en novembre dernier à Paris en présence de Hilde de Lobel, député du Vlaams Belang au Parlement flamand, et de Robert Spieler, ancien député au Parlement Français et Président du mouvement régionaliste Alsace d’Abord.
Enfin, en automne dernier, j’ai organisé à Strasbourg une commémoration de la Révolution de 1956 avec les deux personnalités politiques citées ci-dessus.
Comment les Français voient-ils le combat des hongrois de la Transylvanie pour obtenir leur autonomie ?
Hélas, les français dans leur grande majorité n’ont pas connaissance de ces questions, et n’ont donc pas d’opinion dessus.
Quelle est votre opinion sur le groupe nationaliste (Identité, Tradition, Souveraineté) qui vient de voir le jour au Parlement Européen ? En effet, ce groupe a été crée par des partis radicaux ayant des intérêts contradictoires : le Parti de la Grande Roumanie est partisan de l’Etat-Nation, tandis les flamands du Vlaams Belang sont en opposition totale avec cette idée.
Ce groupe est une nécessité matérielle et technique pour chacune de ses composantes. Il a été crée pour que ces partis aient à leur disposition davantage de poids politique et de moyens matériels qu’ils n’en ont en étant sans groupe parlementaire.
Le point d’accord de tous les mouvements composant le groupe ITS est le combat contre l’immigration massive en provenance du Tiers-Monde, qui est assurément le problème le plus grave pour l’Europe de l’Ouest.
Toutefois, en raison des divergences idéologiques sur la conception de l’Etat que vous venez d’évoquer, l’existence à long terme de ce groupe ne me semble pas certaine.
Vous êtes pour la première fois en Transylvanie. Quelles sont vos premières impressions?
J’ai remarqué que dans cette région habitée par deux peuples, le bilinguisme est inexistant, en dehors des magasins frontaliers afin d’attirer la clientèle hongroise.
Je perçois la volonté de l’Etat roumain visant à empêcher les hongrois de conserver leur identité. Volonté qui ne se manifeste pas de façon directe, mais insidieuse.
Par exemple, sur le panneau racontant l’histoire du château de Nagyvárad, il n’est nulle part mentionné que le Roi de Hongrie Saint Ladislas (1077-1095) est hongrois, ni même qu’il est le fondateur de la ville. Une personne n’ayant pas de connaissances minimales sur l’Histoire de la Hongrie sera donc amenée à penser que Ladislas était probablement roumain.
Je remarque aussi que les bâtiments de l’époque de la monarchie austro-hongroise sont dans un état lamentable, tandis que de gigantesques et flamboyantes églises orthodoxes poussent comme des champignons avec le soutien financier de l’Etat roumain.
Les moyens utilisés par les Hongrois de la Transylvanie pour la reconnaissance de leurs droits et de leur identité vous semblent-ils suffisants ?
La chose la plus importante pour les Hongrois est de conserver leur langue maternelle. En France, les bretons ou les alsaciens ont perdu l’usage de leur langue maternelle, et ainsi perdu l’essentiel de leur identité.
Par ailleurs, il faut avoir des objectifs réalistes, comme par exemple l’autonomie du Pays des Sicules. Ce projet sera largement renforcé si László Tőkés est élu député européen.
Je pense aussi que la terre appartient à ceux qui y habitent : il est donc du devoir des hongrois d’avoir des familles nombreuses.
Enfin, les Hongrois, quelles que soient les frontières, doivent continuer à vivre selon leurs valeurs et leurs traditions, comme si le Diktat de Trianon ne les avait jamais coupé de leur patrie.
Entretien réalisé par Tibor Létai pour Reggeli Újság du 22 août 2007
19:55 Publié dans Actualités du HVIM France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, hongrie, transylvanie, oradea, nagvárad, reggeli újság, nicolas de lamberterie


