08.07.2009

Intensification de la répression contre les patriotes en Hongrie et extrême violence policière

83_0.jpg

Depuis le succès du parti nationaliste Jobbik aux dernières élections européennes (14,77% des suffrages), la repression d’Etat contre les patriotes hongrois ne cesse de grandir :

         - arrestation pour motifs fallacieux (« activités terroristes ») de György Budaházy (en réalité, celui-ci avait crée un comité de soutien financier pour le groupe terroriste Magyarok Nyilai dont les membres avaient été appréhendés quelques semaines plus tôt)

         - interdiction de la Garde Hongroise en Cour d’Appel (le jugement sera toutefois contesté devant l’équivalent hongrois de la Cour de Cassation, devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg), avec interdiction de tout rassemblement en uniforme

 

Face à ces tentatives d’intimidation de plus en plus prononcées, les Hongrois n’étaient pas décidés à se laisser faire :

         - ce samedi 4 juillet, le HVIM (soutenu par diverses organisations, dont le Jobbik ou la Garde Hongroise dissoute) organisait une manifestation de soutien à Budaházy

         - le même jour, la Garde Hongroise organisait un rassemblement sur la place Déak Ferenc à Budapest : d’abord venus en civil, les membres de la Garde ont ensuite enfilé leur uniforme, ce qui a provoqué l’attaque brutale de la Police alors que les membres de la garde s’étaient pacifiquement assis sur la place

 

Les violentes attaques de la Police ont abouti à plus de 200 arrestations, ainsi qu’à l’incarcération du Président du Jobbik, Gabor Vona, qui a tenu à se montrer solidaires de la Garde malgré les risques encourus.

Vona_eloallitas.jpg

Les charges de la police ont également fait plusieurs blessés graves, qui ont du être réanimés après être tombés dans les pommes (notamment en recevant des attaques de gaz en plein visage).

 

Krisztina Morvai – députée européenne du Jobbik – est venue dans la nuit rendre visite aux prisonniers et faire pression sur les autorités.

 

La Garde et le Jobbik ne renoncent pas : ils organiseront un nouveau rassemblement ce samedi 11 juillet à 17h, sur la Place de la Liberté.

Quelques vidéos et photos :

 

21.06.2009

Arrestation de György Budaházy pour « activités terroristes » !

budahazytkiserik.jpg

Depuis le succès du Jobbik aux élections européennes (15% des voix), le régime hongrois aux mains des socialistes (qui étaient aux commandes du régime communiste et ont habilement tourné leur veste de 1989) semble pris de panique et veulent « frapper fort ».

 

La Police vient d’arrêter György Budaházy, célèbre activiste patriote hongrois, et de le mettre en prison pour une durée d’un mois en attendant que l’enquête pour « activités terroristes » avance. Ils soupçonnent en effet Budaházy de faire partie du groupe terroriste « Magyarok Nyilai » dont les membres ont récemment été arrêtés (ce groupe avait notamment lancé des cocktails Molotov sur des bureaux du parti socialiste hongrois).

 

György Budaházy s’est rendu célèbre par diverses actions : il avait crée en 2001 le mouvement révisionniste hongrois, qui avait durant plusieurs mois mené de bruyantes campagnes contre le Traité de Trianon ; il a en avril 2002 organisé le blocage du pont Elisabeth à Budapest pour contester le résultat des élections législatives remportées par les socialistes mais entachées de très nombreuses irrégularités ; il avait participé en 2006 à l’attaque du monument à l’honneur de l’Armée Rouge et avait été en cavale pendant plus de 6 mois (humiliant la police hongroise incapable de le retrouver) ; en 2007 il a fondé avec László Toroczkai le mouvement Hunnia.

 

La maison de Budaházy (qui habite dans un petit village à côté de Budapest) a dores et déjà été perquisitionnée, pour rechercher des éléments matériels pouvant l’accuser. Cette affaire ressemble très fortement à l’affaire de Tomcat, un autre activiste célèbre, qui avait été désigné en 2007 comme « terroriste numéro 1 » et soupçonné de fabriquer des bombes (la police lui avait reproché d’avoir divers produits ménagers que chacun a chez soi, pour étayer l’accusation de fabrication d’explosifs…). L’affaire de Tomcat avait finalement été classée sans suites.

 

Il est encore difficile de savoir sur quoi aboutira l’affaire Budaházy. Celui-ci dirigeant une association de tir à l’arc, peut-être la justice tentera de l’accuser de préparer des attentats et un coup d’Etat avec ses flèches et ses arcs…

 

La mobilisation en faveur de Budaházy a été immédiate, l’ensemble des mouvements et personnalités du nationalisme hongrois (Jobbik, Garde Hongroise, HVIM) s’étant prononcé en sa faveur et ayant organisé une première manifestation de soutien vendredi matin, et en préparant de nouvelles. Le Dr. Tamás Gaudi sera l’avocat de Budaházy.

 

Liberté pour Budahazy.JPG
Tags dans Budapest : Liberté pour Budaházy!

Cette nouvelle affaire, loin d’affaiblir le camp national hongrois, donnera assurément une opportunité supplémentaire aux nationalistes de se faire entendre et de dénoncer un pouvoir socialiste dont les heures sont comptées (les législatives d’avril 2010 devraient donner un raz-de-marée des conservateurs, tandis que les socialistes au pouvoir pourraient même n’être plus que la 3ème force politique du pays si le Jobbik poursuit sa lancée sur son extraordinaire dynamique).

 

 

Affaire à suivre, donc…

 

Quelques photos de Budaházy :

HVIM-taborban.jpg
2001 : création du mouvement révisionniste hongrois
Erzsebet_hidon2002.jpg
Blocage du pont Elisabeth en avril 2002
budahazy.jpg
007236.jpg
Empêché sans raisons de circuler le 23 octobre 2008
21072_6.jpg
Lors d'une arrestation "musclée"
betyár lovon.JPG
György Budaházy : un homme libre, farouchement ancré dans les traditions de son peuple

08.06.2009

Elections européennes : incroyable carton du Jobbik!

morvaiszavaz.jpg

Les élections européennes de ce dimanche 7 juin 2009 ont donné des résultats supérieurs à toutes les espérances du parti nationaliste Jobbik.

Alors que le franchissement de la barre des 5% - donnant droite à un élu au Parlement Européen - aurait déjà constitué une performance, le Jobbik a réalisé un score complètement inattendu : 14.77%!

Ce superbe score donne 3 députés européens au Jobbik, des perspectives très bonnes pour les prochaines élections législatives d'avril 2010 et l'espérance de prendre de nombreuses mairies de villes de taille moyenne aux municipales de l'automne 2010.

L'autre bonne nouvelle est l'échec cuisant du parti libéral SZDSZ, tandis que le parti centriste MDF s'est de façon surprenante maintenu de justesse au-dessus de la barre des 5%.

Résultats finaux officiels :

FIDSZ-KDNP (conservateurs), 56.37 : 14 élus
MSZP (socialistes), 17.37 : 4 élus
Jobbik (nationalistes), 14.77 : 3 élus
MDF (centristes), 5.30 : 1 élu
LMP-HP (parti humaniste), 2.60 : 0 élu
SZDSZ (libéraux), 2.16 : 0 élu
Munkáspárt (communistes), 0.96 : 0 élu
MCF (parti des tziganes), 0.47 : 0 élu

13.05.2009

Commémoration traditionnelle du Diktat de Trianon

junius_6.jpg

La traditionnelle commémoration du Diktat de Trianon organisée par le HVIM aura lieu cette année le samedi 6 juin.

Comme les autres années, le défilé partira de la place Felvonulási tér à 16h32, heure exacte de la signature du Traité.

 

Cette manifestation aura lieu à un moment charnier :

 

- elle marquera la conclusion de l'énorme tournée dans l'ensemble du Bassin des Carpathes entreprise par László Toroczkai en janvier, avec plus d’une soixantaine de meetings ayant permis un développement exceptionnel du HVIM, aussi bien en terme de nombre d’adhérents recrutés que de sections nouvelles fondées

 

- cette manifestation a lieu la veille des élections européennes qui pourraient voir le parti nationaliste Jobbik faire une grande percée dans la vie politique hongroise ; un meeting réunissant les leaders du Jobbik et des différents mouvements politiques non-électoraux ou journaux patriotiques a dores et déjà été annoncé pour le dimanche 14 juin à Szeged, afin de définir une stratégie commune d’action lors des années à venir et des scrutins législatifs et locaux qui auront lieu en 2010 en Hongrie

 

04.05.2009

Incroyable campagne du parti libéral contre le Jobbik

SZDSZ-oriasplakat1.jpg

A un mois des élections européennes en Hongrie, dont le parti conservateur Fidesz sortira grand vainqueur et le parti socialiste (Mszp) fortement diminué, les enjeux sont de tailles pour trois autres formations politiques :

         _ pour le parti libéral (Szdsz) et le MDF (Forum Démocratique Hongrois), qui disposent de députés au Parlement Hongrois, l’enjeu sera tout simplement celui de leur survie : si ils ne passent pas la barre des 5%, ils disparaitront probablement de la vie politique hongroise en devenant des satellites de second ordre du parti socialiste ou du Fidesz ; le Szdsz et le MDF sont actuellement à 1 ou 2% dans les sondages

         _ pour le parti nationaliste Jobbik, l’enjeu est celui de sa percée politique et de son affirmation en tant que troisième force politique du pays ; le Jobbik est actuellement à 5% dans les sondages

 

Ces enjeux ont été bien compris par le parti libéral qui lance – pour des couts énormes dont on se demande bien avec quel argent cela est pris en charge – une campagne désespérée dont le slogan est : « Qui sera la troisième force ? ».

 

Ces affiches posent les questions suivantes : Qui décide de l’économie ? Qui décide de l’avenir du pays ? Qui décide de la loi ? Comme si les travailleurs hongrois, esclaves des multinationales qui ont racheté la Hongrie, décidaient encore de quelque chose par rapport à l’avenir de la Hongrie…

SZDSZ-oriasplakat2.jpg
SZDSZ-oriasplakat3.jpg

15.04.2009

Vidéo des échauffourées du mardi 14 avril à Budapest (manifestations contre la nomination d'un nouveau Premier Ministre socialiste)

12.04.2009

László Toroczkai expulsé de Roumanie!

20070308toroczkai2.jpg

Ça semble ne jamais vouloir s’arrêter… Les dernières semaines se répètent pour les militants du HVIM : untel expulsé de Serbie, un autre de tel pays, etc…

Alors qu’il est déjà banni de Slovaquie, de Serbie et du Canada, le fondateur du HVIM László Toroczkai vient d’être banni de Roumanie (il a été – comme les membres du HVIM en Serbie il y a deux semaines – empêché de passer la frontière et a immédiatement reçu une notification d’interdiction de territoire, sans justification particulière).

Toroczkai tente actuellement de faire contester cette décision devant la justice roumaine. Il a demandé l’appui du député européen transylvain László Tökés.

Il faut savoir que ces interdictions de territoire se font avec la complicité la plus directe de la police secrète hongroise (NBH) qui avait même fourni une liste des dirigeants du HVIM aux autorités serbes, pour les empêcher de passer la frontière hungaro-serbe et les bannir du territoire sur le champ le cas échéant.

Par ailleurs, le Premier Ministre slovaque Fico a lui-même déclaré qu’il ferait tout pour empêcher le HVIM de continuer ses activités politiques en Slovaquie en faveur de la jeunesse hongroise qui y vit.

Il est à noter que Fico dirige la Slovaquie en coalition avec le parti populiste et chauviniste SNS de Jan Slota – qui passe l’essentiel de son temps à vomir sur la minorité hongroise du sud de la Slovaquie mais ne souffle mot sur la criminalité tsigane en Slovaquie et a voté pour l’adoption du Traité de Lisbonne).

Toutes ces manœuvres visent à empêcher le bon déroulement de la tournée de recrutement de László Toroczkai entamée en janvier et qui se terminera en juin.

A défaut de pouvoir se réjouir de ce nouveau bannissement scandaleux (si ça continue László Toroczkai ne pourra plus sortir de la Hongrie qu’en avion…), c’est au moins une « marque de reconnaissance » des adversaires du HVIM de sa puissance et de la crainte qu’il inspire, d’où l’obligation d’employer des moyens immoraux et illégaux pour tenter de freiner son activité.

IMG_3274.jpgPas sûr toutefois que cela réussisse : lorsque Toroczkai avait été banni une première fois de Serbie en 2004, le nombre de sections du HVIM en Voïvodine était passé de 4 à 15. Concernant la Transylvanie (actuellement en Roumanie depuis le Diktat de Trianon), le nombre de sections et d’adhérents du HVIM a doublé depuis le mois de janvier (grâce notamment au remarquable travail du vice-président du HVIM et responsable de la Transylvanie, Ferenc Attila Lokodi).

Bref, quelles que soient les méthodes employées, les autorités hongroises, serbes, slovaques et roumaines auront encore du pain sur la planche pour faire céder le HVIM et son infatigable et courageux leader László Toroczkai !

09.04.2009

Le Jobbik continue de grimper

jobbik_plak-150_thumb.pngA moins de deux mois des élections européennes du 7 juin, il semble de plus en plus probable que le parti nationaliste Jobbik fera son entrée au Parlement Européen, et par conséquent une percée dans la vie politique hongroise.

Ainsi pour la première fois, un sondage Ipsos situe le Jobbik à 5% des voix, seuil pour entrer au Parlement Européen comme au Parlement National. La côte du Fidesz (conservateurs) serait largement supérieure à 50% des voix, tandis que celle du parti socialiste (MSZP) au pouvoir serait d’environ 25%.

L’autre bonne nouvelle de ce sondage est que le parti libéral (SZDSZ) serait largement en dessous de 5% des voix et serait donc hors du prochain parlement. A titre d’exemple, ce parti proposait notamment il y a quelques années d’abaisser l’âge légal pour permettre à des mineures de jouer dans des films pornographiques… Le SZDSZ, qui dirige Budapest depuis 20 ans avec son maire Gabor Demszky et a transformé cette ville en une véritable Sodome et Gomorrhe de la Hongrie, mène actuellement une gigantesque et très onéreuse campagne de publicité très visible dans tout le pays. Sachant que ce parti est relativement faible, on peut imaginer que les dizaines de millions d’euros nécessaires à cette gigantesque campagne ne sont pas venus que des seules subventions officielles du parti, mais de puissances politico-financières qui ont un intérêt vital à ce que le SZDSZ continue son œuvre de destruction (que l’on pourrait qualifier de satanique).

Par ailleurs, une élection municipale avait lieu le 5 avril à Ajka, une ville de 35.000 habitants à l’ouest de la Hongrie. Le Jobbik y a obtenu le résultat exceptionnel de 18,92% des voix, tandis que le Fidesz (conservateurs) remportait l’élection avec 52% des voix et que le MSZP (parti socialiste au gouvernement) obtenait 25% des voix.

Ajka.JPG

Ce résultat exceptionnel permet d’ailleurs d’espérer que dans les prochaines années, le Jobbik (qui est déjà devenu la troisième force politique du pays) soit en mesure de dépasser le parti socialiste qui semble se disloquer de lui-même et va s’effondrer aux prochaines élections législatives de 2010.

29.03.2009

Razzia serbe anti-hongroise en Voïvodine !

Rappel : la Voïvodine est une région actuellement serbe qui a été partie intégrante du Royaume de Hongrie pendant mille ans. Après la première guerre mondiale, cette région a été annexée par la Yougoslavie au terme du Diktat de Trianon. Les Hongrois constituent encore de nos jours 15% de la population - malgré les nombreux massacres et exils - : voir cet article pour en savoir plus sur l'histoire de cette région.

 

Il y a près d’un an László Toroczkai – fondateur du HVIM – était expulsé de Serbie pour deux ans après avoir été victime d’une agression préméditée à Szabadka (Subotica en serbe) : voir l’article et la vidéo de mai 2008.

 

sajttajgyulalaci.jpg
Conférence de presse de Gyula Zagyva et Laszlo Toroczkai devant l'ambassade de Serbie à Budapest (vidéo ici)

Néanmoins, cela ne suffit pas aux autorités serbes qui désormais ne semblent plus se soucier d’un quelconque aspect de légalité pour justifier leurs actions.

La tournée de recrutement de 6 mois du HVIM dans l’ensemble du Bassin des Carpathes devait passer en Voïvodine cette semaines. Les autorités serbes – assistées par les services secrets hongrois – en ont décidé autrement : c’est ainsi que jeudi 26 mars, le Président du HVIM Gyula Zagyva a été empêché de passer la frontière hungaro-serbe. Son véhicule a d’ailleurs été intégralement fouillés, et toutes les affaires s’y trouvant n’ont pas été rendues.

Ensuite, Gyula Zagyva a reçu une interdiction de territoire serbe de deux années. Aucun motif n’a été invoqué, si ce n’est – c’est indiqué ainsi sur le papier – l’évocation d’une ancienne loi qui dit que les ressortissants étrangers qui ne respectent pas les lois de la République Socialiste de Yougoslavie peuvent être bannis du territoire ! On croit rêver…

En conséquence, la tournée du HVIM en Voïvodine a été annulée.

 

Le vendredi 27 mars, la razzia continue : un concert est prévu à Szabadka (Subotica) d’un groupe de metal hongrois (Pokolgép). Précisons que ce groupe n’est absolument pas politique. Mais comme c’est un groupe hongrois, ça en fait déjà trop pour les autorités serbes qui interdisent le concert au dernier moment, et déploient des effectifs de police ahurissants. Quelques dizaines de jeunes vont alors passer la soirée dans un bar à Szabadka : soudainement, les policiers serbes débarquent et embarquent sans motif ces jeunes pour quelques heures au poste…

 

Pendant ce temps, d’autres membres hongrois du HVIM sont bannis du territoire : ils se rendaient à la Maison de l’Espérance qui est en cours de construction dans la Voïvodine. D’après le témoignage de Barnabas Kotai, les douaniers serbes disposaient d’une liste fournie par le NBH (les services secrets hongrois). Fouille intégrale du véhicule, fouille des personnes étant dans le véhicule, et tarif de groupe : les trois hongrois reçoivent eux aussi une interdiction du territoire serbe de deux années (avec la même mention que pur Gyula Zagyva – à savoir un non-respect des lois de la République Socialiste de Yougoslavie…).

 

De nombreux militants du HVIM en Voïvodine (qui, eux, ont la nationalité serbe) ont également été l’objet de persécutions, recevant des « visites de courtoisie » de la police serbe. Diverses intimidations ont eu lieu ces derniers jours à leur encontre. Rien de très grave pour l’instant, mais hélas rien ne dit que les hyènes déchaînées ne vont pas encore frapper…

 

 

La réaction s’organise toutefois : dans les jours et les semaines qui viennent, diverses manifestations auront lieu en Europe et dans le monde pour manifester contre la terreur serbe en Voïvodine. Les responsables du HVIM vont quant à eux interpeller les élus européens hongrois du Fidesz (en espérant d'ailleurs que bientôt ils recevront l'aide des députés européens du Jobbik - si ceux-ci sont élus en juin), ainsi que les députés européens hongrois de Transylvanie, pour interpeller l'Union Européenne sur les événements en Voïvodine.

Informations en ligne à ce sujet dès que possible…

 

 

Article à diffuser (mentionner la source : www.hvim.fr )

16.03.2009

Compte-rendu des événements de la Fête Nationale Hongroise du 15 mars

_MG_9096c.jpg

Le 15 mars (révolution de 1848-49 contre les Habsbourg) est une fête nationale en Hongrie, aussi importante que le 23 octobre (révolution de 1956 contre les Soviets).

 

Depuis les événements de septembre 2006 (émeutes nationalistes suite à la révélation des mensonges du gouvernement) le 15 mars est une journée de tensions où la Police cogne et charge sans compter et sans trop réfléchir…

 

 

Cette année n’a pas échappé à la règle. Le régime et le gouvernement – de plus en plus à l’agonie – n’avaient guère plus que la matraque et le gaz lacrymogène pour « faire régner l’ordre » dans les rues de la capitale.

 

Dès la matinée du dimanche 15 mars, des incidents se sont produits lors du traditionnel discours du Maire de Budapest, Gabor Demszky : quelques manifestants – mécontents que ce politicien véreux du parti libéral fasse un discours sur une Révolution dont il trahit intégralement l’esprit par ses actes quotidiens – ont jeté des fruits et des œufs sur Demszky.

 

gyurielfog03.jpgLa Police en a profité pour charger dans les manifestants et arrêter György Budaházy, le co-leader du mouvement Hunnia, qui n’avait pourtant rien lancé. Peu importe : l’objectif de la Police était simplement d’arrêter Budaházy pour la journée et de le libérer le soir lorsque toutes les manifestations seraient terminées. C’est beau la démocratie…

 

 

Durant la journée, les manifestations de la Garde Hongroise, de la Fédération Mondiale des Hongrois et du Jobbik se sont succédées sur la Place des Héros et sur la Place Déak Ferenc.

 

kicsikegardista.jpg

 

gardistakarpadsavok.jpg

A 17h, le rassemblement du HVIM et de Hunnia – sans Budaházy – a eu lieu devant la Basilique de Saint-Etienne et a été animé par László Toroczkai. Difficilement toutefois (la place était quasiment inaccessible), puisqu’un nombre ahurissant de policiers a littéralement envahi la place et tous les alentours. Ils étaient également accompagnés de chiens policiers extrêmement agressifs (remarque quand on voit leurs maîtres, on comprend…).

 

Les manifestations se sont poursuivi près du Parlement, puis la foule a suivi László Toroczkai qui est retourné sur la Place de la Basilique avec environ 500 personnes. Toroczkai entendait exprimer son mécontentement et son indignation par rapport à l’arrestation ahurissante de Budaházy et a invité les gens à se rendre le lendemain à 10h devant les bâtiments de la Police pour manifester et demander la libération de Budaházy (mais celui-ci a été relâché dès dimanche soir vers 22h, sans aucune charge à son encontre…).

 

2009-03-15_budapest83.jpg

La Police a de nouveau encerclé la Place de la Basilique, et a empêché pendant plus d’une heure les personnes se trouvant sur la place de quitter la place et de rentrer chez eux. Les policiers ont au bout d’une vingtaine de minutes de face-à-face interpellé Toroczkai, au motif de « potentielle préparation d’une action illégale » : avec des motifs comme ça, ça promet des arrestations nombreuses et injustifiées à l’avenir !

 

Krisztina Morvai, juriste internationale renommée, professeur d’université, responsable d’une association civile de défense des victimes des violences policières depuis 2006 et tête de liste du Jobbik pour les élections européennes du mois du juin, est parvenue après une heure de discussions à obtenir des policiers qu’ils laissent les gens rentrer chez eux !

 

Les policiers qui enfermaient les manifestants dans un espace de plus en plus réduit étaient clairement à la recherche d’une provocation qui leur permettrait une répression costaud comme ils aiment, et des interpellations en nombre.

 

Krisztina Morvai a réussi à éviter cela. Hélas, elle l’a payé de sa personne : alors que le plus gros des 500 personnes était repartie, Morvai et un petit groupe d’une trentaine de personnes marchait dans une rue quand la Police a soudainement bloqué la rue, sans raisons. Alors que Morvai tâchait de discuter avec les policiers pour savoir ce qu’il en était de ce nouveau blocage, les courageux policiers ont coincé le groupe de personnes, chargé et gazé de tous les côtés (à tel point que même des policiers ont été gazés !). Voir ou revoir la vidéo en début d'article.

 

 

Bref, encore une fois – une de plus depuis trois ans – la Police a fait preuve d’une violence injustifiée et aberrante, y compris cette fois à l’encontre d’une juriste et responsable politique de haut rang, femme et mère de famille.

 

Toutefois, la banqueroute approche et nul ne sait ce qu’il en ressortira. Difficile toutefois de croire que le régime tiendra encore très longtemps, ou tout au moins le gouvernement socialiste.

 

Ce jour là, il est bien possible que ceux qui ont pris des coups s’en souviennent très bien et n’oublient pas…

Toutes les notes