24.07.2009

Revue de presse : La Slovaquie provoque les Hongrois en interdisant les langues minoritaires

Source :  Le Monde du 24 juillet 2009

Nem értem ("je ne comprends pas" en hongrois) sera désormais banni des conversations dans les administrations en Slovaquie. Il faudra dorénavant utiliser le slovaque et dire nerozumiem.

La nouvelle version de la loi sur la langue d'Etat, adoptée début juillet par le Parlement de Bratislava, interdit l'utilisation orale et écrite des langues minoritaires dans les administrations et oblige à l'utilisation prioritaire du slovaque partout dans les espaces publics. Sont aussi exclus les termes anglais ayant des équivalents slovaques. Les contrevenants seront passibles d'amendes de 100 à 5 000 euros.

Cette nouvelle mouture reprend et durcit certains traits de la loi adoptée une première fois en 1995 aux heures sombres de la Slovaquie alors dirigée par le populiste Vladimir Meciar, partenaire de l'actuel premier ministre, Robert Fico. Elle a, comme à l'époque, provoqué un tollé dans la forte minorité hongroise de Slovaquie (10 % des 5,6 millions d'habitants) et une vive réaction de la classe politique en Hongrie. Les relations entre la Hongrie et la Slovaquie, difficiles depuis la chute du communisme en 1989, sont exécrables depuis 2006 et l'arrivée au gouvernement d'une coalition de populistes et de nationalistes. Elles se sont encore dégradées récemment.

 

DISCRIMINATION

Les formations politiques du Parlement de Budapest ont appelé le Conseil national slovaque (Parlement) à abroger cette loi jugée "discriminatoire" envers la minorité hongroise de Slovaquie. M. Fico a rétorqué que "le temps du royaume de Hongrie (qui incluait les territoires slovaques) était terminé et que la Slovaquie ne se laisserait pas dicter sa conduite par Budapest".

Ces propos peu amènes entre deux voisins membres de l'Union européenne (UE) embarrassent la Commission qui n'a fait aucun commentaire. Des députés européens veulent la saisir pour qu'elle se prononce sur le caractère "discriminatoire" de la loi envers les citoyens d'un pays de l'UE. Le président tout juste élu du Parlement européen, le Polonais Jerzy Buzek, a estimé que "cette loi nuit non seulement aux Hongrois, mais aussi à l'esprit de l'intégration européenne et aux idéaux de démocratie".

Seule institution européenne à s'être mêlée au différend magyaro-slovaque, l'Organisation pour la sécurité et le développement en Europe (OSCE) a entrepris une médiation entre les deux pays. Son haut commissaire aux minorités nationales, Knut Vollebaek, a reçu séparément, mardi 21 et mercredi 22 juillet, les délégations slovaque et hongroise, et exprimé des recommandations, a indiqué l'OSCE, basée à Vienne, dans un communiqué. Le ministère hongrois des affaires étrangères "regrette profondément l'adoption de cette loi". Le chef de la diplomatie slovaque, Miroslav Lajcak, a déclaré que "l'OSCE n'avait pas condamné la loi sur la langue slovaque".

Selon le politologue slovaque Grigorij Meseznikov, "cette loi ne résout rien et sera difficile à appliquer, sinon de manière sélective pour punir ceux qui ne plaisent pas au régime". Il met en garde : "Son adoption relève de la provocation et crée un climat de surenchère nationaliste. Elle alimente le discours des extrémistes de droite du parti Jobbik en Hongrie et du SNS (Parti national slovaque, au pouvoir) en Slovaquie."

 

Martin Plichta

13.07.2009

Slovaquie : loi anti-hongroise de "défense linguistique"

Le Parlement slovaque a adopté une loi linguistique obligeant toute personne physique, morale ou organisme à utiliser exclusivement le slovaque dans les communications n'étant pas d'ordre privé.

Cela signifie que dans le sud du pays, à très forte majorité hongroise, deux personnes ayant pour langue maternelle le hongrois devront utiliser le slovaque lors d'une conversation ayant lieu dans une administration par exemple.
Pour faire appliquer cette loi un nouveau ministère sera créé, et le montant maximum de l'amende visant un contrevenant pourrait s'élever à 5000 euros.

Le Jobbik, qui se veut le parti qui défend TOUS les Hongrois du bassin des Carpates, se dit choqué par une telle démarche.

Avec ce nouveau pas franchi par la Slovaquie, dit le Jobbik, les conditions de vie déjà difficiles des Hongrois de la région vont encore se détériorer. Cette loi pour "la défense de la langue slovaque" nuit gravement aux droits linguistiques des minorités; elle est une nouvelle étape dans l'intégration forcée des Hongrois, une intégration qui dure depuis la seconde guerre mondiale. Cette nouvelle législation est manifestement anti-hongroise puisque le tchèque n'est pas concerné.

Cela fait des années que nos voisins commettent des actes qui nuisent à la population magyare; une population étant établie sur place depuis plus d'un millénaire, et qui a des droits historiques. Le gouvernement hongrois aurait dû agir en conséquence depuis longtemps mais il n'a rien fait. Nos compatriotes sont laissés à leur triste sort.

 

Communiqué du Jobbik (traduit par Hongrie Info)

13.06.2009

Aidez les enfants Csangos!

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Une lectrice du blog, Jacqueline, nous fait part de son engagement pour les Csangos, minorité hongroise de Moldavie roumaine menacée d'extinction ou d'assmilation très forcée (avec notamment la quasi-impossibilité de suivre normalement des enseignements en langue hongroise, ou d'assister à la Messe en hongrois!)

Nous retranscrivons ici son témoignage et son appel à soutenir les Csangos :

Il y a en Moldavie, un village dans les Carpates orientales. Ce village s'appelle KÜLSÕ REKECSIN et ses habitants sont des Csángos, une très ancienne communauté catholique d'origine hongroise qui a eu la singularité historique d'avoir vécu plusieurs siècles en dehors de la Grande Hongrie, en Moldavie.
Ils ont des traditions anciennes, des particularités linguistiques, une culture et un art populaire très riches à préserver de toute assimilation ou disparition.
Afin que les Csángos ne perdent pas leur langue d'origine et leur culture, des personnes privées parrainent des enfants à travers une association qui finance un programme d'enseignement coordonné par l'Association des Enseignants Hongrois de Roumanie.
A Külsõ Rekecsin, Il y a IRINA ma filleule de 8 ans, adorable petite fille aux yeux bleus qui m'envoie de jolis dessins.
J'ai vu sa maison, j'ai vu sa famille, j'ai vu son petit village au milieu des prés, des champs et des forêts.
J'ai vu les fillettes et les garçons chanter et danser dans leurs costumes traditionnels.
Une amie aixoise est marraine de SZIMONA copine de ma filleule, et une autre amie hongroise est marraine d'ALINA sœur de ma filleule.
Dans la classe de SZIMONA et d' IRINA VINGT ENFANTS n'ont pas encore de parrain ou de marraine. ILS VOUS ATTENDENT !!!
Venez à eux et vous vivrez une aventure humaine qu'aucune agence de voyage ne pourra jamais proposer:

Un pays lointain, un dépaysement. Un geste noble à un prix modique. Des découvertes humaines, et l'amitié au bout du chemin !

 

Pour en savoir plus : www.csango.ro

12.04.2009

László Toroczkai expulsé de Roumanie!

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Ça semble ne jamais vouloir s’arrêter… Les dernières semaines se répètent pour les militants du HVIM : untel expulsé de Serbie, un autre de tel pays, etc…

Alors qu’il est déjà banni de Slovaquie, de Serbie et du Canada, le fondateur du HVIM László Toroczkai vient d’être banni de Roumanie (il a été – comme les membres du HVIM en Serbie il y a deux semaines – empêché de passer la frontière et a immédiatement reçu une notification d’interdiction de territoire, sans justification particulière).

Toroczkai tente actuellement de faire contester cette décision devant la justice roumaine. Il a demandé l’appui du député européen transylvain László Tökés.

Il faut savoir que ces interdictions de territoire se font avec la complicité la plus directe de la police secrète hongroise (NBH) qui avait même fourni une liste des dirigeants du HVIM aux autorités serbes, pour les empêcher de passer la frontière hungaro-serbe et les bannir du territoire sur le champ le cas échéant.

Par ailleurs, le Premier Ministre slovaque Fico a lui-même déclaré qu’il ferait tout pour empêcher le HVIM de continuer ses activités politiques en Slovaquie en faveur de la jeunesse hongroise qui y vit.

Il est à noter que Fico dirige la Slovaquie en coalition avec le parti populiste et chauviniste SNS de Jan Slota – qui passe l’essentiel de son temps à vomir sur la minorité hongroise du sud de la Slovaquie mais ne souffle mot sur la criminalité tsigane en Slovaquie et a voté pour l’adoption du Traité de Lisbonne).

Toutes ces manœuvres visent à empêcher le bon déroulement de la tournée de recrutement de László Toroczkai entamée en janvier et qui se terminera en juin.

A défaut de pouvoir se réjouir de ce nouveau bannissement scandaleux (si ça continue László Toroczkai ne pourra plus sortir de la Hongrie qu’en avion…), c’est au moins une « marque de reconnaissance » des adversaires du HVIM de sa puissance et de la crainte qu’il inspire, d’où l’obligation d’employer des moyens immoraux et illégaux pour tenter de freiner son activité.

IMG_3274.jpgPas sûr toutefois que cela réussisse : lorsque Toroczkai avait été banni une première fois de Serbie en 2004, le nombre de sections du HVIM en Voïvodine était passé de 4 à 15. Concernant la Transylvanie (actuellement en Roumanie depuis le Diktat de Trianon), le nombre de sections et d’adhérents du HVIM a doublé depuis le mois de janvier (grâce notamment au remarquable travail du vice-président du HVIM et responsable de la Transylvanie, Ferenc Attila Lokodi).

Bref, quelles que soient les méthodes employées, les autorités hongroises, serbes, slovaques et roumaines auront encore du pain sur la planche pour faire céder le HVIM et son infatigable et courageux leader László Toroczkai !

29.03.2009

Razzia serbe anti-hongroise en Voïvodine !

Rappel : la Voïvodine est une région actuellement serbe qui a été partie intégrante du Royaume de Hongrie pendant mille ans. Après la première guerre mondiale, cette région a été annexée par la Yougoslavie au terme du Diktat de Trianon. Les Hongrois constituent encore de nos jours 15% de la population - malgré les nombreux massacres et exils - : voir cet article pour en savoir plus sur l'histoire de cette région.

 

Il y a près d’un an László Toroczkai – fondateur du HVIM – était expulsé de Serbie pour deux ans après avoir été victime d’une agression préméditée à Szabadka (Subotica en serbe) : voir l’article et la vidéo de mai 2008.

 

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Conférence de presse de Gyula Zagyva et Laszlo Toroczkai devant l'ambassade de Serbie à Budapest (vidéo ici)

Néanmoins, cela ne suffit pas aux autorités serbes qui désormais ne semblent plus se soucier d’un quelconque aspect de légalité pour justifier leurs actions.

La tournée de recrutement de 6 mois du HVIM dans l’ensemble du Bassin des Carpathes devait passer en Voïvodine cette semaines. Les autorités serbes – assistées par les services secrets hongrois – en ont décidé autrement : c’est ainsi que jeudi 26 mars, le Président du HVIM Gyula Zagyva a été empêché de passer la frontière hungaro-serbe. Son véhicule a d’ailleurs été intégralement fouillés, et toutes les affaires s’y trouvant n’ont pas été rendues.

Ensuite, Gyula Zagyva a reçu une interdiction de territoire serbe de deux années. Aucun motif n’a été invoqué, si ce n’est – c’est indiqué ainsi sur le papier – l’évocation d’une ancienne loi qui dit que les ressortissants étrangers qui ne respectent pas les lois de la République Socialiste de Yougoslavie peuvent être bannis du territoire ! On croit rêver…

En conséquence, la tournée du HVIM en Voïvodine a été annulée.

 

Le vendredi 27 mars, la razzia continue : un concert est prévu à Szabadka (Subotica) d’un groupe de metal hongrois (Pokolgép). Précisons que ce groupe n’est absolument pas politique. Mais comme c’est un groupe hongrois, ça en fait déjà trop pour les autorités serbes qui interdisent le concert au dernier moment, et déploient des effectifs de police ahurissants. Quelques dizaines de jeunes vont alors passer la soirée dans un bar à Szabadka : soudainement, les policiers serbes débarquent et embarquent sans motif ces jeunes pour quelques heures au poste…

 

Pendant ce temps, d’autres membres hongrois du HVIM sont bannis du territoire : ils se rendaient à la Maison de l’Espérance qui est en cours de construction dans la Voïvodine. D’après le témoignage de Barnabas Kotai, les douaniers serbes disposaient d’une liste fournie par le NBH (les services secrets hongrois). Fouille intégrale du véhicule, fouille des personnes étant dans le véhicule, et tarif de groupe : les trois hongrois reçoivent eux aussi une interdiction du territoire serbe de deux années (avec la même mention que pur Gyula Zagyva – à savoir un non-respect des lois de la République Socialiste de Yougoslavie…).

 

De nombreux militants du HVIM en Voïvodine (qui, eux, ont la nationalité serbe) ont également été l’objet de persécutions, recevant des « visites de courtoisie » de la police serbe. Diverses intimidations ont eu lieu ces derniers jours à leur encontre. Rien de très grave pour l’instant, mais hélas rien ne dit que les hyènes déchaînées ne vont pas encore frapper…

 

 

La réaction s’organise toutefois : dans les jours et les semaines qui viennent, diverses manifestations auront lieu en Europe et dans le monde pour manifester contre la terreur serbe en Voïvodine. Les responsables du HVIM vont quant à eux interpeller les élus européens hongrois du Fidesz (en espérant d'ailleurs que bientôt ils recevront l'aide des députés européens du Jobbik - si ceux-ci sont élus en juin), ainsi que les députés européens hongrois de Transylvanie, pour interpeller l'Union Européenne sur les événements en Voïvodine.

Informations en ligne à ce sujet dès que possible…

 

 

Article à diffuser (mentionner la source : www.hvim.fr )

Ratonnades serbes contre les Hongrois de Voïvodine

Alors que les militants hongrois de Voïvodine sont l’objet de persécutions diverses par la Police serbe, ce sont les jeunes Hongrois de Voïvodine quels qu’ils soient qui font l’objet d’agressions violentes par des bandes de serbes, pour la simple raison qu’ils appartiennent à la minorité hongroise de Voïvodine.

 

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C’est ainsi qu’il y a quelques jours, un jeune adolescent de 16 ans de Zombor (Sombor) a été lourdement passé à tabac par un groupe de serbes. Le garçon a été hospitalisé et est dans un sale état.

Le directeur de l’école a d’ailleurs déclaré que ce genre d’agressions contre les élèves hongrois était courant. Nous voilà rassurés…

 

Vendredi soir (27 mars 2009), à Temerin, un autre groupe d’une quinzaine de très de courageux serbes a passé à tabac 5-6 hongrois et a forcé ces jeunes à scander « Kosovo Je Sribija » (« Le Kosovo c’est la Serbie »). (source : Duna TV)


Evidemment, comme d’habitude, il n’y a eu aucune réaction de la part des autorités hongroises, davantage occupées à faire leurs bricolages politiciens (ils sont à la recherche d’un nouveau Premier Ministre parait-il…) ou à lutter contre les organisations patriotiques hongroises, que de défendre énergiquement les minorités hongroises…


Quant aux crapules Serbes qui agressent des Hongrois, qu’en penser ? Cogner les Hongrois de Voïvodine par frustration de la perte du Kosovo ? Pour ensuite s’étonner que les minorités hongroises ne votent pas pour les partis nationalistes en Serbie ?

S’ils ont vraiment envie de se battre, pourquoi ne prennent-ils par leur fusil pour aller régler leurs problèmes au Kosovo ? C’est là-bas que ça se passe non ? Mais pour ces lâches, c’est surement trop en demander…

 

 

Source : www.hvim.fr

25.02.2009

Tag appelant à assassiner les Hongrois en Transylvanie

Tout va bien Madame la Marquise...

Tag "Mort aux Hongrois" à Kolozsvar (Cluj-Napoca) à côté de la maison natale de Mathias Corvin (voir aussi note ancienne).

Cluj est la capitale de la Transylvanie, habitée par environ 20% de Hongrois.

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02.11.2008

Terreur policière et chauvinisme anti-hongrois en Slovaquie lors d’un match de football

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Ce samedi 1er novembre avait lieu un match de football du championnat slovaque entre Bratislava et Dunaszerdahely (Dunajska Streda en slovaque), ville très majoritairement hongroise du sud de l’actuelle Slovaquie, et autrefois hongroise avant le Diktat de Trianon.

 

Ce match avait un enjeu non seulement sportif (match entre le 2ème et le 5ème du championnat) mais aussi politique, en raison des vives tensions ethniques au sein de la Slovaquie, essentiellement provoquées par le leader populiste et chauviniste Jan Slota, dont le parti est au gouvernement slovaque.

 

Durant le match, sans aucune raison (mais par sans préparation…), les forces de police slovaques ont soudainement pris d’assaut une tribune hongroise avec une rare sauvagerie, frappant tout et n’importe quoi avec des matraques télescopiques en métal, y compris les gens au sol.

Un incident similaire avait eu lieu en 1992, lorsque les supporters hongrois avaient été attaqués à Bratislava par des groupes de policiers masqués.

 

Un garçon hongrois est quasiment mort durant l’attaque : très grièvement blessé, il a été transporté à l’hôpital par hélicoptère. Près d’une dizaine d’autres hongrois sont également à l’hôpital.

 

Comme d’habitude, le gouvernement « hongrois », peu soucieux voire indifférent de la situation des minorités hongroises, s’est contenté de demander un complément d’informations auprès de la Slovaquie.

 

Une manifestation aura lieu le lundi 3 novembre à 18h00 à Budapest, devant l’ambassade de Slovaquie, pour manifester contre les brutalités commises par la police slovaque contre les Hongrois de Slovaquie, avec le soutien du gouvernement slovaque.

 

Vidéo du début de l'attaque (on peut très bien voir la préparation de l'attaque et l'absence totale de raisons) :

 

Autre vidéo de l'attaque et de l'évacuation d'un supporter hongrois par hélicoptère :

Revue de presse : Slovaquie - Tensions autour du match Streda-Bratislava: plus de 50 blessés

Source : Le Monde

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Plus de 50 personnes ont été blessées dans des affrontements autour d'un match de football samedi soir à Dunajska Streda, dans le sud-ouest de la Slovaquie, où les tensions sont vives avec la minorité hongroise, rapporte l'agence Sita. Le match opposant l'équipe de Dunajska Streda (5e du championnat) au Slovan Bratislava (2e) a dû être interrompu à la 17e minute à cause des violences, des supporteurs locaux ayant commencé à lancer des pierres. L'un des blessés a été transporté par hélicoptère vers un hôpital de la capitale Bratislava, située à une cinquantaine de kilomètres, et six autres ont été conduits à l'hôpital de Dunajska Streda. Environ 25 supporteurs et un policier ont aussi reçu des soins sur place. Quelque 31 supporteurs, dont la moitié appartenant à la minorité hongroise, ont été interpellés.

Les tensions entre la majorité du pays et la minorité hongroise, qui représente près de 80% de la population de Dunajska Streda (ou Dunaszerdahely en hongrois) ont été aggravées récemment par la parution de livres scolaires de géographie ne faisant pas figurer les noms hongrois des localités. Compte tenu de ces tensions ethniques, qui s'ajoutaient à une forte rivalité sportive entre deux clubs voisins, le vice-Premier ministre chargé des minorités, Dusan Caplovic, était venu assister au match et plus d'un millier de policiers avaient été mobilisés pour tenter de maintenir l'ordre.

27.08.2008

Aggression contre des membres du HVIM à Kolozsvár/Cluj (Transylvanie)

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Trois membres du HVIM ont été victimes d’une aggression anti-hongroise à Kolozsvár : Gergő Gyökös (membre du HVIM de Kolozsvár), Ferenc Attila Lokodi  (vice-président du HVIM) et un jeune membre qui fêtait ses 18 ans le 8 août, le jour même de l’aggression.

 

Ces jeunes participaient au Congrès de la Jeunesse et de la Démographie organisé par la Fédération Mondiale des Hongrois.

Le 8 août au soir, les membres du HVIM de Kolozsvár sont venus acceuillir Ferenc Attila Lokodi, et ont tenu une réunion dans le centre-ville de  Kolozsvár.

Lorsqu’ils ont voulu rentrer chez eux en se rendant au parking de taxis le plus proche, ils ont remarqué un groupe de roumains, ivres, au bout de la rue Clinii. Ceux-ci n’étaient pas contents d’entendre des Hongrois s’exprimer dans leur langue maternelle et le fait qu’ils portent le tee-shirt du HVIM „Magyar Ellenálás” (Résistance Hongroise).

 

Voici ensuite le témoignage de Ferenc Attila Lokodi :

 

„Etant d’humeur joyeuse en relatant nos expériences du festival Magyar Sziget, nous avons pris le chemin pour rentrer dans notre hébergement qui se trouvait dans le quartier Hajnal, lorsqu’un de nos camarades a remarqué que quelques personnes d’un groupe d’environ 25 à 30 roumains se trouvant devant le pub „Gazette” ont commencé à nous suivre.

Nous n’y avons pas prêté grande attention, puisqu’à la place centrale il y avait déjà des personnes dans un état ivre similaire qui étaient passées à côté de nous. Nous étions arrivés à la station de taxis lorsque les deux meneurs de la bande de roumains ont attaqué de façon lâche Gergő Gyökös, qui se trouvait derrière nous. Ils ont commencé à lui donner des coups de pieds et de poings, provoquant des blessures sur son visage.

Gergő a à peine pu atteindre le taxi le plus proche de lui. Avant que nous ne puissions venir l’aider, de nombreux roumains qui étaient devant le pub sont arrivés, et nous avons tout juste pu expédier Gergő dans un taxi, que les roumains ont commencé à attaquer en cognant la porte, tout en slogan des slogans anti-hongrois, le tout en très forte supériorité numérique par rapport à nous.

 

Sur la place centrale, il n’y avait pas un policier, contrairement au lendemain soir où nous sommes retournés sur les lieux de l’aggression, cette fois mieux équipés.

Mais nous n’avons pas pu retrouver les individus qui nous avaient aggressés, ni sur les lieux de l’incident, ni dans les autres pubs de la ville.

 

Nous saisirons dans les plus brefs délais les organismes de défense de droits de l’homme européens, puisque nous ne pouvons pas faire confiance aux autorités roumains qui n’ont pas encore été capables de retrouver les aggresseurs du garçon mineur, Lehel Létai, qui a subi de graves blessures, ni les autres responsables de cette aggression chauvine anti-hongroise.

 

L’inexistence coupable de toute défense des intérêts hongrois de la part des autorités hongroises nous obligera à l’avenir à organiser nos propres groupes d’auto-défense pour répondre à la terreur anti-hongroise, avant que la situation ne dégenère et que les chauvinistes roumains ne nous chassent de chez nous.”

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