28.11.2007
Article très instructif au sujet de Béla Kun
BELA KOHN, dit BELA KUN
Il naît en 1886 dans une famille d'origine juive de Transylvanie, alors partie de l’empire austro-hongrois, aujourd’hui roumaine. Il sera agent d’assurances, peu scrupuleux puisqu’il sera accusé de détournements de fonds, puis journaliste. Pendant la 1ère guerre mondiale, il est prisonnier en Russie et, de socialiste qu’il était, devient communiste convaincu. Sur ces entrefaites, éclate la révolution d'octobre et Kun rêve aussitôt d’introduire pareille merveille en Hongrie. En mars 1918, il fonde à Moscou le groupe hongrois du parti communiste russe. Après s’être battu aux côtés des bolcheviques – la guerre civile fait rage – il rentre en Hongrie en novembre 1918, accompagné de plusieurs centaines de militants et de suffisamment d’argent, procuré par les soviets, pour financer sa révolution.
La situation est très mauvaise là-bas, les conditions de vie désastreuses. C’est dans ce contexte que Bela Kun crée le parti communiste hongrois le 4 novembre 1918 et commence immédiatement sa propagande révolutionnaire. Il lui manque cependant le soutien populaire. Se produit alors un événement qui aura de lourdes conséquences : les frontières hongroises sont modifiées par les alliés en mars 1919, amputant le pays d’une partie de son territoire. Bien sûr, les Hongrois réagissent très vivement et devant le conflit qui se profile, contre les alliés cette fois, ils se cherchent de nouveaux soutiens. L’ogre bolchevique leur tend les bras, ils s’empressent de s’y jeter. Et Bela Kun, tout naturellement, va servir d’intermédiaire.
C’est l’occasion rêvée. Il réclame aussitôt à la coalition sociale-démocrate alors au pouvoir en Hongrie, la proclamation d’une république soviétique. C’est chose faite le 21 mars 1919.Au sein du nouveau conseil révolutionnaire, qui compte 33 commissaires du peuple, Bela Kun est commissaire aux affaires étrangères. Mais en réalité, c’est lui, en tant que chef du parti communiste, qui dirige l’ensemble. D’autant que les camarades socialistes, trop confiants de bout en bout, vont être rapidement évincés.
Voilà donc à pied d’œuvre le second gouvernement communiste, après celui de la Russie, et la deuxième révolution achevée.
Pas pour bien longtemps, cependant. Kun commence très fort en nationalisant les propriétés privées mais en refusant de redistribuer les terres aux paysans, ce qui lui aliène d’office la majeure partie de la population. A la place, il a l’idée géniale de créer des fermes collectives sur tout le territoire.
Comme il est par ailleurs incapable de résoudre les problèmes aigus de logement et de ravitaillement, les choses se gâtent très vite pour lui. En juin, une tentative pour renverser les communistes avorte. En réponse, Bela Kun va instaurer la terreur rouge, avec l’aide de sa police secrète. Quelques personnalités assez sympathiques, dont nous parlerons bientôt, se signalent à cette occasion.
A cela vont s’ajouter des conflits avec les pays voisins. Ce gouvernement communiste éphémère finit par tomber le 1er août 1919, après 133 jours d’existence. Kun s’enfuit à Vienne puis de là, sera échangé en juillet 1920 contre des prisonniers autrichiens retenus en URSS.
Sa carrière est cependant loin d’être achevée. A un sujet aussi méritant, une nouvelle chance est offerte. Les soviets l’envoient en Crimée pour y diriger le comité révolutionnaire. Il s’agit de « re-bolchéviser » ces régions qui étaient contrôlées par les blancs. C’est là qu’il va commettre ses plus grands crimes, bien qu’un délicat voile d’oubli soit pieusement retombé sur ses excès.
Que faire de lui à présent ? Rappelé à Moscou, comme il est un ami de Zinoviev qui le dirige depuis sa création en 1919, il devient membre du Komintern. A ce titre, il est envoyé en Allemagne en mars 1921 pour conseiller le parti communiste allemand. Il le conseillera si bien que la grande offensive révolutionnaire du 27 mars se soldera par un échec cuisant qui mettra Lénine en fureur. Il reste cependant au Komintern et sera envoyé au cours des années suivantes, ici et là, en Autriche ou en Tchécoslovaquie.
Sa petite idée reste de fomenter une seconde révolution en Hongrie. Mais l’heure est passée. Il se fait arrêter à Vienne en 1928 pour une bêtise de faux passeport et renvoyé une nouvelle fois à Moscou. Là, ce personnage décidément très sympathique dénoncera à la Guépéou un certain nombre de ses anciens camarades, communistes hongrois réfugiés comme lui en URSS.
Cela ne le sauvera pourtant pas car, accusé de trotskisme – un des rares crimes qui ne pardonnaient pas dans ces années-là – il fait partie des grandes purges staliniennes de 1937-38. On ne sait pas précisément à quelle date il a été exécuté, ni si cet événement s’est produit au goulag ou à Moscou. Mais cette fois, sa carrière s’arrêtera là. Pour faire bonne mesure, sa femme, sa fille et son gendre prendront, eux aussi, le chemin du goulag.
Source : Blog d'Anne Kling
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10.09.2007
Comment Kassa (Kosice) a été arrachée à la Hongrie en 1920

La Cathédrale Sainte Elisabeth de Kassa
Lorsque les Tchèques, par la voix de Bénès, avaient réclamé, le 5 février 1919, comme étant de population purement tchèque, la ville en réalité purement hongroise de Kassa, Lord Balfour – averti par des amis magyars – avait alors émis des doutes. Ses arguments, ses chiffres avaient ému non seulement la masse des plénipotentiaires, mais Clemenceau lui-même. Il avait été décidé qu’une commission neutre se rendrait sur place pour vérifier si la situation ethnique, à Kassa, était réellement conforme aux documents que présentait Bénès.
Beau joueur, celui-ci s’était rallié avec empressement à cette décision.
Les « experts » furent désignés. Grâce à Tardieu, que soutint Wilson, une fois de plus roulé par le colonel House, on choisit deux Américains, Robert Kamev et Edouard Karmezin.
Arrivés à Kassa, alors occupée par les troupes tchèques, Kamev et Karmezin y furent reçus par le préfet, Sekac. Un policier tchèque, Hanzalik, fut chargé de les piloter.
Hanzalik s’entendit d’autant mieux avec les deux Américains que l’un et l’autre – ce qu’on avait omis de dire à Trianon – étaient en réalité des Tchèques, naturalisés Américains, l’un depuis deux ans, l’autre depuis huit mois… Tous deux, au surplus, étaient des camarades d’enfance de Bénès.
Le récit de leur « mission » fut fait par Hanzalik lui-même, en octobre 1929, au cours du procès en haute trahison intenté devant le tribunal de Bratislava au Dr Tuka, chef des autonomistes slovaques (1).
Devant les juges de Bratislava, Hanzalik, témoin à charge cependant, mais témoin trop bavard, exposa, au milieu des rires de l’auditoire, comment les deux experts étaient partis ostensiblement pour enquêter… et n’avaient pas dépassé la plus proche auberge où ils avaient passé une semaine à festoyer aux frais de la Conférence… Le procès-verbal où ils affirmaient que, toutes vérifications faites, les documents présentés par Edouard Bénès correspondaient exactement à la réalité, fut établi par eux, en collaboration avec Hanzalik, dans une chambre de l’Hotel Salk, à Kassa.
Sur le vu de ce procès-verbal, plus de cent mille Hongrois, d’un trait de plume, furent déclarés Tchèques.
Le plébiscite qu’ils réclamaient leur fut refusé (2).
(1) Le Dr Tuka « qui défend sa patrie et sa nation contre les Tchèques au prix de son honneur, de sa liberté et de sa vie » comme l’écrivait au lendemain de l’arrêt le chef du parti populaire, le Dr Hlinka, député au Parlement tchécoslovaque, fut condamné à quinze ans de travaux forcés.
(2) « Nous avions à choisir entre le referendum et la création de la Tchécoslovaquie » - (A. TARDIEU : La Paix ; Paris, 1921.)
Henri Pozzi, Les Coupables (pages 315-317), 1935
09:25 Publié dans Le Diktat de Trianon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, hongrie, slovaquie, tchecoslovaquie, kassa, kosice, histoire
08.06.2007
Comment le Banat hongrois fut attribué en 1920 à la Roumanie et à la Serbie...
« Un autre exemple typique du mépris des auteurs du Traité de Trianon pour les grands principes dont ils se réclamaient, c’est celui du Banat…
Belgrade et Bucarest étaient, toutes deux, bien résolues à l’avoir. Leurs délégués, devant la Conférence , se le disputèrent violemment. Lassé de leurs criailleries, Clemenceau proposa de trancher le différend par un plébiscite.
La réconciliation serbo-roumaine fut immédiate !... Un plébiscite ? C’était pour la Hongrie la certitude de conserver le Banat, ou tout au moins ses parties essentielles… Les délégués serbes et roumains informèrent donc la Conférence qu’ils avaient reconnu, « après nouvel examen », que le Banat devait être divisé entre eux selon le tracé qu’ils indiquaient et qui était celui-là même qu’avait proposé, deux ans auparavant, dans une brochure de propagande, le publiciste anglais Seaton Watson (Scotus Viator).
Ce tracé fut adopté, les conseillers de Clemenceau lui ayant affirmé, statistiques en mains, qu’il était exactement conforme à la vérité ethnique. En réalité, rien que sur pour la partie attribuée aux Serbes, il livrait à ceux-ci pour moins de 400.000 Slaves, 1.200.000 Allemands ou Hongrois… »
Henri Pozzi, La guerre revient, 1933
13:30 Publié dans Le Diktat de Trianon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hongrie, roumanie, serbie, yougoslavie, clemenceau, trianon, 1920
02.05.2007
Un index pour mieux s'y retrouver
Lorsque la Hongrie a perdu plus de 70% de son territoire par le Diktat de Trianon en 1920, de nombreuses villes et villages annexés se sont retrouvés avec un autre nom.
L'ancien territoire de la Grande Hongrie est ainsi aujourd'hui explosé entre 8 Etats différents : Hongrie actuelle, Roumanie, Ukraine, Slovaquie, Autriche, Slovénie, Croatie, Serbie (ainsi qu'un minuscule et anecdotique morceau en Pologne). Si les "minorités" souvent majoritaires sur certains endroits précis sont importantes en Roumanie, Serbie, Slovaquie et Ukraine, elles sont en revanche quasi-inexistantes en Autriche et en Slovénie (la Croatie constituant un cas particulier puisque la Croatie rattachée à la couronne de Saint-Etienne pendant de nombreux siècles bénéficiait d'un statut largement autonome et ne constitutait pas à proprement parler une partie du territoire hongrois).
Devant l’absence de ce genre de listes sur l’Internet francophone, nous avons jugé utile de réaliser cette brève synthèse.
Vous découvrirez aussi qu’à bien des occasions le changement des noms des villes hongroises annexées n’a été qu’une nationalisation du nom hongrois.
Cette liste ne prétend bien évidemment pas à être exhaustive, mais peut être un outil aussi bien pour ceux qui partent à la découverte de la Grande Hongrie que pour ceux qui recherchent des informations historiques.
En Roumanie
| Nom roumain | Nom hongrois | Nom allemand |
| Alba Iulia | Gyulafehérvár | Karlsburg |
| Arad | Arad | |
| Baia Mare | Nagybánya | Frauenbach |
| Baia Sprie | Felsőbánya | |
| Biştriţa | Beszterce | |
| Carei | Nagykároly | |
| Cluj-Napoca* | Kolozsvár | Klausenburg |
| Dej | Dés | |
| Gherla | Szamosújvár | |
| Gheorgheni | Gyergyószentmiklós | |
| Huedin | Bánffyhunyad | |
| Miercurea-Ciuc | Csíkszereda | |
| Odorheiu Secuiesc | Székelyudvarhely | |
| Oradea | Nagyvárad | Großwardein |
| Reghin | Szászrégen | |
| Salonta | Nagyszalonta | |
| Satu Mare | Szatmárnémeti | |
| Sfântu Gheorghe | Sepsiszentgyörgy | |
| Sibiu | Nagyszeben | Hermannstadt |
| Sighetu Marmaţiei | Máramarossziget | |
| Şimleu Silvaniei | Szilágysomlyó | |
| Târgu Mureş | Marosvásárhely | Neumarkt |
| Târgu Secuiesc | Kézdivásárhely | |
| Timişoara | Temesvár | Temeschburg** |
| Zălau | Zilah |
* : « Napoca » est un ajout de Ceausescu dans les années 70
** : on retrouve également l’orthographe Temeswar, Temeschwar
En Slovaquie
| Nom slovaque | Nom hongrois | Nom allemand |
| Bratislava | Poszony | Preßburg |
| Komárno | Komárom | Komorn |
| Košice | Kassa | Kaschau |
| Levice | Léva | Lewenz |
| Lučenec | Losonc | Lizenz |
| Nové Zámky | Érsekújvár | Neuhäusel |
| Rimavská Sobota | Rimaszombat | Gross-Steffelsdorf |
| Rožňava | Rozsnyó | Rosenau |
| Nom serbe | Nom hongrois | Cyrillique |
| Bela Crkva | Fehértemplom | Бела Црква |
| Kanjiža | Magyarkanizsa | Кањижа |
| Novi Sad | Újvidék | Нови Сад |
| Pančevo | Pancsova | Панчево |
| Senta | Zenta | Сента |
| Sombor | Zombor | Сомбор |
| Subotica | Szabadka | Суботица |
| Vršac | Versec | Вршац |
| Zrenjanin | Nagybecskerek | Зрењанин |
| Beograd* | Nándorfehérvár | Београд |
* : Belgrade ; la capitale de la Serbie n’a pas été perdue en 1920 puisqu’elle faisait déjà partie de la vieille Serbie d’avant-guerre ; toutefois, cette ville était hongroise avant les invasions turques (voir carte de la Hongrie avant 1526)
En
Ukraine

| Nom ukrainien | Nom hongrois | Cyrillique |
| Berehovo | Beregszász | Берегово |
| Mukačeve | Munkács | Мукачевo |
| Užhorod | Ungvár | Ужгород |
| Nom croate | Nom hongrois |
| Rijeka | Fiume* |
| Čakovec | Csáktornya |
* : nom également utilisé en italien
02:10 Publié dans En dehors de la Hongrie, Le Diktat de Trianon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hongrie, roumanie, serbie, slovaquie, ukraine, croatie, transylvanie
01.05.2007
République : du prétendu idéal de liberté à la réalité

14:25 Publié dans Le Diktat de Trianon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : trianon, hvim, 1920, versailles, première guerre mondiale, hongrie, budapest
09.02.2007
Il y a 50 ans nous quittait l’Amiral Horthy
Horthy Miklós (Kenderes 1869 - Estoril 1957) est plus connu en France sous l’appellation de l’Amiral Horthy.
Régent de Royaume de Hongrie de 1920 à 1944, il reste une figure controversée, certains tentant de galvauder la mémoire de celui qui fut sans conteste le plus grand homme d’Etat hongrois du XXème Siècle.
A 22 ans, il sert dans la marine austro-hongroise à bord du Saida. En deux ans, il avait déjà parcouru toute la surface du globe. Il parlait couramment l'allemand. Il apprit en plus le croate, l'anglais, le français et l'italien.
Durant la Première Guerre Mondiale, il prit une part active dans les batailles navales et remporta de nombreuses victoires. En février 1918, il est nommé contre-amiral et prend la direction de la flotte de guerre austro-hongroise.
En 1919, Horthy adhère au gouvernement contre-révolutionnaire de Szeged qui est en opposition à la sanglante dictature bolchevique de Béla Kun, et organise l'armée nationale qui va chasser les communistes du pouvoir.
Après le retrait de l’armée roumaine de Budapest, qui avait profité de la présence des rouges pour intervenir, les armées contre-révolutionnaires reprennent le contrôle de Budapest.
L’Amiral Horthy, arrivant dans la capitale sur son cheval blanc tout comme le légendaire Roi Árpád , répondit aux allocutions de bienvenue en qualifiant Budapest de « ville pécheresse », ayant renié l’histoire millénaire de la Hongrie , jeté aux orties la couronne et les couleurs nationales, pour se revêtir de haillons rouges.
Nommé régent à vie du Royaume de Hongrie après avoir empêché le retour des Habsbourg, Horthy tente de redresser un pays humilié et ruiné par le Diktat de Trianon.
Perdant plus de 70% de son territoire, des millions de hongrois arrachés de leur Patrie, la ruine était également au rendez-vous avec la perte de la plupart de ses mines de charbon ou de sel, de ses infrastructures de transport, de son vignoble, de ses terres agricoles, de son cheptel.
Dans une Hongrie autoritaire mais démocratique (seul le parti communiste étant interdit), Horthy redressera lentement l’économie hongroise, tout en maintenant un équilibre international délicat avec des voisins belliqueux qui cherchaient le moindre prétexte pour écrabouiller une Hongrie ayant pourtant une armée considérablement réduite.
C’est aussi une période pendant laquelle tout un peuple humilié est soudé pour faire face aux difficultés présentes. C’est ainsi que dans les écoles, chaque jour était récitée une prière :
Je crois en la patrie
Je crois en une justice divine et éternelle
Je crois en la résurrection de la Hongrie !
Amen
Les régimes fascistes, profitant de l’humiliation de la Hongrie , parviennent à la ranger de son côté, l’Amiral Horthy espérant ainsi récupérer les territoires perdus en 1920 étant majoritairement voire exclusivement peuplés de hongrois.
Entrée triomphale de l'Amiral Horthy sur son cheval blanc à Kassa, récupérée en 1938
Cette politique réussit de 1938 à 1941, mais Horthy est contraint à l’entrée en guerre par l’extrême-droite qui domine le Parlement (il avait pourtant fait emprisonner le chef des croix fléchées, Szalasi).
Dès 1943, Horthy cherche à négocier une paix séparée avec les Alliés.
Après l’occupation militaire du pays par les armées allemandes en mars 1944, à laquelle Horthy est obligé de se soumettre, un coup d’Etat fasciste est organisé par les Allemands le 15 octobre 1944, plaçant à la tête d’un Etat fantoche le chef de la milice fasciste des Croix Fléchées, Ferenc Szalasi.
Horthy ayant tenté de négocier une paix séparée avec les Alliés, il est placé en détention par les Allemands en Bavière jusqu’à la fin de la guerre.
Il finit ses jours en exil au Portugal. Il y rédigea ses Mémoires, « Une vie pour la Hongrie », dans lesquelles il explique n’avoir jamais eu confiance en Hitler et avoir toujours eu pour seul objectif de lutter contre l’injustice du Diktat de Trianon.
L'écrasement en 1956 de la révolution hongroise par les troupes soviétiques le plonge dans une profonde déprime. Il s’éteint le 9 février 1957.
En 1993, les restes de Horthy furent rapatriés à Kenderes en Hongrie, conformément à ses dernières


