29.04.2008

Elections législatives et locales en Serbie : le HVIM et les patriotes hongrois candidats en Voïvodine

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Affiche pour la circonscription de Szabadka :

"Nous étions ici, nous y resterons!

 L'eau coule, mais la pierre reste...

Choisissez la mère patrie, votez pour la liste du MPSZ!"

 

La Voïvodine, région hongroise jusqu’en 1920 attribuée à la Yougoslavie et actuellement serbe, compte une importante communauté hongroise de 300.000 personnes, soit environ 15% de la population de la province.

Entre 1990 et 2002, la communauté hongroise a toutefois été fortement affaiblie par le départ de près de 100.000 réfugiés fuyant la guerre, les persécutions ou l’enrôlement de force dans l’armée yougoslave, tandis que de nombreux réfugiés serbes de Bosnie, de Croatie et du Kosovo venaient s’installer dans la région (avec la complicité d’un certain nombre de politiciens hongrois corrompus).

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Bien que la communauté hongroise y soit plus faible qu’en Transylvanie ou en Slovaquie et que la répression soit forte, la Voïvodine est le bastion historique du HVIM, qui participe régulièrement aux élections locales. Les élections législatives anticipées sont l’occasion pour le HVIM de renforcer son implication dans la vie politique de la région et défendre l’intérêt des Hongrois.

Communiqué de presse du HVIM

Le 11 mai 2008, des élections anticipées auront lieu dans une Serbie bouillonnante et confuse.

En raison de la perte du Kosovo, il y aura pour la première fois la possibilité pour le Parti Radical Serbe forme un gouvernement.

Devant cette situation, notre mouvement, qui est le plus fort mouvement de jeunesse dans le bassin des Carpates, et a une forte implantation en Voïvodine, ne peut rester inactif.

Nous demandons aux Hongrois de Voïvodine de participer aux élections du 11 mai et de ne voter que pour les candidats hongrois, et ne pas croire dans les promesses des partis politiques serbes.

Nous demandons également aux Hongrois de nationalité serbe mais exilés de participer à ces élections, pour l’intérêt de leur sol natal et pour l’intérêt des Hongrois qui y vivent.

Toutefois, la question de savoir qui représente les Hongrois n’est pas neutre.

A Óbecse / Bečej, le HVIM soutient le VMDK (Assosiation Democratique des Hongrois de Voivodine), vu que le 19 janvier 2006, Sándor Páll, président du VMDK et maire de Óbecse, a été le seul homme politique à soutenir les propositions du HVIM concernant la Voïvodine et à mettre un drapeau hongrois sur la mairie de Óbecse, ville peuplée a moitié par des Hongrois et a moitié par des Serbes.

Alors qu’à Óbecse notre soutien est plutôt symbolique, le HVIM participera de façon active aux élections dans la circonscription de Szabadka/Subotica.

247199063.JPGA Szabadka, nous soutenons le MPSZ (Alliance Civique Hongroise), dont le président Rácz Szabó László (qui fait également partie de la présidence de la Fédération Mondiale des Hongrois) a empêché pendant la guerre, lorsqu’il était maire de Zenta/Senta, l’installation une vague de réfugiés serbes dans la ville.

Rácz Szabó László reste une épine dans le pied des autres politiciens hongrois opportunistes qui ne représentent souvent que leur propre intérêt.

Nous le soutenons car nous croyons qu’il est le plus crédible parmi les politiciens hongrois de Voïvodine. Vu que le HVIM a eu beaucoup de succès lors des élections de 2004 en Voïvodine et a notamment réussi à renforcer la présence hongroise dans les municipalités des circonscriptions de Kishegyes et de Szabadka, le HVIM se présentera aux élections municipales également, dans la circonscription la plus importante, celle de Szabadka.

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Sur la liste du MPSZ se trouveront plusieurs candidats du HVIM, et notamment en tête de liste à Szabadka Lavró Tihamér [note : aggressé plusieurs fois par la police serbe], responsable du HVIM en Voïvodine.

Nous appelons les Hongrois de Voïvodine, y compris les exilés, à voter pour le parti représentant au mieux les intérêts hongrois, et à voter pour la liste du MPSZ dans la circonscription de Szabadka.

www.hvim.fr

02.02.2008

Election présidentielle de Serbie et Hongrois de Voïvodine : résultats et enjeux

Demain dimanche 3 février 2008 aura lieu le second tour de l’élection présidentielle en Serbie, pays dans lequel vivent 300.000 Hongrois, au Nord de la Voïvodine.

Lors du premier tour de l’élection présidentielle serbe, le Président sortant Boris Tadić (36% des voix), le « pro-occidental », et l’ « ultra-nationaliste » Tomislav Nikolić (40%) qui sont arrivés en tête du premier tour et s’affronteront lors d’un second tour qui s’annonce particulièrement serré.

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Nous laisserons de côté les considérations dont nous abreuvent les médias français et internationaux qui sont davantage préoccupés à abrutir les masses et influer de l’extérieur le résultat du scrutin plutôt qu’à informer, et voudraient résumer le second tour à un combat entre le gentil et le méchant. Depuis avril 2002, la méthode des « journalistes » français est rodée…

1e487db278f848d40c9509ae095178d9.jpgIntéressons-nous plutôt, puisque cela concerne le HVIM, aux enjeux liés à la minorité hongroise de Voïvodine (300.000 personnes), qui avait un candidat lors de ce premier tour, en la personne de István Pásztor.

Pásztor a reçu 2,27% des suffrages, soit 93000 votes. Alors que les listes hongroises aux élections législatives de janvier 2007 ne recueillaient que 70000 suffrages. Cette différence s’explique par plusieurs phénomènes : une participation plus importante, le rassemblement de l’ensemble des partis hongrois autour de la même candidature, et un léger soutien des autres minorités de Voïvodine.

Pásztor s’était en effet présenté comme le candidat des Hongrois mais des minorités de façon plus générale, bien que la plupart des partis des minorités avaient officiellement annoncé leur soutien à d’autres candidatures.

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Carte ethnique de la Voivodine

L’objectif de cette candidature était avant tout de faire la promotion de l’autonomie des Hongrois de Voïvodine, qui peuplent majoritairement le nord de cette province. Voici quelques points du programme de Pásztor :

- La résolution pacifique de la question du Kossovo, avec en particulier le respect des droits des non-albanais qui habitent dans la Province en leur accordant l’autonomie ethnique. Il faudrait appliquer l’autonomie ethnique dans toute la Serbie afin d’assurer les droits minoritaires de tout les groups ethniques.

- La suppression du service militaire obligatoire et la création d’une armée professionnelle.

- La réparation des préjudices subis au cours de l’histoire, tels que la privation des propriétés ou les emprisonnements injustes.

- L’intégration européenne de la Serbie

- Une meilleure représentation politique des minorités

- Le respect de la Constitution, qui interdit le changement agressif de la structure ethnique du pays et des différentes régions.

- La promotion de l’autonomie pour les Hongrois de Voïvodine.

- La modification des départements, qui coupent artificiellement les communautés hongroises pour que la représentation des hongrois soit affaiblie.

Il faudrait notamment que les villes de Ada, Csóka, Kishegyes, Magyarkanizsa, Óbecse, Szabadka, Topolya, Törökkanizsa et Zenta soient regroupées en une communauté de communes.

- Une véritable décentralisation avec un élargissement des pouvoirs de la Voïvodine : création d’un pouvoir judiciaire et législatif pour la Voïvodine, et renforcement de l’autonomie financière de la région.

Ce programme semble avoir convaincu les Hongrois de Voïvodine, qui ont majoritairement voté pour leur candidat, alors que les scrutins précédents en Serbie montraient que des parts de plus en plus importantes de Hongrois votaient pour des partis politiques serbes.

En ce qui concerne le report des voix au second tour, Pásztor n’a pas donné de consignes de votes et laisse donc libres ses électeurs de choisir entre Boris Tadić et Tomislav Nikolić.

Il est probable que les minorités ethniques de Voïvodine votent majoritairement pour Tadić, de peur qu’une victoire de Nikolić ne contribue à l’isolement diplomatique de la Serbie (dont les minorités, notamment hongroise croate ou slovaque ne veulent pas), à la guerre ou à une dégradation de la situation déjà précaire des minorités.

Certains voudront y voir là, avec sincérité ou avec malhonnêteté, la main de l’étranger (Soros et compagnie) qui instrumentalise les minorités contre les nationalistes serbes représentés par Nikolić.

Rappelons toutefois à ce sujet ce qu’avait déclaré Vojislav Seselj, président du Parti Radical Serbe, dont Nikolić est le candidat à cette présidentielle : « Aux Slovaques, nous donnerons deux sandwiches, aux Hongrois nous donnerons un sandwich », signifiant que les minorités ethniques avaient vocation à être expulsées (fussent-elles autochtones depuis un millénaire comme les hongrois), et que les Slovaques auraient deux sandwich au lieu d’un car la Slovaquie est plus loin que la Hongrie.

On comprend dès lors l’appréhension des minorités de Serbie vis-à-vis des nationalistes du Parti Radical.

D’ailleurs, le jour du scrutin du premier tour de la présidentielle, des tags anti-slovaques ont été tagués sur les murs d’une municipalité de Voïvodine peuplée de slovaques, avec pour slogan « Ceci n’est que le premier avertissement »

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Dans ces conditions, peut-on demander aux minorités d’être masochistes ?

Quelle que soit l’issue de la présidentielle et du dramatique conflit du Kossovo qui semble être un prélude à l’islamisation de l’Europe, il sera nécessaire que soit appliqué aux minorités ethniques de Voïvodine ce que les Serbes veulent légitimement pour leurs propres compatriotes du Kossovo, à savoir le respect des droits et de l’identité des personnes et le respect du patrimoine (architecture, Eglises orthodoxes) par les albanais devenus majoritaires en raison de leur immigration massive vers la province serbe du Kossovo.

Il n’est pas encore trop tard pour réconcilier les peuples européens pour qu’ils soient prêts à se rassembler face aux menaces qui pèsent sur l’existence même de leur civilisation.

08.01.2008

Autonomie pour la Transylvanie?

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L'évêque László Tőkés, récemment élu au parlement européen, déclarait il y a quelques jours que les Hongrois d'Erdély (Transylvanie) désirent plus d'autonomie mais pas l'indépendance.
Cette déclaration était une réponse aux propos tenus par Francesco Cossiga, un sénateur italien, qui affirmait que l'indépendance du Kosovo allait avoir un effet domino en Europe, et notamment en Transylvanie.
L'évêque affirme que les Hongrois ne veulent pas l'indépendance mais qu'ils aimeraient que Bucarest reconnaisse enfin que 40% du produit intérieur de la Roumanie provient de Transylvanie et que le niveau de vie dépasse de 10% celui du reste du pays.

Source: Hongrie Info

02.05.2007

Découverte du jour : Monica Seles est d’origine hongroise !

medium_1989.jpgCertains d’entre vous se souviennent peut-être de Monica Seles, joueuse de tennis particulièrement précoce connue pour avoir été poignardée par un fanatique en 1993 et pour ses cris de lionne à chaque frappe de balle.

 

Née en 1973 à Novi Sad (Újvidék en hongrois), elle a échangé sa nationalité yougoslave contre la nationalité américaine en 1994.

De son vrai nom Mónika Szeles, elle est en réalité issue d’une famille hongroise faisant partie des hongrois de Voïvodine. Comme quoi, on fait des découvertes étonnantes tous les jours!

Un index pour mieux s'y retrouver

Lorsque la Hongrie a perdu plus de 70% de son territoire par le Diktat de Trianon en 1920, de nombreuses villes et villages annexés se sont retrouvés avec un autre nom.

L'ancien territoire de la Grande Hongrie est ainsi aujourd'hui explosé entre 8 Etats différents : Hongrie actuelle, Roumanie, Ukraine, Slovaquie, Autriche, Slovénie, Croatie, Serbie (ainsi qu'un minuscule et anecdotique morceau en Pologne). Si les "minorités" souvent majoritaires sur certains endroits précis sont importantes en Roumanie, Serbie, Slovaquie et Ukraine, elles sont en revanche quasi-inexistantes en Autriche et en Slovénie (la Croatie constituant un cas particulier puisque la Croatie rattachée à la couronne de Saint-Etienne pendant de nombreux siècles bénéficiait d'un statut largement autonome et ne constitutait pas à proprement parler une partie du territoire hongrois).

 

Devant l’absence de ce genre de listes sur l’Internet francophone, nous avons jugé utile de réaliser cette brève synthèse.

Vous découvrirez aussi qu’à bien des occasions le changement des noms des villes hongroises annexées n’a été qu’une nationalisation du nom hongrois.

Cette liste ne prétend bien évidemment pas à être exhaustive, mais peut être un outil aussi bien pour ceux qui partent à la découverte de la Grande Hongrie que pour ceux qui recherchent des informations historiques.

 

En Roumanie

 

Nom roumain Nom hongrois Nom allemand

Alba Iulia

Gyulafehérvár

Karlsburg

Arad

Arad

Baia Mare

Nagybánya

Frauenbach

Baia Sprie

Felsőbánya

Biştriţa 

Beszterce

Carei 

Nagykároly

Cluj-Napoca*

Kolozsvár

Klausenburg

Dej

Dés

Gherla

Szamosújvár

Gheorgheni

Gyergyószentmiklós

Huedin

Bánffyhunyad

Miercurea-Ciuc

Csíkszereda

Odorheiu Secuiesc

Székelyudvarhely

Oradea 

Nagyvárad

Großwardein

Reghin

Szászrégen

Salonta 

Nagyszalonta

Satu Mare 

Szatmárnémeti

Sfântu Gheorghe

Sepsiszentgyörgy

Sibiu

Nagyszeben

Hermannstadt

Sighetu Marmaţiei

Máramarossziget

Şimleu Silvaniei

Szilágysomlyó

Târgu Mureş 

Marosvásárhely

Neumarkt

Târgu Secuiesc

Kézdivásárhely

Timişoara

Temesvár

Temeschburg**

Zălau

Zilah

* : « Napoca » est un ajout de Ceausescu dans les années 70

** : on retrouve également l’orthographe Temeswar, Temeschwar

 

medium_felvidekmap.gifEn Slovaquie

Nom slovaque

Nom hongrois

Nom allemand

Bratislava

Poszony

Preßburg

Komárno

Komárom

Komorn

Košice

Kassa

Kaschau

Levice

Léva

Lewenz

Lučenec

Losonc

Lizenz

Nové Zámky

Érsekújvár

Neuhäusel

Rimavská Sobota

Rimaszombat

Gross-Steffelsdorf

Rožňava

Rozsnyó

Rosenau

En Serbie

Nom serbe

Nom hongrois

Cyrillique

Bela Crkva

Fehértemplom

Бела Црква

Kanjiža

Magyarkanizsa

Кањижа

Novi Sad

Újvidék

Нови Сад

Pančevo

Pancsova

Панчево

Senta

Zenta

Сента

Sombor

Zombor

Сомбор

Subotica

Szabadka

Суботица

Vršac

Versec

Вршац

Zrenjanin

Nagybecskerek

Зрењанин

Beograd*

Nándorfehérvár

Београд

* : Belgrade ; la capitale de la Serbie n’a pas été perdue en 1920 puisqu’elle faisait déjà partie de la vieille Serbie d’avant-guerre ; toutefois, cette ville était hongroise avant les invasions turques (voir carte de la Hongrie avant 1526)

 

medium_karpat2.jpgEn

Ukraine

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Nom ukrainien

Nom hongrois

Cyrillique

Berehovo

Beregszász

Берегово

Mukačeve

Munkács

Мукачевo

Užhorod

Ungvár

Ужгород

En Croatie

Nom croate

Nom hongrois

Rijeka

Fiume*

Čakovec

Csáktornya

* : nom également utilisé en italien

31.03.2007

Elections européennes en Roumanie reportées ; référendums pour l'autonomie du Pays des Sicules

medium_Tokes_Laszlo.jpgAlors que les élections européennes en Roumanie étaient prévues pour le 13 mai, où Tőkés László sera le candidat identitaire des hongrois de Transylvanie, une crise politique et une ordonnance du Premier Ministre suite au « climat politique tendu » a reporté les élections européennes à l’automne (peut-être septembre).

Le pasteur Tőkés avait réussi en mars à franchir la barre des 100.000 parrainages de citoyens pour permettre sa candidature (environ 135.000 au total) notamment grâce à l’aide active du HVIM). Sa candidature a notamment été motivée par le fait que le parti hongrois de Transylvanie RMDSZ (Fédération Démocrate des Hongrois de Roumanie) est davantage occupé à négocier quelques strapontins ministériels qu'à faire avancer le dossier de la région autonome Sicule ou le maintien de l'enseignement secondaire et universitaire en langue hongroise.

 

medium_Szekelyfold.pngLe reste de l’actualité hongroise en Transylvanie est marqué par l’organisation de référendums locaux par le Conseil National des Székely (les Sicules, ethnie magyare vivant en Transylvanie et majoritaire dans une partie de la Transylvanie) demandant la création d’une région autonome des Sicules. Ces référendums sont appuyés par le HVIM dont l’aide et l’organisation a été indispensable pour plusieurs scrutins.

A Kézdivásárhely, les organisateurs ont déclaré que seule l'aide du HVIM, qui a aidé , a permis de dépasser les 50% de participation („Sans la section de Kézdivásárhely du HVIM on n’aurait même pas pu atteindre ce modique résultat, pour cela ces jeunes mértient notre remerciement, ont souligné les organisateurs. Ils remercient encore le travail excellent des volontaires qui se sont engagés à Szászfalu, Szárazpatak et à Torja”).

Les résultats de Kézdivásárhely sont sans appel : environ 99% de voix favorables à l'autonomie. (informations traduites de Kuruc Info).

 

Le gouvernement roumain ne reconnaît aucune légalité à ces référendums locaux, arguant du caractère unitaire de l’Etat roumain (on croirait entendre les arguments des jacobins de chez nous contre les langues bretonne ou alsacienne). Ce qui n’empêche pas l’Etat roumain de faciliter de façon très large l’accession à la nationalité roumaine et aux visas pour les Moldaves, dont une partie de la population est roumanophone : on peut donc en conclure que si la Roumanie se veut pointilleuse lorsqu’il s’agit de parler de la souveraineté de son territoire (contre les hongrois qu’elle a annexé), elle est en revanche pleine de largesses lorsqu’elle tente d’influer sur la politique intérieur d’un pays dont une partie lui a été retiré en 1945 par annexion soviétique… Deux poids deux mesures.

20.02.2007

Elections européennes en Roumanie : le pasteur Tőkés candidat indépendant en Transylvanie

medium_arton446.2.jpgEn raison de leur adhésion à l’Union Européenne, la Roumanie et la Bulgarie auront des élections européennes cette année (en mai pour la Roumanie).

En effet, les députés actuels au Parlement Européen de ces deux pays n’ont pas été élus mais désignés par les Parlements nationaux.

medium_TokesLaszlo.2.jpgEn Roumanie, où vivent près de 1,5 millions de hongrois en Transylvanie, le HVIM soutiendra activement la campagne du pasteur Tőkés László, qui sera candidat indépendant. C’est ce même pasteur qui lutte pour les droits du lycée hongrois Lórántffy Zsuzsanna de Nagyvárad, en proie aux tentatives de spoliation et de fermeture menées par le Pope orthodoxe Florin Puscas et par la municipalité, comme nous vous en parlions récemment (voir note du 7 février).

La décision de Tőkés László de se présenter indépendamment du parti hongrois de Transylvanie, le RMDSZ (Fédération Démocrate des Hongrois de Roumanie), tient notamment au fait que ce parti, proche du Premier Ministre hongrois socialiste Ferenc Gyurcsány et présent dans différents gouvernements roumains, n’a jamais fait avancer le dossier d’une région autonome sicule, tout en se prévalant d’être le seul représentant des intérêts des hongrois de Transylvanie.

 

Pour l’instant, le HVIM aide à la collecte des parrainages de citoyens, nécessaires pour pouvoir se présenter à l’élection.

22.01.2007

Elections serbes : ce n’est pas passé loin pour la Coalition des Hongrois de Voïvodine

medium_vmdp.2.jpgSelon les dépouillements actuels (qui sont quasi-définitifs), la coalition identitaire hongroise soutenue par le HVIM, Magyar Összefogás Koalíció, échouerait de justesse à obtenir un député, avec environ 0,4% des suffrages (soit environ 12000 voix).

 

medium_vmdk.3.gifSon score est toutefois encourageant pour la préparation de son réel objectif : les élections locales du mois d’octobre.

 

L’autre liste hongroise (qui n’a de hongrois que le nom), celle du Vajdasági Magyar Szövetség (Alliance des Hongrois de Voïvodine, MVSZ), aurait recueilli environ 1,5% (soit environ 55000 voix), ce qui devrait lui permettre d’obtenir 3 députés (alors que le potentiel électoral permet d’envoyer environ 7 députés au Parlement de Belgrade).

Le Président du MVSZ tient pour responsables de cette diminution les rivalités existantes entre les partis hongrois : c’est là une présentation des événements bien particulière.

M. Kasza omet en effet de préciser les raisons de ces divisions et de cette défection de l’électorat hongrois de Voïvodine : le MVSZ avait participé à divers gouvernements et a trahi les intérêts hongrois, soutenant l’installation de Serbes dans les années 90 en Voïvodine, notamment à Szabadka (Subotica), où les hongrois se retrouvent désormais en minorité chez eux.

 

Sur le plan national, les élections législatives serbes ont donné lieu à la victoire des nationalistes du Parti Radical Serbe (SRS) avec 29% des voix.

Ne disposant toutefois pas de la majorité, il ne gouvernera probablement pas, refusant de former une coalition (et vice-versa, « cordon sanitaire démocratique » oblige, comme on peut le voir ailleurs en Europe).

Reste à voir si les autres partis sauront former une coalition, ce qui n’apparait pas évident : dans le cas contraire, les électeurs devraient retourner aux urnes dans 4 mois.

 

Les résultats officiels seront publiés le 25 janvier : nous vous tiendrons informés.

 

Szerbiai választások : nem sokon múlott a Magyar Összefogás Koalíció bekerülése

 

Az előzetes eredmények alapján, amelyek majdnem véglegesnek tekinthetők, a Magyar Összefogás Koalíciónak egy hajszálon múlott hogy elérve a természetes 0,4%-os küszöböt mandátumot szerezzen a szerbiai parlamentben.

Az elért eredmény azonban mindenképpen bíztatónak mondható a valódi cél elérése szempontjából, amely az októberi önkormányzati választás.

 

A másik magyar lista (amely csak a nevében magyar), a Vajdasági Magyar Szövetség listája, körülbelül a szavazatok 1,5%-át gyűjtötte be (amely 55 ezer szavazatot jelent) és ezzel 3 képviselői mandátumhoz jutottak (habár a szavazati potenciál szerint akár 7 képviselői helyhez is juthattak volna).

A VMSZ ezért a szavazatcsökkenésért a magyar pártok között fennálló rivalizálást tette felelőssé.

Azt azonban Kasza Úr elfelejtette említeni, hogy miért van ez a megosztottság a magyarok között. A VMSZ már több kormányban is részt vett és elárulta a magyar érdekeket, például azzal, hogy végigstatisztált a szerbek vajdasági betelepítésekor a 90-es években, nevezetesen Szabadka esetében, ahol a magyarok ennek hatására kisebbségbe kerültek.

 

Országos szinten a szerb választásokat a szerb radikális párt, az SRS nyerte meg a szavazatok 29%-val. Mivel azonban nem rendelkeznek abszolút többséggel és nem alkotnak koalíciót valószínűleg egyik párttal sem, ezért nem ők lesznek kormányon.

Már csak azt kell kivárni, hogy a többi párt képes lesz-e koalícióra lépni, amely még nem vehető biztosra. Ellenkező esetben a válsztók 4 hónap múlva ismét kénytelenek lesznek az urnákhoz járulni.

 

A hivatalos eredményeket január 25-én teszik közzé : természetesen tájékoztatjuk majd Önöket.

17.01.2007

Les identitaires hongrois de Voïvodine se mobilisent pour les élections législatives serbes

medium_ksz_1.jpgKispalkó Szilveszter a 21 ans. Membre du HVIM (1) depuis 2002, il en est le responsable en Voïvodine (2) depuis 2004, où vivent 300.000 hongrois, principalement dans le nord de cette région.

Le 21 janvier auront lieu les élections législatives en Serbie, à laquelle le HVIM prendra part au travers d’une coalition de plusieurs partis hongrois.

Nous avons interrogé Kispalkó Szilveszter pour en savoir plus sur ces élections et sur le combat politique qu’il mène avec le HVIM.

 

Quelle est la situation des hongrois en Voïvodine ?

 

medium_voivhu1.jpgPour résumer, nous sommes une espèce en voie de disparition : la proportion de hongrois en Voïvodine est passée de 28 à 14% entre 1910 et 2002

 

 

medium_voivnat.jpgSi la tendance devait se poursuivre pendant encore une vingtaine d’années, nous disparaîtrions de Voïvodine, c'est-à-dire d’une terre hongroise sur laquelle nous avons notre légitimité et notre histoire.

 

En effet, une partie des hongrois tend à s’assimiler, notamment en raison de la difficulté croissante pour les hongrois de pratiquer leur langue et de faire leur scolarité en hongrois : manque de professeurs, manque de moyens et de livres, et diminution du nombre d’élèves car de plus en plus de hongrois de Voïvodine partent ou étudient en Hongrie.

 

C’est là le second problème : de plus en plus de hongrois s’en vont, environ 40.000 sont partis durant la décennie 90 pour fuir la misère, la guerre ou les persécutions.

 

Et enfin, de plus en plus de serbes colonisent la Voïvodine  : certains s’enfuient du Kossovo, tandis que l’Etat serbe favorise l’implantation de nombreux serbes en Voïvodine afin de réduire la proportion de hongrois vivant ici. L’Etat roumain agit de la même façon cynique en Transylvanie.

 

Tout est donc très clair : soit nous réagissons, soit c’est la fin.

 

 

medium_brutalite.JPGPar ailleurs, nous subissons la haine d’un certain nombre de serbes extrêmement chauvinistes, et le nombre d’agressions anti-hongroises s’est terriblement accru ces dernières années.

 

 

Sur le plan culturel, nombreux sont les monuments hongrois qui ont été « serbisés », où les emblèmes hongrois ont été détruits.

Un exemple parmi tant d’autres : le pont de Nagybecskerek traversant la rivière Bega, construit par le célèbre Gustave Eiffel, qui portait des emblèmes hongrois et que les Serbes ont détruit en raison de cela. Lorsque des Français venus dans la région pour photographier le pont afin de réaliser un album des constructions d’Eiffel, ils ont donc appris que celui-ci avait été dynamité…

 

Comme dit l’expression, « c’est la vie », mais ce n’est pas tous les jours gai.

 

Face à cette situation que tu décris être dramatique, quels sont les objectifs et les activités en HVIM en Serbie ?

 

medium_DTR.JPGNotre priorité absolue est d’arrêter l’assimilation des hongrois, car elle est synonyme de disparition.

Ensuite, nous souhaitons obtenir l’autonomie des régions de Voïvodine où la communauté hongroise est majoritaire, à l’instar du sud-Tyrol italien. (3)

 

En termes d’effectifs, nous comptons environ 150 membres et de nombreux sympathisants.

Nos activités sont très diverses et touchent tous les domaines.

 

Nous faisons notre maximum pour maintenir les possibilités d’étudier ici en hongrois : pour cela, nous organisons régulièrement des envois de livres dans les écoles hongroises de Voïvodine car ces livres ne sont plus imprimés ici.

C’est ainsi qu’en août 2006, nous avons acheminé 50.000 livres pour les écoles hongroises.

 

medium_07.jpgNous dénonçons également toutes les agressions que subissent quotidiennement les hongrois en Voïvodine. Nous en informons les médias, et organisons des manifestations pour protester contre ces agressions : nous avons notamment organisé une manifestation en octobre 2005 à Szabadka.

 

Nous essayons aussi d’entretenir la mémoire en organisant des manifestations historiques ou culturelles lors des grands moments de l’histoire de la Hongrie , comme le Traité de Trianon ou la Révolution de 1956.

 

Il y a aussi le combat électoral ?

 

medium_plakat_k.jpgIl y aura des élections législatives ce mois-ci, à laquelle nous nous présentons.

Nous participerons à une liste de rassemblement de plusieurs partis hongrois : le VMPD, le MPSZ et le VMDK. Je représenterai le HVIM sur cette liste de coalition, en 2ème position.

 

Nous espérons obtenir un député au Parlement à Belgrade, mais ce sera tout de même difficile.

 

Notamment parce que aurons hélas en face de nous le parti hongrois VMSZ, qui est actuellement en position dominante au sein de la communauté hongroise. Ce parti est constitué essentiellement de communistes et de gens qui trahissent les intérêts des hongrois de Voïvodine afin d’obtenir quelques postes et sièges d’élus.

 

Toutefois, notre intérêt se porte davantage sur les élections locales du mois d’octobre. Nous espérons améliorer nos scores d’il y a quatre ans, où nous avions obtenu un élu municipal à Szabadka proche du HVIM, László Gyula, et un autre à Kishegyes.

 

Avez-vous reçu des soutiens en dehors de la communauté hongroise ?

 

medium_otpor-2005_04_22-15_15_35.jpgNous avons reçu un soutien dans les persécutions subies par le HVIM en Hongrie et ailleurs de la part de Branimir Nikolić, Président de OTPOR (4), un mouvement serbe qui a contribué à la chute de Milošević.

Dans un communiqué, Nikolić déclarait notamment soutenir pleinement Toroczkai László (5) et vouloir coopérer avec son nouveau mouvement Mi Magunk (« Nous-mêmes ») (6) qui a pour but d’être présent dans la vie politique et électorale de tous les pays où se trouvent des minorités hongroises issues de l’éclatement de Trianon.

 

Ne se cache-t-il pas des revendications frontalières derrière votre combat ?

 

Les Hongrois de Voïvodine (et d’ailleurs) ne se plaindraient certes pas d’être rattachés à leur patrie. Des possibilités ont existé à l’époque de la guerre de Yougoslavie, mais les dirigeants hongrois n’ont rien fait pour aller en ce sens.

 

La modification des frontières est à l’heure actuelle une question irréaliste à laquelle nous n’accordons que peu d’intérêt : ce qui compte, peu importe les frontières, c’est que nous restions sur la terre de nos ancêtres et que nous y maintenions nos traditions.

 

Ne crois-tu pas toutefois que votre combat est contre-productif et a pour conséquence d’aggraver les tensions entre serbes et hongrois ?

 

Comme je viens de le dire, si nous ne faisons rien nous sommes condamnés à une disparition rapide.

Et puis de toute façon il nous semble difficile d’aggraver encore le chauvinisme serbe à notre égard…

 

Quelle est ta position vis-à-vis du conflit du Kossovo ?

 

Elle est nuancée.

Je comprends les albanais qui se battent pour leur liberté contre le joug serbe, puisque nous en faisons autant.

Mais le Kossovo est également le berceau historique de la Serbie , un peu comme l’est la Transylvanie actuellement roumaine pour la Hongrie. Le problème, c’est que le chauvinisme serbe les empêche bien souvent de vivre avec qui que ce soit, croates hongrois ou albanais.

 

En tout état de cause, la perte du Kossovo par la Serbie aurait des conséquences dramatiques pour nous en Voïvodine : cela renforcerait ici un chauvinisme serbe déjà oppressant et aggraverait la colonisation serbe de nos provinces qui sont parfois encore majoritairement hongroises [NDLR : 86 ans après le Traité de Trianon] mais qui peu à peu s’amenuisent, surtout depuis que les serbes viennent massivement la Voïvodine , processus entamé au début des années 90.

 

De nombreux patriotes européens voient d’un mauvais œil le révisionnisme hongrois, comme source de tensions entre européens, et pensent qu’il serait préférable d’oublier ce passé pour se tourner vers l’avenir et une Europe menacée de disparition. Qu’en penses-tu ?

 

Et que nous disparaissions de chez nous ? Qu’ils soient sérieux et prennent connaissance de l’Histoire tout comme de la situation sur le terrain. Nous ne sommes pas tombés du ciel ni arrivés il y a 20 ans par une vague d’immigration comme les albanais du Kossovo : la Voïvodine était déjà hongroise sous le Roi Saint-Etienne (997-1038), nos ancêtres reposent ici depuis plus de 1.000 ans, nous avons une légitimité sur cette terre.

 

Mais nous ne sommes pas chauvinistes et sommes prêts à vivre et coopérer avec tous ceux qui ne le sont pas et respectent les identités mutuelles de chacun.

Alors si ces gens nous critiquant ne veulent pas de changement de frontières, ce qui peut se comprendre, eh bien qu’ils soutiennent nos revendications au droit à l’autonomie et qu’ils fassent quelque chose contre les persécutions anti-hongroises.

 

 

 

(1) Le HVIM, Hatvannégy Vármegye Ifjúsági Mozgalom (Mouvement de Jeunesse des 64 Comtés), est un mouvement de jeunesse fondé en 2001 par Toroczkai László. Ce mouvement regroupe des jeunes hongrois partout où se trouvent des minorités hongroises, conséquence de l’éclatement de la Grande Hongrie en 1920 par le Traité de Trianon. Il s’est fait remarquer par plusieurs actions de défense des minorités hongroises ou une manifestation contre le Traité de Trianon en 2006 à Versailles.

www.hvim.hu

 

(2) Concernant les territoires perdus en 1920 et actuellement en Serbie, les Hongrois parlent souvent de Délvidék (« Régions du sud »)

 

(3) voir le tract du HVIM à ce sujet

www.hvim.hu/hirek/dtr.pdf (en français : ici)

 

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Otpor

 

(5) www.toroczkailaszlo.hu

 

(6) www.mimagunk.com

 

 

 

Source à mentionner : www.hvim.fr

27.12.2006

Le Parti de la Grande Roumanie reconnaît Ceaucescu comme un "héros national"!

medium_corneliu-vadim-tudor1_4237.jpg« Ceausescu était un grand patriote et vous n’êtes que des vermines»

(« Ceausescu a fost mare, voi sunteti viermi! » )

 

 

Qui a bien pu prononcer de tels propos lors de la séance du Parlement roumain du 18 décembre visant à reconnaître le caractère criminel du régime communiste roumain?

Un néo-communiste ? Un illuminé qui avait bu un peu trop de vodka avant la séance du Parlement ? Un farceur ?

 

Non ! Il s’agit du Président du Parti de la Grande Roumanie , un parti dit « nationaliste » : Corneliu Vadim Tudor.

Il est vrai qu’il a mal apprécié que le rapport parlementaire rappelle ses hauts faits de propagandiste dévoué à la gloire du camarade Ceausescu. Il a notamment été journaliste, et éditeur du journal România Libera dans les années 70.

 

Dans un excès de finesse, il a déclaré à M. Papatievici, victime du régime communiste : « Je vais vous balancer par le balcon, bâtard, voleur ! ».

 

Ce parti, qui réclame le rattachement de la Moldavie roumanophone (revendication qui n’est pas en soi illégitime) est aussi le plus virulent dans la haine des hongrois et le rejet des demandes d’autonomie des hongrois de Transylvanie, notamment dans le pays des Sicules.

 

Mais quelles leçons pourrait-on bien recevoir de ces gens qui sont ouvertement nostalgiques du communisme ?

 

Source et vidéo en langue roumaine

Mentionner : www.hvim.fr

 

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