29.04.2008
Elections législatives et locales en Serbie : le HVIM et les patriotes hongrois candidats en Voïvodine

Affiche pour la circonscription de Szabadka :
"Nous étions ici, nous y resterons!
L'eau coule, mais la pierre reste...
Choisissez la mère patrie, votez pour la liste du MPSZ!"
La Voïvodine, région hongroise jusqu’en 1920 attribuée à la Yougoslavie et actuellement serbe, compte une importante communauté hongroise de 300.000 personnes, soit environ 15% de la population de la province.
Entre 1990 et 2002, la communauté hongroise a toutefois été fortement affaiblie par le départ de près de 100.000 réfugiés fuyant la guerre, les persécutions ou l’enrôlement de force dans l’armée yougoslave, tandis que de nombreux réfugiés serbes de Bosnie, de Croatie et du Kosovo venaient s’installer dans la région (avec la complicité d’un certain nombre de politiciens hongrois corrompus).

Bien que la communauté hongroise y soit plus faible qu’en Transylvanie ou en Slovaquie et que la répression soit forte, la Voïvodine est le bastion historique du HVIM, qui participe régulièrement aux élections locales. Les élections législatives anticipées sont l’occasion pour le HVIM de renforcer son implication dans la vie politique de la région et défendre l’intérêt des Hongrois.
Communiqué de presse du HVIM
Le 11 mai 2008, des élections anticipées auront lieu dans une Serbie bouillonnante et confuse.
En raison de la perte du Kosovo, il y aura pour la première fois la possibilité pour le Parti Radical Serbe forme un gouvernement.
Devant cette situation, notre mouvement, qui est le plus fort mouvement de jeunesse dans le bassin des Carpates, et a une forte implantation en Voïvodine, ne peut rester inactif.
Nous demandons aux Hongrois de Voïvodine de participer aux élections du 11 mai et de ne voter que pour les candidats hongrois, et ne pas croire dans les promesses des partis politiques serbes.
Nous demandons également aux Hongrois de nationalité serbe mais exilés de participer à ces élections, pour l’intérêt de leur sol natal et pour l’intérêt des Hongrois qui y vivent.
Toutefois, la question de savoir qui représente les Hongrois n’est pas neutre.
A Óbecse / Bečej, le HVIM soutient le VMDK (Assosiation Democratique des Hongrois de Voivodine), vu que le 19 janvier 2006, Sándor Páll, président du VMDK et maire de Óbecse, a été le seul homme politique à soutenir les propositions du HVIM concernant la Voïvodine et à mettre un drapeau hongrois sur la mairie de Óbecse, ville peuplée a moitié par des Hongrois et a moitié par des Serbes.
Alors qu’à Óbecse notre soutien est plutôt symbolique, le HVIM participera de façon active aux élections dans la circonscription de Szabadka/Subotica.
A Szabadka, nous soutenons le MPSZ (Alliance Civique Hongroise), dont le président Rácz Szabó László (qui fait également partie de la présidence de la Fédération Mondiale des Hongrois) a empêché pendant la guerre, lorsqu’il était maire de Zenta/Senta, l’installation une vague de réfugiés serbes dans la ville.
Rácz Szabó László reste une épine dans le pied des autres politiciens hongrois opportunistes qui ne représentent souvent que leur propre intérêt.
Nous le soutenons car nous croyons qu’il est le plus crédible parmi les politiciens hongrois de Voïvodine. Vu que le HVIM a eu beaucoup de succès lors des élections de 2004 en Voïvodine et a notamment réussi à renforcer la présence hongroise dans les municipalités des circonscriptions de Kishegyes et de Szabadka, le HVIM se présentera aux élections municipales également, dans la circonscription la plus importante, celle de Szabadka.
Sur la liste du MPSZ se trouveront plusieurs candidats du HVIM, et notamment en tête de liste à Szabadka Lavró Tihamér [note : aggressé plusieurs fois par la police serbe], responsable du HVIM en Voïvodine.
Nous appelons les Hongrois de Voïvodine, y compris les exilés, à voter pour le parti représentant au mieux les intérêts hongrois, et à voter pour la liste du MPSZ dans la circonscription de Szabadka.
13:36 Publié dans En dehors de la Hongrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : serbie, hvim, voïvodine, élections législatives, politique, europe, minorités
02.02.2008
Election présidentielle de Serbie et Hongrois de Voïvodine : résultats et enjeux
Demain dimanche 3 février 2008 aura lieu le second tour de l’élection présidentielle en Serbie, pays dans lequel vivent 300.000 Hongrois, au Nord de la Voïvodine.
Lors du premier tour de l’élection présidentielle serbe, le Président sortant Boris Tadić (36% des voix), le « pro-occidental », et l’ « ultra-nationaliste » Tomislav Nikolić (40%) qui sont arrivés en tête du premier tour et s’affronteront lors d’un second tour qui s’annonce particulièrement serré.

Nous laisserons de côté les considérations dont nous abreuvent les médias français et internationaux qui sont davantage préoccupés à abrutir les masses et influer de l’extérieur le résultat du scrutin plutôt qu’à informer, et voudraient résumer le second tour à un combat entre le gentil et le méchant. Depuis avril 2002, la méthode des « journalistes » français est rodée…
Intéressons-nous plutôt, puisque cela concerne le HVIM, aux enjeux liés à la minorité hongroise de Voïvodine (300.000 personnes), qui avait un candidat lors de ce premier tour, en la personne de István Pásztor.
Pásztor a reçu 2,27% des suffrages, soit 93000 votes. Alors que les listes hongroises aux élections législatives de janvier 2007 ne recueillaient que 70000 suffrages. Cette différence s’explique par plusieurs phénomènes : une participation plus importante, le rassemblement de l’ensemble des partis hongrois autour de la même candidature, et un léger soutien des autres minorités de Voïvodine.
Pásztor s’était en effet présenté comme le candidat des Hongrois mais des minorités de façon plus générale, bien que la plupart des partis des minorités avaient officiellement annoncé leur soutien à d’autres candidatures.

L’objectif de cette candidature était avant tout de faire la promotion de l’autonomie des Hongrois de Voïvodine, qui peuplent majoritairement le nord de cette province. Voici quelques points du programme de Pásztor :
- La résolution pacifique de la question du Kossovo, avec en particulier le respect des droits des non-albanais qui habitent dans la Province en leur accordant l’autonomie ethnique. Il faudrait appliquer l’autonomie ethnique dans toute la Serbie afin d’assurer les droits minoritaires de tout les groups ethniques.
- La suppression du service militaire obligatoire et la création d’une armée professionnelle.
- La réparation des préjudices subis au cours de l’histoire, tels que la privation des propriétés ou les emprisonnements injustes.
- L’intégration européenne de la Serbie
- Une meilleure représentation politique des minorités
- Le respect de la Constitution, qui interdit le changement agressif de la structure ethnique du pays et des différentes régions.
- La promotion de l’autonomie pour les Hongrois de Voïvodine.
- La modification des départements, qui coupent artificiellement les communautés hongroises pour que la représentation des hongrois soit affaiblie.
Il faudrait notamment que les villes de Ada, Csóka, Kishegyes, Magyarkanizsa, Óbecse, Szabadka, Topolya, Törökkanizsa et Zenta soient regroupées en une communauté de communes.
- Une véritable décentralisation avec un élargissement des pouvoirs de la Voïvodine : création d’un pouvoir judiciaire et législatif pour la Voïvodine, et renforcement de l’autonomie financière de la région.
Ce programme semble avoir convaincu les Hongrois de Voïvodine, qui ont majoritairement voté pour leur candidat, alors que les scrutins précédents en Serbie montraient que des parts de plus en plus importantes de Hongrois votaient pour des partis politiques serbes.
En ce qui concerne le report des voix au second tour, Pásztor n’a pas donné de consignes de votes et laisse donc libres ses électeurs de choisir entre Boris Tadić et Tomislav Nikolić.
Il est probable que les minorités ethniques de Voïvodine votent majoritairement pour Tadić, de peur qu’une victoire de Nikolić ne contribue à l’isolement diplomatique de la Serbie (dont les minorités, notamment hongroise croate ou slovaque ne veulent pas), à la guerre ou à une dégradation de la situation déjà précaire des minorités.
Certains voudront y voir là, avec sincérité ou avec malhonnêteté, la main de l’étranger (Soros et compagnie) qui instrumentalise les minorités contre les nationalistes serbes représentés par Nikolić.
Rappelons toutefois à ce sujet ce qu’avait déclaré Vojislav Seselj, président du Parti Radical Serbe, dont Nikolić est le candidat à cette présidentielle : « Aux Slovaques, nous donnerons deux sandwiches, aux Hongrois nous donnerons un sandwich », signifiant que les minorités ethniques avaient vocation à être expulsées (fussent-elles autochtones depuis un millénaire comme les hongrois), et que les Slovaques auraient deux sandwich au lieu d’un car la Slovaquie est plus loin que la Hongrie.
On comprend dès lors l’appréhension des minorités de Serbie vis-à-vis des nationalistes du Parti Radical.
D’ailleurs, le jour du scrutin du premier tour de la présidentielle, des tags anti-slovaques ont été tagués sur les murs d’une municipalité de Voïvodine peuplée de slovaques, avec pour slogan « Ceci n’est que le premier avertissement »

Dans ces conditions, peut-on demander aux minorités d’être masochistes ?
Quelle que soit l’issue de la présidentielle et du dramatique conflit du Kossovo qui semble être un prélude à l’islamisation de l’Europe, il sera nécessaire que soit appliqué aux minorités ethniques de Voïvodine ce que les Serbes veulent légitimement pour leurs propres compatriotes du Kossovo, à savoir le respect des droits et de l’identité des personnes et le respect du patrimoine (architecture, Eglises orthodoxes) par les albanais devenus majoritaires en raison de leur immigration massive vers la province serbe du Kossovo.
Il n’est pas encore trop tard pour réconcilier les peuples européens pour qu’ils soient prêts à se rassembler face aux menaces qui pèsent sur l’existence même de leur civilisation.
01:55 Publié dans En dehors de la Hongrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : serbie, voivodine, politique, nikolic, tadic, kosovo, hvim
08.01.2008
Autonomie pour la Transylvanie?

L'évêque László Tőkés, récemment élu au parlement européen, déclarait il y a quelques jours que les Hongrois d'Erdély (Transylvanie) désirent plus d'autonomie mais pas l'indépendance.
Cette déclaration était une réponse aux propos tenus par Francesco Cossiga, un sénateur italien, qui affirmait que l'indépendance du Kosovo allait avoir un effet domino en Europe, et notamment en Transylvanie.
L'évêque affirme que les Hongrois ne veulent pas l'indépendance mais qu'ils aimeraient que Bucarest reconnaisse enfin que 40% du produit intérieur de la Roumanie provient de Transylvanie et que le niveau de vie dépasse de 10% celui du reste du pays.
Source: Hongrie Info
22:03 Publié dans En dehors de la Hongrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : laszlo tokes, hongrie, roumanie, transylvanie, identité, politique, sicules
02.05.2007
Découverte du jour : Monica Seles est d’origine hongroise !
Certains d’entre vous se souviennent peut-être de Monica Seles, joueuse de tennis particulièrement précoce connue pour avoir été poignardée par un fanatique en 1993 et pour ses cris de lionne à chaque frappe de balle.
Née en 1973 à Novi Sad (Újvidék en hongrois), elle a échangé sa nationalité yougoslave contre la nationalité américaine en 1994.
De son vrai nom Mónika Szeles, elle est en réalité issue d’une famille hongroise faisant partie des hongrois de Voïvodine. Comme quoi, on fait des découvertes étonnantes tous les jours!
18:45 Publié dans En dehors de la Hongrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : monica seles, monika szeles, hongrie, serbie, tennis
Un index pour mieux s'y retrouver
Lorsque la Hongrie a perdu plus de 70% de son territoire par le Diktat de Trianon en 1920, de nombreuses villes et villages annexés se sont retrouvés avec un autre nom.
L'ancien territoire de la Grande Hongrie est ainsi aujourd'hui explosé entre 8 Etats différents : Hongrie actuelle, Roumanie, Ukraine, Slovaquie, Autriche, Slovénie, Croatie, Serbie (ainsi qu'un minuscule et anecdotique morceau en Pologne). Si les "minorités" souvent majoritaires sur certains endroits précis sont importantes en Roumanie, Serbie, Slovaquie et Ukraine, elles sont en revanche quasi-inexistantes en Autriche et en Slovénie (la Croatie constituant un cas particulier puisque la Croatie rattachée à la couronne de Saint-Etienne pendant de nombreux siècles bénéficiait d'un statut largement autonome et ne constitutait pas à proprement parler une partie du territoire hongrois).
Devant l’absence de ce genre de listes sur l’Internet francophone, nous avons jugé utile de réaliser cette brève synthèse.
Vous découvrirez aussi qu’à bien des occasions le changement des noms des villes hongroises annexées n’a été qu’une nationalisation du nom hongrois.
Cette liste ne prétend bien évidemment pas à être exhaustive, mais peut être un outil aussi bien pour ceux qui partent à la découverte de la Grande Hongrie que pour ceux qui recherchent des informations historiques.
En Roumanie
| Nom roumain | Nom hongrois | Nom allemand |
| Alba Iulia | Gyulafehérvár | Karlsburg |
| Arad | Arad | |
| Baia Mare | Nagybánya | Frauenbach |
| Baia Sprie | Felsőbánya | |
| Biştriţa | Beszterce | |
| Carei | Nagykároly | |
| Cluj-Napoca* | Kolozsvár | Klausenburg |
| Dej | Dés | |
| Gherla | Szamosújvár | |
| Gheorgheni | Gyergyószentmiklós | |
| Huedin | Bánffyhunyad | |
| Miercurea-Ciuc | Csíkszereda | |
| Odorheiu Secuiesc | Székelyudvarhely | |
| Oradea | Nagyvárad | Großwardein |
| Reghin | Szászrégen | |
| Salonta | Nagyszalonta | |
| Satu Mare | Szatmárnémeti | |
| Sfântu Gheorghe | Sepsiszentgyörgy | |
| Sibiu | Nagyszeben | Hermannstadt |
| Sighetu Marmaţiei | Máramarossziget | |
| Şimleu Silvaniei | Szilágysomlyó | |
| Târgu Mureş | Marosvásárhely | Neumarkt |
| Târgu Secuiesc | Kézdivásárhely | |
| Timişoara | Temesvár | Temeschburg** |
| Zălau | Zilah |
* : « Napoca » est un ajout de Ceausescu dans les années 70
** : on retrouve également l’orthographe Temeswar, Temeschwar
En Slovaquie
| Nom slovaque | Nom hongrois | Nom allemand |
| Bratislava | Poszony | Preßburg |
| Komárno | Komárom | Komorn |
| Košice | Kassa | Kaschau |
| Levice | Léva | Lewenz |
| Lučenec | Losonc | Lizenz |
| Nové Zámky | Érsekújvár | Neuhäusel |
| Rimavská Sobota | Rimaszombat | Gross-Steffelsdorf |
| Rožňava | Rozsnyó | Rosenau |
| Nom serbe | Nom hongrois | Cyrillique |
| Bela Crkva | Fehértemplom | Бела Црква |
| Kanjiža | Magyarkanizsa | Кањижа |
| Novi Sad | Újvidék | Нови Сад |
| Pančevo | Pancsova | Панчево |
| Senta | Zenta | Сента |
| Sombor | Zombor | Сомбор |
| Subotica | Szabadka | Суботица |
| Vršac | Versec | Вршац |
| Zrenjanin | Nagybecskerek | Зрењанин |
| Beograd* | Nándorfehérvár | Београд |
* : Belgrade ; la capitale de la Serbie n’a pas été perdue en 1920 puisqu’elle faisait déjà partie de la vieille Serbie d’avant-guerre ; toutefois, cette ville était hongroise avant les invasions turques (voir carte de la Hongrie avant 1526)
En
Ukraine

| Nom ukrainien | Nom hongrois | Cyrillique |
| Berehovo | Beregszász | Берегово |
| Mukačeve | Munkács | Мукачевo |
| Užhorod | Ungvár | Ужгород |
| Nom croate | Nom hongrois |
| Rijeka | Fiume* |
| Čakovec | Csáktornya |
* : nom également utilisé en italien
02:10 Publié dans En dehors de la Hongrie, Le Diktat de Trianon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hongrie, roumanie, serbie, slovaquie, ukraine, croatie, transylvanie
31.03.2007
Elections européennes en Roumanie reportées ; référendums pour l'autonomie du Pays des Sicules
Alors que les élections européennes en Roumanie étaient prévues pour le 13 mai, où Tőkés László sera le candidat identitaire des hongrois de Transylvanie, une crise politique et une ordonnance du Premier Ministre suite au « climat politique tendu » a reporté les élections européennes à l’automne (peut-être septembre).
Le pasteur Tőkés avait réussi en mars à franchir la barre des 100.000 parrainages de citoyens pour permettre sa candidature (environ 135.000 au total) notamment grâce à l’aide active du HVIM). Sa candidature a notamment été motivée par le fait que le parti hongrois de Transylvanie RMDSZ (Fédération Démocrate des Hongrois de Roumanie) est davantage occupé à négocier quelques strapontins ministériels qu'à faire avancer le dossier de la région autonome Sicule ou le maintien de l'enseignement secondaire et universitaire en langue hongroise.
Le reste de l’actualité hongroise en Transylvanie est marqué par l’organisation de référendums locaux par le Conseil National des Székely (les Sicules, ethnie magyare vivant en Transylvanie et majoritaire dans une partie de la Transylvanie) demandant la création d’une région autonome des Sicules. Ces référendums sont appuyés par le HVIM dont l’aide et l’organisation a été indispensable pour plusieurs scrutins.
A Kézdivásárhely, les organisateurs ont déclaré que seule l'aide du HVIM, qui a aidé , a permis de dépasser les 50% de participation („Sans la section de Kézdivásárhely du HVIM on n’aurait même pas pu atteindre ce modique résultat, pour cela ces jeunes mértient notre remerciement, ont souligné les organisateurs. Ils remercient encore le travail excellent des volontaires qui se sont engagés à Szászfalu, Szárazpatak et à Torja”).
Les résultats de Kézdivásárhely sont sans appel : environ 99% de voix favorables à l'autonomie. (informations traduites de Kuruc Info).
Le gouvernement roumain ne reconnaît aucune légalité à ces référendums locaux, arguant du caractère unitaire de l’Etat roumain (on croirait entendre les arguments des jacobins de chez nous contre les langues bretonne ou alsacienne). Ce qui n’empêche pas l’Etat roumain de faciliter de façon très large l’accession à la nationalité roumaine et aux visas pour les Moldaves, dont une partie de la population est roumanophone : on peut donc en conclure que si la Roumanie se veut pointilleuse lorsqu’il s’agit de parler de la souveraineté de son territoire (contre les hongrois qu’elle a annexé), elle est en revanche pleine de largesses lorsqu’elle tente d’influer sur la politique intérieur d’un pays dont une partie lui a été retiré en 1945 par annexion soviétique… Deux poids deux mesures.
21:25 Publié dans En dehors de la Hongrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : roumanie, hongrie, 2007, elections, transylvanie, tokes


