19.05.2009

Revue de presse : la récession hongroise s'aggrave

Source : Le petit journal de Budapest

Le FMI va autoriser le gouvernement hongrois à abaisser son objectif de déficit budgétaire à 3,9%, alors qu'il était initialement fixé à 2,9%, et aà augmenter sa prévision de récession du PIB de 5,5% à 6,7%.
C'est une fausse bonne nouvelle

Le FMI est très pessimiste sur les perspectives de reprise en Europe Centrale.
Si les perspectives d'une reprise graduelle ne sont désormais plus attendues en Europe avant le début 2010, le Fonds Monétaire International voit l'avenir encore plus sombre en Europe Centrale. Il estime à 30% les chances de sortie de crise avant la fin 2010. Et la Hongrie sera la dernière à bénéficier de la reprise.

Les économies émergentes européennes, catégorie où est classée la Hongrie, connaissaient la croissance la plus elevée avant la crise, si l'on excepte les croissances asiatiques .
Ce sont elles qui ont toutefois été les plus affectées par la crise. La croissance du PIB réel par tête se situait à plus de 6% entre 2004 et 2007, soit près du double de la croissance nord-américaine. Elle a chuté à 2% en 2008, soit en-dessous de la croissance américaine, et deviendra négative sur 2009, selon les prévisions du FMI, avec celle des économies d'Amérique Latine. Ces économies européennes émergentes, qui font face au gel du crédit, vont subir une période de pression financière plus longue que les autres régions.

La reprise pour 2013?
Malgré tout, les prévisionnistes s'attendent à une reprise solide à partir de 2013, si l'on considère que la période aura permis d'entreprendre les réformes structurelles nécessaires qui renforceront les perspectives de croissance à long terme dans la région. Cependant, les économies dont les fondamentaux et les cadres politiques sont les moins solides feront face à des difficultés plus pressantes pour sortir de la crise.
Et c'est le cas, selon le FMI, de la Hongrie.
Par exemple, toujours selon les travaux du FMI, les pays qui avaient les niveaux de dette extérieure les plus élevés connaîtront les sorties de crise les plus lentes. Et c'est le cas de la Hongrie.
D'autre part, et c'est un grand cheval de bataille de Dominique Strauss-Khan, le président du FMI, les pays qui mettront en place des réponses politiques fortes face à la crise en sortiront plus rapidement.
Encore faut-il faire face d'une part, aux limites imposéees par cette même crise pour pouvoir concrétiser les options envisagées, et d'autre part à l'opportunisme clanique permanent en politique, même en temps de crise.  Et c'est aussi le cas de la Hongrie.

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